"Il faut lire énormément, renchérit Céline, étudiante en master 2. Toutes sortes de livres. L’étudiant doit faire preuve de curiosité. Devant un texte, un documentaire, il faut toujours s’interroger, ne pas rester sur des à-peu-près. Le juriste considère que rien n’est évident. Et on a besoin de qualités littéraires, il faut savoir écrire. » La spécialisation est progressive, par le choix des options. « En général, les gens entrent en droit pour défendre la veuve et l’orphelin ! Puis ils découvrent la variété des matières et des professions possibles, constate Maryline Boizard. Des conférences professionnelles les aident aussi à choisir. »
Une grande partie des étudiants s’oriente vers la profession d’avocat, une autre part importante vers celle de juriste d’entreprise. Beaucoup se présentent à des concours administratifs. « Le droit ouvre de nombreuses portes, précise Clément. On a une image de sérieux. On ressort de ces études avec des méthodes de travail, une capacité à raisonner, un outil pour appréhender la société. Le droit sert tous les jours dans tous les domaines, dans la vie quotidienne, et même dans des secteurs techniques ou spécialisés comme la construction, le médical, etc. »
La capacité en droit Des études sans le bac « La capacité en droit a changé ma vie ! » Céline, actuellement en Master 2 (M2)* de Droit pénal, avait arrêté ses études après un BEP de l’hôtellerie et vivait de petits boulots. La capacité en droit lui a permis d’entrer sans le bac en licence de droit à l’université, puis dans ce M2 très sélectif. Pour les non-bacheliers, elle ouvre aussi la porte de l’IEP (Institut d’études politiques), du DUT Carrières juridiques, celle des études notariales, des études universitaires de sciences humaines par dispense de certaines épreuves du DAEU (diplôme d’accès aux études universitaires), et d’autres DUT ou BTS. A l'école du droit Le droit s'apprend surtout en licence (pour commencer) à l'université. Mais pas que... Certains parcours de formation passent par un Institut d'études politiques (IEP). Et certains BTS et DUT qualifient des assistants juridiques : le DUT Carrières juridiques, le BTS Notariat. L’Institut d’études judiciaires (IEJ) Préparer des concours et des examens professionnels L’Institut d’études judiciaires de Rennes offre la préparation de concours et d’examens professionnels en même temps que celle de trois masters2 (M2)* mention Droit privé, spécialité Carrières judiciaires. Il s’agit des M2 «parcours Centre de formation professionnelle», «parcours Magistrature» et «parcours Contentieux judiciaires». Les étudiants peuvent valider leur M2 même s’ils ne réussissent pas le concours ou l’examen. Le M2 «parcours Centre de formation professionnelle» prépare à l’examen d’entrée au Centre régional de formation professionnelle des avocats (l’accès est possible avec un master1). On peut aussi passer les concours de la magistrature ou des concours administratifs comme celui d’officier de gendarmerie, de commissaire aux armées, de commissaire ou de lieutenant de police. Dans le M2 «parcours Magistrature», les étudiants s‘entraînent de façon intensive aux épreuves du concours d’entrée de l’Ecole nationale de la magistrature (ENM). L’entrée dans ce M2 est très sélective. Une vingtaine de dossiers sont retenus sur pratiquement 200 candidatures. Le M2 «parcours Contentieux judiciaire» vise à rendre immédiatement opérationnels les étudiants dans les cabinets d’avocats, les études d’huissiers et les services contentieux des entreprises publiques et privées. Ils peuvent aussi se présenter à l’examen d’entrée au Centre régional de formation professionnelle des avocats. *2ème année de master, qui se prépare après un master 1, lui-même préparé après une troisième année de licence. La sélection a lieu à l’entrée en M2.
Article publié le 1.02.2011