Les formations et les métiers en Bretagne
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EMR. Des formations pour tous les goûts

Les énergies marines renouvelables sont un secteur d’activité tout neuf qui se construit pas à pas. Si, pour l’heure, il ne crée que peu de formations, il offre en revanche de nouvelles perspectives pour les titulaires de diplômes existants, en mécanique, électrotechnique, droit ou logistique...

Les EMR ne créent pas - ou peu - jusqu'à présent le besoin de nouvelles formations mais elles offrent en revanche de nouveaux débouchés à des diplômes existants...
 

"Le mastère m’a apporté des connaissances approfondies sur un secteur particulier, les énergies marines renouvelables. J’y ai en plus gagné un réseau de contacts dans ce domaine, grâce aux nombreux professionnels qui interviennent dans la formation. » Jean-Christophe fait partie de la première promotion issue du mastère spécialisé Energies marines renouvelables (voir l’article « Bac+5. Un mastère pour mieux s’insérer dans les EMR ») proposé à Brest par l’ENSTA Bretagne, en partenariat avec Télécom Bretagne, l’Ecole Navale, associées à Ifremer et à l’Université de Bretagne occidentale. Le cursus dure un an et s’adresse aux titulaires d’un master ou d’un diplôme d’ingénieur.

Ce mastère est l’une des rares formations bretonnes franchement spécialisée EMR. L’Ecole Navale, autre grande école brestoise, offre une spécialité environnement naval dans un master recherche, qui autorise certains débouchés dans les EMR. Et quelques licences professionnelles permettent aussi une insertion plus ou moins directe dans le secteur : Maintenance des systèmes pluritechniques, Systèmes d’électronique marine embarqués ou Gestionnaire énergies par exemple.

 

 

Horizons nouveaux pour formations existantes

Les énergies marines renouvelables sont un secteur d’activité tout neuf dans lequel tout, ou presque, est à construire. Comme pour les métiers, il ne crée pas – ou peu – jusqu’à présent le besoin de nouvelles formations. En revanche, les EMR offrent des horizons nouveaux à de nombreux diplômes existants. Que ce soit en études et développement, en fabrication, en installation, en exploitation ou en maintenance, des places sont à prendre pour les sortants et les sortantes de formations en mécanique, électrotechnique, matériaux, génie civil, maintenance ou automatismes. Sans oublier les titulaires d’une qualification dans les domaines de la logistique, du droit, de la communication ou des assurances...
Si la majeure partie des emplois semble exiger une formation de niveau bac+2 minimum, des débouchés existent pour les titulaires de CAP ou de bac pro, dans la construction, la manutention et l’assemblage des différents éléments des éoliennes et autres hydroliennes, dans le transport aussi et l’installation sur site.
 

travaux sous-marins pour l'installation d'une hydrolienneDes formations à venir ?
A court terme, davantage que des formations nouvelles, ce sont des spécialisations ou des compléments de formations existantes qui devraient émerger dans certains établissements scolaires ou de formation continue : en environnement maritime, travaux sous-marins, sécurité maritime, manutention de gros volumes, travail en hauteur... On évoque aussi la création de formations de plongeur/scaphandrier pour la construction des supports d’éoliennes par exemple ou la maintenance des hydroliennes. Le Pôle Mer vient d'ailleurs de labelliser une formation proposée dans le cadre de la formation continue au Centre d'Activités Plongée (CAP) de Trébeurden dans les Côtes d'Armor, et validée par le titre professionnel de Scaphandrier travaux publics. Le même titre professionnel est aussi proposé côté sud par l'AFPA à Auray (56), toujours en formation continue, sur une durée de 7 mois environ (980h de formation).

 

Ca bouge à Saint-Malo...
C'est nouveau, l'IUT de Saint-Malo introduit un peu d'EMR dès cette année dans son DUT
Génie industriel et maintenance. Les étudiants de 2e année peuvent choisir un parcours EMR
et suivre un module de formation de 30h. Au programme : les différentes technologies de récupération des énergies marines, les perspectives, les réglementations, les spécificités du travail en mer, la corrosion... L'an prochain, l'IUT proposera en plus un deuxième module de 30h, plus technologique, basé sur des projets et des demandes d'entreprises. Infos : https://iut-stmalo.univ-rennes1.fr/


... Et aussi à Brest !
Le premier « Campus des métiers et des qualifications » breton vient d’être labellisé début 2015. Il associe en un réseau des entreprises, des établissements de formation et des laboratoires de recherche qui souhaitent développer des formations axées sur les industries de la mer...


 

Apprécier la nouveauté, être un peu "rêveur"...

Certains intérêts et traits de personnalités spécifiques sont cependant impératifs pour s’épanouir dans les EMR : il faut apprécier la nouveauté et ne pas redouter l’inconnu, avoir de l’imagination, voire être un peu « rêveur » pour inventer des solutions nouvelles, comme on le soulignait chez DCNS, avoir une ouverture d’esprit certaine, beaucoup d’autonomie et être réactif devant les difficultés ! C’est à ces conditions qu’on peut espérer faire son trou dans ce secteur en pleine ébullition.

 

 

 


S'informer sur les formations...
. Sur www.nadoz.org, rubrique Formations, on peut rechercher un diplôme par niveau ou par secteur d’activité et trouver le contenu des enseignements, les débouchés, les poursuites d’études et les lieux de formation.
. Sur nadoz.org, des vidéos tournées en Bretagne permettent de se faire une idée plus précise du diplôme à travers les témoignages de jeunes en formation.
. D’autres animations en ligne sur le site http://lebonplan.nadoz.org mettent en scène métiers et formationsdans des secteurs proches des EMR :
Les métiers du port / La maintenance / Les énergies renouvelables.  


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le 20/02/2015