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La justice. Des chiffres et des êtres...

La justice, comme l’erreur, est humaine. Magistrats, avocats, conseillers d’insertion et de probation, personnels pénitentiaires, etc., tous travaillent « au coeur de l’humain ». Ils et elles appliquent les règles du droit, mais avec humanité...

"C'est un beau métier" témoigne l'avocate ; "un travail passionnant" pour la conseillère d'insertion et de probation ; "de lourdes responsabilités" pour le substitut ; "beaucoup d'écoute, et des nerfs solides" pour le juge des enfants ; "on est au coeur de l'humain" énonce le juge de l'application des peines ; "je considère les personnes en détention pour ce qu'elles sont, confie la surveillante, sans les juger"...

Travailler dans la justice nécessite beaucoup d'humanité. A travers la société, ce sont des individus que l'on protège ou que l'on juge. "Chaque cas est une rencontre." On vote et on fait évoluer des lois avec l'objectif de permettre aux citoyens de vivre ensemble au quotidien, dans le respect de chacun. "La liberté des uns..." La justice sanctionne les comportements interdits ; elle arbitre les conflits. Elle punit le coupable mais se penche aussi sur sa réinsertion. "La sanction oblige à réfléchir et fait évoluer les gens" souligne le juge de l'application des peines. La prison est une possibilité parmi d'autres, quand la mise à l'écart de la société s'avère nécessaire. Mais, par des programmes adaptés, on s'emploie alors à éviter la récidive.
Les professionnels rencontrés dans ce dossier écoutent, observent, appliquent la loi, accompagnent, sans compassion mais avec respect... Ils participent, chacun à sa façon, à rendre la justice humaine.

Civil ou Pénal ?
La justice civile tranche les conflits entre les personnes ou les sociétés : divorce, succession, immobilier... La justice pénale s'occupe des infractions, des crimes et des délits : vol, agression...


Des chiffres. 52 000 avocats, 8 300 magistrats...

En 2010, la justice emploie :
- 8 300 magistrats
  dont 2 150 "parquetiers" (procureurs et substituts) et 5800 juges du siège
- 6 395 greffiers des services judiciaires
  plus 1 637 greffiers en chef
Et elle fait travailler des auxiliaires de justice :
- 51 758 avocats (leur nombre augmente sans cesse ; ils étaient 44 054 en 2004)
- 9 009 notaires (effectif en hausse aussi ; ils étaient 8 143 en 2004)
- 3 257 huissiers de justice (effectif stable)
- 230 greffiers de tribunal de commerce (effectif stable)

Siège ou Parquet ?
Les magistrats se divisent en deux catégories :
- le procureur reçoit plaintes et procès-verbaux, décide des suites à donner, coordonne l'enquête et requiert éventuellement une peine au nom de la société, c'est le parquet ;
- le juge rend une décision de justice en appliquant les règles de droit, c'est le siège.
Siège ou parquet, les magistrats sont des fonctionnaires, formés dans la même école, l'Ecole nationale de la magistrature.

 

Des chiffres. L'administration pénitentiaire...

- 191 établissements pénitentiaires
- 54 988 places au 1er janvier 2010
- 60 978 détenus au 1er janvier 2010
- 84 354 entrants en prison en 2009
- 84 433 sortans de prison en 2009
- 168 671 personnes prises en charge en milieu ouvert

Auxiliaires de justice
Ce sont des professionnels du droit qui ne sont pas fonctionnaires mais qui participent à la mission de service public de la justice : avocats, huissiers, notaires, greffiers de tribunaux de commerce, experts judiciaires...


 

Derrière les chiffres. La justice en actes...

En 2009, sur les quelques 5 millions de procès verbaux reçus par les parquets (donc autant d’affaires à examiner pour décider de la suite à donner), procureurs et substituts ont traité environ 1,3 millions d’affaires susceptibles d’entraîner des poursuites pénales. Les crimes ne représentent « que » 0,3% des PV (16 700 affaires). Un peu plus de 180 000 affaires impliquaient des mineurs, soit moins de 5% des affaires examinées.
45% des 1,3 millions d’affaires « poursuivables » ont effectivement entraîné des poursuites (674 000 affaires environ). Dans 37,5% des affaires « poursuivables », le parquet a ordonné une alternative aux poursuites. Dans ce cas, la personne n’est pas renvoyée devant un tribunal à condition qu’elle répare le préjudice causé, ou qu’elle se soumette à des soins, ou à un stage de sensibilisation à la sécurité dans le cas d’infraction routière... Un rappel à l’ordre suffit parfois pour un écart de conduite ponctuel, sans réelle gravité.
Le taux de récidive est de 4,5% pour les crimes (2,5% pour les homicides et les crimes sexuels / 12,7% pour les vols criminels) et de 9,2% pour les délits (4,3% pour les délits sexuels / 7,9% pour les violences volontaires / 13,8% pour les vols / 14,6% pour les conduites en état alcoolique).

Sources : « Chiffres clés de la justice 2010 » et « Annuaire statistique de la justice – édition 2009-2010 » - à consulter sur www.justice.gouv.fr




   

Article publié le 4.02.2011