Les formations et les métiers en Bretagne
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Le cheval en bref. Coup d’oeil sur le secteur

La filière équine représente un vivier d’emploi modeste mais en croissance régulière depuis quinze ans. C’est un secteur dynamique, ouvert aux jeunes, marqué par un fort turn-over dans l’emploi, une féminisation croissante, des conditions de travail contraignantes.

2 millions de cavaliers…

On estime que plus de deux millions de personnes montent un équidé plus ou moins régulièrement, de la balade accompagnée le week-end ou pendant les vacances jusqu’aux compétitions internationales de très haut niveau, en passant par l’apprentissage de l’équitation dans un centre équestre.


3 filières...

La filière équine se compose en fait de trois sous-filières, aux caractéristiques distinctes : les courses (trot, galop et obstacle) ; le sport, les loisirs et le travail ; la filière viande.
Chaque année en France, autour de 30 000 chevaux participent à 18 000 courses réparties dans 250 hippodromes. La filière courses génère à elle seule, grâce aux paris en augmentation constante, un chiffre d’affaires de plus de 9 milliards d’euros sur les quelques 12 milliards de l’ensemble de la filière équine. Basse-Normandie et Pays de la Loire sont les deux régions phares en matière d’élevage et d’entraînement.
A côté du sport et des loisirs (voir ci-après « 700 000 licenciés »), l’utilisation d’équidés pour le travail dans certaines activités agricoles ou dépendant de collectivités territoriales se développe doucement : pour l’entretien des espaces

En Bretagne...

 

 

. 3000 élevages / 1300 emplois salariés
. 408 centres équestres / 780 emplois
. 145 entraîneurs / 306 emplois
. 93 maréchaux-ferrants / 125 emplois
. 83 cavaliers professionnels / 105 emplois
. 188 cabinets vétérinaires (1 sur 5 est soit uniquement soit majoritairement équin)
. 111 entreprises dans les activités de fabrication et distribution d’aliments, d’équipements ou de sellerie


 

verts, le débardage du bois dans des zones sensibles ou difficiles d’accès, le ramassage des déchets ou le transport dans les communes.
Les chevaux de trait sont élevés pour le travail mais surtout pour la viande. L’essentiel de la production est exportée, vers l’Italie en particulier. Les principales régions d’élevage : le Nord, la Normandie et la Bretagne.


 

700 000 licenciés...

L'équitation est le 3e sport au niveau national par le nombre de licenciés, après le football et le tennis. 700 000 personnes ont pris une licence de pratiquant auprès de la FFE (Fédération française d’équitation), plus de 38 000 en Bretagne. Ce chiffre est en croissance régulière et a augmenté de 50 % en dix ans. Les femmes représentent plus de 80 % des licenciés.
Trois régions françaises (Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur) abritent près du quart des 8000 centres équestres de l’hexagone et génèrent à elles seules 5000 postes salariés, soit 30 % environ de l’emploi salarié du secteur.
130 000 cavalières et cavaliers ont une licence de compétition et s’engagent régulièrement dans l’une des nombreuses disciplines équestres : concours complet, saut d’obstacles, dressage, endurance, trec, hunter, etc. A noter que l’équitation est l’un des rares sports qui réunit hommes et femmes dans les mêmes épreuves.

 

 

100 métiers...

De palefrenier à vétérinaire équin, en passant par maréchal-ferrant, on estime à plus de 100 le nombre de métiers exercés dans la filière équine. Mais, à eux seuls, une dizaine d’entre eux représentent 85 % des emplois du secteur. Sur le podium : palefrenier soigneur (11400 emplois, presque le quart des 46250 emplois directs), moniteur d’équitation (7600, 16,5 % des emplois) et cavalier d’entraînement (5700, 12,4% des emplois). Viennent ensuite éleveur, cavalier-soigneur, maréchal-ferrant, entraîneur, agent d’entretien, vétérinaire équin, groom… Dans le secteur, de nombreux professionnels cumulent plusieurs métiers : enseignant et cavalier professionnel par exemple, ou éleveur et entraîneur…

 

 

46 000 emplois directs...

L'ensemble du secteur génère au niveau national près de 77 000 emplois (équivalent temps plein), dont plus de 46 000 emplois directs en contact avec les équidés, et près de 17 000 emplois dans les seuls centres équestres. Le quart Nord-Ouest de la France concentre plus de la moitié des emplois.
C’est un vivier d’emplois modeste mais qui connaît une croissance continue depuis quinze ans, plus forte que celle de l’emploi en général (2,3 % par an contre 0,6 % pour l’emploi total les cinq dernières années). En Bretagne, autour de 7400 personnes, dirigeants et salariés, travaillent dans un élevage, un centre équestre, chez un entraîneur ou un cavalier professionnel. Ce qui représente environ 2500 emplois en équivalent temps plein (ETP).

... Et 30 000 emplois indirects

Les activités hippiques génèrent aussi environ 30 000 emplois indirects (ETP), à 70 % dans le secteur des courses, enregistrement des paris hippiques (PMU, hippodromes…) et organismes divers de ce secteur. Les emplois restants concernent la sellerie, l’alimentation, la fabrication et la distribution d’équipements et de matériels spécialisés, la presse spécialisée, l’administration et les établissements publics (IFCE, Garde républicaine…), les organismes de formation et de recherche…

 

 

Précarité, féminisation...

44 % seulement des salariés de la filière équine étaient employés en 2009 en CDI (contrat à durée indéterminée). 32 % étaient en CDD (contrat à durée déterminée), 11 % en contrat saisonnier et 13 % en contrat d’apprentissage. La proportion de CDI est nettement plus forte pour les hommes que pour les femmes. Elle est plus élevée dans le secteur des courses (65 % de CDI pour les hommes, 49 % pour les femmes) que dans les centres équestres (43,5 % de CDI pour les hommes, 33,3 % pour les femmes).
La proportion de femmes dans la filière équine s’élève régulièrement : de 38 % il y a dix ans, elle est passée à près de 50 % et continue à croître. Elle est plus élevée dans certains secteurs comme l’enseignement que dans d’autres, la maréchalerie par exemple.
Les femmes sont beaucoup moins payées que les hommes : leur salaire moyen est inférieur de 250 euros bruts à celui des hommes. Dans les centres équestres, le salaire brut mensuel moyen des hommes était de 1543 €, contre 1456 € pour les femmes ; il s’élevait à 1969 € pour les hommes dans le secteur des courses contre 1468 € pour les femmes (Données Equi-ressources 2011).

 

 

Une forte mobilité...

Les salariés du secteur sont jeunes, un salarié sur trois a moins de 22 ans. Leur moyenne d’âge est inférieure de 9 ans à la moyenne nationale tous secteurs confondus. Les moins de 26 ans représentent près de la moitié (47 %) des salariés travaillant dans le monde du cheval ; les plus de 35 ans seulement 28 %.
Précarité de l’emploi, conditions de travail contraignantes et salaires peu motivants expliquent un fort turn-over, particulièrement marqué dans les centres équestres (en moyenne, le tiers des salariés y est renouvelé chaque année). Certains changent d’employeur, d’autres s’orientent vers une autre activité, la vente d’équipements par exemple, ou quittent le secteur. Les qualités développées pour le cheval, travail, rigueur, patience, écoute, etc., sont aussi appréciées dans d’autres domaines.

... Et des métiers qui recrutent

Conséquence de cette mobilité, ces métiers recrutent régulièrement des jeunes. 25 % des offres d’emploi concernent le métier de palefrenier soigneur, 17 % celui de moniteur, et 14 % celui de cavalier d’entraînement (dans le secteur des courses).
Trois métiers, moniteur, cavalier d’entraînement et maréchal-ferrant, sont en tension : le nombre de candidatures y est insuffisamment élevé pour satisfaire toutes les offres d’emploi. Les emplois de groom et de cavalier professionnel sont eux aussi difficilement pourvus, mais faute de trouver des candidats possédant les compétences suffisantes (absence de permis poids lourds pour les premiers, niveau équestre ou résultats en compétition insuffisants pour les seconds).
 



 

 

 

 

 

 

 

Publié le 08/05/2014