Les formations et les métiers en Bretagne
Ignorer les liens de navigation Fiche Article
Ajouter la page à mon espace perso
Add This
Doc

Ostéopathie animale. Du savoir dans les doigts

L’Ecole d’ostéopathie animale forme en quatre ans des professionnels très autonomes, capables de remettre sur pieds chevaux, chiens et bovins. Méconnus, ces itinérants doivent sans cesse prouver leurs compétences pour se construire à la main une clientèle…

Observer, analyser, avant de manipuler...
 

"L'ostéopathe animalier procède un peu comme dans une enquête policière, il essaie de trouver les causes d’un dysfonctionnement. La majeure partie de la consultation consiste en un travail d’observation et d’analyse, travail qui débouche ensuite sur un traitement." François Lécuyer dirige l’Ecole d’ostéopathie animale implantée à Rennes. "La grosse différence avec l’ostéopathie humaine réside dans le fait que l’animal ne parle pas. Nous enseignons donc aux étudiants des méthodes d’observation. On leur apprend à considérer le cheval dans son environnement. L’approche est globale, ce ne sont pas seulement des techniques de manipulation qu’on acquiert dans la formation."

Veaux, vaches, chevaux...
Et aussi les chiens... L’école d’ostéopathie de Rennes forme des ostéopathes animaliers qui ne sont pas spécialisés dans une seule espèce. Les diplômés peuvent s’occuper de chevaux, mais aussi de bovins, « la demande commence à se développer
dans l’Ouest », et de chiens. Le directeur de l’école a d’ailleurs lui-même
un cabinet d’ostéopathie canine. « La pratique n’est encore
pas très connue, je travaille pour des propriétaires
qui pratiquent les concours d’agility,
et aussi pour la police et
des organismes de sécurité. »


Théorie et stages cliniques

 

"Le cursus actuel en quatre ans s’adresse en priorité  à des candidats de niveau bac + 2, issus de formations diverses, pas obligatoirement scientifiques. Nous avons cependant quelques étudiants particulièrement motivés titulaires du seul bac. Le recrutement a changé depuis l’ouverture de l’école, il y a une dizaine d’années. Davantage de jeunes aujourd’hui, plus de professionnels les années précédentes, cavaliers, maréchaux-ferrants…"
En 2014, l’école envisage de proposer aux bacheliers un cursus en cinq années à temps plein, en conservant la formation en alternance pour les professionnels.
Le cursus actuel est découpé en deux cycles de deux ans chacun, soit un total de 3664 heures de formation. Le premier cycle comprend des enseignements théoriques en sciences fondamentales, biologie animale et approche du vivant (mobiliser un cheval, un bovin, un chien ; repères palpatoires ; approche tissulaire et dynamique…), ainsi que des stages professionnels réalisés dans une structure animalière, écurie, haras, élevage, centre équestre, etc. "Les étudiants sont présents dans les locaux de l’école huit jours par mois. Le reste du temps, ils sont en stage clinique chez des ostéopathes diplômés de l’école, ou conduisent des travaux personnels."



Ostéopathe et dentiste équins, une reconnaissance limitée...
Si la loi reconnaît l’existence et la pratique des dentistes et ostéopathes équins,
elle ne dit rien sur leur formation. Les décrets d'application qui définissent les compétences exigées ainsi que le contenu et la durée de formation nécessaires pour exercer ne sont pas encore publiés. Ce qui entretient un flou préjudiciable à la fois à ces professionnels, à leurs clients potentiels, et aux jeunes intéressés par ces métier
s.

Les formations et les pratiques sont diverses et de qualité inégale. Les cursus existants peuvent être remis en cause quand les décrets d'application de la loi seront publiés, avec le risque pour les personnes formées de se retrouver dans l'illégalité. Difficile dans ces conditions de conseiller une école, ou un professionnel, quand les informations reposent pour l’essentiel sur le bouche-à-oreille. Il faut s'informer bien à fond sur le contenu des formations proposées, les enseignants, le devenir des diplômés... Et savoir qu'on peut aussi commencer par préparer un diplôme de vétérinaire, puis acquérir ensuite un complément de formation en ostéopathie animale.


 

Se faire (re)connaître dans les écuries et les centres équestres

 

Sur la cinquantaine de candidats admis en formation, la moitié environ passe en 2e année, cinq ou six redoublent la 1e année. Sept diplômés sont sortis en 2013 sur le marché du travail. "Les études demandent l’apprentissage de pas mal de théorie ; elles exigent aussi une vraie capacité à se prendre en charge. Nous formons des praticiens très autonomes." Les jeunes ostéopathes vont devoir construire leur clientèle. "L’investissement de base est relativement peu important et tient dans le coffre d’une voiture : pour l’essentiel, un tablier et des chaussures de sécurité… Les stages permettent de se créer un réseau. Il faut ensuite démarcher les clients potentiels, se montrer et se faire connaître lors d’événements hippiques, salons, concours..." L’ostéopathe équin est un itinérant. Les déplacements sont son quotidien, entre écuries de propriétaires, centres équestres ou écuries de courses.


Des stages pour découvrir le métier et la formation...
L’école d’ostéopathie animale propose des stages de découverte aux personnes intéressées par la formation.
Ces stages payants (250 euros), organisés sur deux journées, permettent de découvrir le métier et les enseignements à l’école et dans des ateliers pratiques chez un de ses partenaires, haras, centre équestre…
Le coût du stage est déduit de la formation si le candidat s’inscrit.

 

S'inscrire...
On peut s’inscrire à l’école d’ostéopathie de septembre à juillet.
La sélection s’effectue sur dossier et entretien éventuel.
Les 100 euros de frais de dossier sont remboursés en cas d’inscription
définitive. Le coût des études s’élève à 6500 euros par an.
Infos : www.ecole-osteopathie-animale.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le 06/03/2014