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Formation. Le droit s'apprend à l'université...

Choisir des études de droit, c’est emprunter un parcours difficile qui exige travail et réflexion. C'est aussi acquérir des compétences et des savoir-faire utiles au quotidien dans de nombreux secteurs...

"Attention, la marche est haute ! » prévient Maryline Boizard, vice-doyen en charge de l'orientation et de l'insertion professionnelle à l’université Rennes 1. Les études de droit sont des études exigeantes, comme les métiers auxquelles elles mènent. « Il faut être prêt à travailler 70 h par semaine, cours compris, dès la 1ère année, confirme Clément, étudiant en master 2 (M2)*. La difficulté c’est que les étudiants découvrent le droit à leur arrivée à l’université. Cette matière ne figure pas au programme des bacs généraux. Avec, en plus, la nouveauté du système universitaire et l’apprentissage de l’autonomie. »

Pas de "par coeur"

Les élèves de terminale ont des a priori sur la matière. « Non, il ne faut pas apprendre par cœur ! affirme Clément. L’important c’est d’être capable de savoir où trouver l’information. Par contre, il faut un esprit d’analyse et de synthèse. » Rigueur et méthode sont nécessaires. Sur le site de l’université, un quiz permet de vérifier si l’on a les prérequis pour réussir. « La culture générale est primordiale, explique Mme Boizard. Le futur étudiant doit s’intéresser à ce qui se passe dans la société. »
 

Faire preuve de curiosité

"Il faut lire énormément, renchérit  Céline, étudiante en master 2. Toutes sortes de livres. L’étudiant doit faire preuve de curiosité. Devant un texte, un documentaire, il faut toujours s’interroger, ne pas rester sur des à-peu-près. Le juriste considère que rien n’est évident. Et on a besoin de qualités littéraires, il faut savoir écrire. » La spécialisation est progressive, par le choix des options. « En général, les gens entrent en droit pour défendre la veuve et l’orphelin ! Puis ils découvrent la variété des matières et des professions possibles, constate Maryline Boizard. Des conférences professionnelles les aident aussi à choisir. »

Le droit ouvre des portes

Une grande partie des étudiants s’oriente vers la profession d’avocat, une autre part importante vers celle de juriste d’entreprise. Beaucoup se présentent à des concours administratifs. « Le droit ouvre de nombreuses portes, précise Clément. On a une image de sérieux. On ressort de ces études avec des méthodes de travail, une capacité à raisonner, un outil pour appréhender la société. Le droit sert tous les jours dans tous les domaines, dans la vie quotidienne, et même dans des secteurs techniques ou spécialisés comme la construction, le médical, etc. »


La capacité en droit
Des études sans le bac

« La capacité en droit a changé ma vie ! » Céline, actuellement en Master 2 (M2)* de Droit pénal, avait arrêté ses études après un BEP de l’hôtellerie et vivait de petits boulots. La capacité en droit lui a permis d’entrer sans le bac en licence de droit à l’université, puis dans ce M2 très sélectif. Pour les non-bacheliers, elle ouvre aussi la porte de l’IEP (Institut d’études politiques), du DUT Carrières juridiques, celle des études notariales, des études universitaires de sciences humaines par dispense de certaines épreuves du DAEU (diplôme d’accès aux études universitaires), et d’autres DUT ou BTS.

A l'école du droit
Le droit s'apprend surtout en licence (pour commencer) à l'université. Mais pas que... Certains parcours de formation passent par un Institut d'études politiques (IEP). Et certains BTS et DUT qualifient des assistants juridiques : le DUT Carrières juridiques, le BTS Notariat.



L’Institut d’études judiciaires (IEJ)
Préparer des concours et des examens professionnels

L’Institut d’études judiciaires de Rennes offre la préparation de concours et d’examens professionnels en même temps que celle de trois masters2 (M2)* mention Droit privé, spécialité Carrières judiciaires. Il s’agit des M2 «parcours Centre de formation professionnelle», «parcours Magistrature»  et «parcours Contentieux judiciaires». Les étudiants peuvent  valider leur M2 même s’ils ne réussissent pas le concours ou l’examen.
Le M2 «parcours Centre de formation professionnelle» prépare à l’examen d’entrée au Centre régional de formation professionnelle des avocats (l’accès est possible avec un master1). On peut aussi passer les concours de la magistrature ou des concours administratifs comme celui d’officier de gendarmerie, de commissaire aux armées, de commissaire ou de lieutenant de police.
Dans le M2 «parcours Magistrature», les étudiants s‘entraînent de façon intensive aux épreuves du concours d’entrée de l’Ecole nationale de la magistrature (ENM). L’entrée dans ce M2 est très sélective. Une vingtaine de dossiers sont retenus sur pratiquement 200 candidatures.
Le M2 «parcours Contentieux judiciaire» vise à rendre immédiatement opérationnels les étudiants dans les cabinets d’avocats, les études d’huissiers et les services contentieux des entreprises publiques et privées. Ils peuvent aussi se présenter à l’examen d’entrée au Centre régional de formation professionnelle des avocats.


*2ème année de master, qui se prépare après un master 1, lui-même préparé après une troisième année de licence. La sélection a lieu à l’entrée en M2.


   

Article publié le 1.02.2011