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Equitation. Un bac pro pour faire carrière

Le nouveau bac pro Conduite et gestion de l’entreprise hippique prépare à des emplois qualifiés dans le secteur des courses hippiques, trot ou galop, et des activités de loisirs et de compétition.

 
Justine, Antoine, Marion et Typhaine : passion cheval...
 

« On est tous arrivé ici par passion pour le cheval... » Typhaine, Marion, Antoine et Justine sont élèves du lycée Kernilien à Guingamp (22). Tous les quatre ont le même objectif : obtenir le bac professionnel Conduite et gestion de l’entreprise hippique (CGEH). Ce tout nouveau bac pro est en train de se mettre en place : la seconde a ouvert l’an dernier, la première ouvrira à la rentrée 2012. Il ne forme pas des éleveurs, mais prépare à des responsabilités dans les centres équestres, les écuries de propriétaires ou de compétition.

 

A cheval et à pied

 

Typhaine et Justine ont dans l’idée de devenir cavalières professionnelles. Justine fait d’ailleurs partie du groupe compétition du lycée et participe régulièrement à des concours. « Je pratique l’équitation depuis toute petite. Après la troisième, j'ai essayé une seconde générale et technologique, mais l’enseignement général ne me convenait plus. J'ai préféré me réorienter en seconde professionnelle. Ici, la formation me plaît énormément. » Il faut dire qu'à Guingamp, le cheval est très présent. Outre les cours de zootechnie-hippologie, les élèves apprennent à gérer une cavalerie : alimentation, santé, reproduction, entretien d’une prairie... Et aussi à choisir, utiliser et entretenir bâtiments et équipements. « On monte deux fois deux heures par semaine », souligne Antoine. Mais la pratique de l'équitation n’occupe qu’une partie de l’emploi du temps. « Il y a de la théorie, du travail à pied, pour le débourrage des poulains par exemple, explique Hélène Duteil, enseignante d’équitation et d’hippologie et aussi prof principale de seconde. Le lycée achète de jeunes chevaux que les élèves doivent éduquer. »

 

Entraînement, concours, relations clients

 

Les 16 semaines (minimum) de stage permettent de se frotter à la diversité des situations que les futurs bacheliers vont rencontrer dans leur vie professionnelle. En seconde, Marion a déjà passé deux semaines dans un centre équestre, et va y retourner pour quatre autres semaines en juin. « Ce centre organise des séjours et des randonnées touristiques, c’est assez diversifié. »
Dans une écurie de compétition (voir l'article Equitation. Groom, l'ombre des cavaliers ), le bachelier pourra prendre la responsabilité des soins quotidiens aux chevaux, participer à leur entraînement, organiser les déplacements sur les concours, pendant lesquels il accompagne et assiste le cavalier professionnel... Après quelques années d’expérience, le diplômé pourra devenir chef d’entreprise. Dans une écurie de propriétaires, il prendra en charge de jeunes chevaux, définira et supervisera le programme de préparation. Il apportera ses compétences techniques dans la vente et l’achat des chevaux, saura accueillir, informer et conseiller les propriétaires ou les clients. Il pourra aussi choisir les activités de l’entreprise en fonction de leur rentabilité, planifier des investissements, encadrer une équipe...

 

Le cheval comme moteur

 

Bac pro en poche, Justine souhaite continuer ses études, « peut-être en BTSA ou dans un certificat de spécialisation valorisation des jeunes équidés, pour compléter ma formation. » Typhaine et Antoine envisagent plutôt de débuter dans un centre équestre, « en préparant un BPJEPS* pour devenir moniteur. » Des métiers variés, en France et à l'étranger, dans des structures diverses, avec un seul moteur, le cheval…

 

* BPJEPS : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport

 

Une vraie vocation...


Pour être admis, puis réussir, dans la préparation du bac pro CGEH, aimer le cheval ne suffit pas. Il faut posséder le galop 5, une bonne approche des chevaux et une motivation à toute épreuve… Le lycée Kernilien organise des tests à cheval, suivis d'un entretien.
Attention, il s'agit d'une formation professionnelle. Le cheval n'est plus un loisir que l'on pratique par plaisir. Les bacheliers vont exercer des métiers difficiles et exigeants. Les horaires sont lourds ; grooms, entraîneurs ou moniteurs travaillent le week-end, dehors et par - presque - tous les temps. Et les salaires ne sont pas toujours très motivants. Mais on côtoie les chevaux quotidiennement…
Plus d'infos sur le site du lycée Kernilien : www.kernilien.fr


 

A Guingamp,
le cheval est très présent...

Le lycée Kernilien gère un centre équestre ouvert à tous, un bon terrain d'expérience pour les élèves du bac pro CGEH. Ceux-ci participent à l'organisation de plusieurs concours chaque année, hunter, dressage et saut d'obstacle.
Pendant l’été, des élèves de seconde vont participer à l'Euro Poney en Belgique. Et un groupe compétition permet à une dizaine d'élèves de participer très régulièrement à des concours, en ayant un enseignement renforcé en équitation.
La restructuration totale du centre équestre constitue le grand projet du lycée. Elle comprendra, entre autres, la construction d'un grand manège, d'un club house, d'écuries plus spacieuses et rationnelles.

 

 

Concours complet, concours de saut d'obstacles
se pratiquent à différents niveaux, club, amateur, pro...
(cliquez sur l'image)

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Mon activité se divise en deux parties : le travail aux écuries et le travail pendant les concours.»

Bénédicte exerce la profession de groom. C’est en partie grâce à elle que cavalier et monture brillent dans les concours hippiques. Un travail quotidien et une implication totale, dans l’ombre, pour l’amour des chevaux... > Lire l'article

 

 

 

 
 

Le cheval, un secteur économique à part entière…

950 000 chevaux, 250 hippodromes, plus de 8000 établissements équestres, plus de 700 000 licenciés à la FFE (Fédération française d'équitation) en 2012… La filière équine génère près de 77 000 emplois. Plus de 46 000 emplois directs auprès des équidés : enseignant, palefrenier soigneur, maréchal-ferrant, entraîneur, vétérinaire… Et environ 30 000 emplois indirects : enregistrement de paris hippiques, fournisseur d'équipement, d'aliment, formation et recherche, etc. Ces emplois croissent régulièrement depuis dix ans, même si moins d'un contrat sur quatre est en CDI. Plus d’infos sur http://lebonplan.nadoz.org
 

Publié le 26/03/2012