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L’énergéticien/ne conseil, pour économiser votre énergie

Les exigences accrues en matière de maîtrise d’énergie et le nécessaire développement des énergies renouvelables font naître de nouveaux métiers comme thermicien/ne réglementaire et énergéticien/ne conseil. Un secteur où les emplois vont exploser.

 

 Connaître les performances de centaines d'équipements

Les premières réglementations sur la consommation énergétique des bâtiments neufs datent des années 1980. Elles ont permis la naissance du métier de thermicien réglementaire. "Ce professionnel vérifie la conformité des constructions neuves aux normes en vigueur qui fixent une consommation énergétique à ne pas dépasser par m2", explique Michel Dy, le responsable d’ICOFLUIDES, une société de conseil et d’audit sur l’efficacité énergétique des bâtiments.
Pour cela, le thermicien réalise toute une série de calculs en partant du projet fini et des plans de l’architecte. Il évalue la consommation énergétique du bâtiment en fonction des matériaux utilisés, de la structure du bâtiment, de sa ventilation, des équipements retenus pour le chauffage, l’éclairage, l’eau chaude…
"En 2012, tous les bâtiments neufs devront être basse consommation et à l’horizon 2020, il faudra qu’ils produisent plus d’énergie qu’ils n’en consommeront, continue Michel Dy. Les textes commencent à concerner également les travaux de rénovation. L’objectif est de diminuer de 38% la consommation énergétique du parc existant, soit 31 millions de logements ! C’est un domaine où l’emploi va exploser !"

 

Intervenir dès la conception du bâtiment

 

Pour arriver à ces résultats, il va falloir non seulement maîtriser au mieux les dépenses d’énergie mais aussi promouvoir les énergies renouvelables. Pour cela l’énergéticien conseil, lui, va intervenir dès le début du projet pour Participer à l'élaboration des plansaider l’architecte et le maître d’œuvre à trouver les meilleures solutions énergétiques possibles.
Il participe aux réunions de conception et à l’élaboration des plans. Grâce à des logiciels informatiques, il simule plusieurs hypothèses. "Nous utilisons beaucoup la comparaison entre les différents équipements et solutions énergétiques possibles comme le bois, le solaire thermique et photovoltaïque, la géothermie… Nous donnons des conseils chiffrés très précisément et  nous apportons des arguments économiques en évaluant les coûts d’investissement, des consommations énergétiques et des dépenses annuelles..."
L’énergéticien conseil intervient aussi au moment de l’appel d’offre qui sert à trouver les entreprises qui participeront au chantier. Il aide le maître d’œuvre à analyser les réponses. Il peut aussi visiter, ensuite, les chantiers pour vérifier que la réalisation est conforme.
"Nous travaillons surtout pour des promoteurs, des bailleurs sociaux (qui s’occupent du logement locatif) ou des collectivités locales, mairie, conseil général, etc., afin de réaliser des immeubles, des salles de sport, des bureaux... Nous travaillons aussi avec des constructeurs de maisons individuelles mais là, seulement pour valider la conformité des constructions par rapport aux règlements en vigueur."

 

Un travail de bureau

Une base technique importanteExcepté quelques réunions de chantier, l’essentiel du travail se passe au bureau. Une base technique importante est indispensable ainsi qu’une bonne dose de curiosité pour se tenir au courant et connaître les performances de centaines d’équipements. Il faut être très rigoureux, aimer manier les chiffres et surtout être autonome. "Nous ne surveillons pas les horaires. Chacun est responsable du projet qu’il mène, à lui de s’organiser. Il doit également être capable d’écouter, de comprendre les objectifs du maître d’ouvrage, ses contraintes et d’en tenir compte dans ses propositions."

 

Pour des créateurs

 

"Les salaires sont corrects mais sans plus, précise Michel Dy. Nous avons un prix convenu avec le maître d’œuvre. C’est un forfait pour arriver au projet abouti quelque soit le temps qu’on y passe. D’où la nécessité de s’organiser au mieux ! L’avantage de ce métier, c’est que ce n’est pas répétitif, chaque projet est nouveau. Nous sommes des créateurs de solution d’énergies ! »

 

Après un DUT en génie civil, qui, à l’époque, n’avait pas encore d’orientation énergétique et environnementale, Michel Dy apprend toutes les bases du thermique en travaillant dans une entreprise de chauffage et de climatisation. Puis il intègre un cabinet indépendant où là il acquiert l’expérience du bureau d’études et du conseil. Enfin il est embauché à ICOFLUIDES qu’il dirige depuis 1991.
"Aujourd’hui, nous sommes une quinzaine de salariés. Je recrute des technicien-nes supérieur-e-s issus d’un BTS fluides énergies environnement ou d’un DUT génie civil avec une orientation maîtrise énergétique et environnementale (MEE).ou encore des ingénieur-e-s en génie civil issus de INSA (Institut National des Sciences Appliquées), par exemple."

 


  article mis en ligne le 13.11.2009

 


Publié le 09/01/2012