34 %. C’est le taux brut d’offres d’emploi non pourvues dans le commerce à Marseille, selon France Travail. Derrière ce chiffre, une réalité qui s’installe : la demande explose, les recrutements peinent à suivre. D’ici 2025, la tendance ne compte pas s’inverser.
Les métiers de la vente et de la distribution, tous formats confondus, se retrouvent en première ligne. Que ce soit chez les grandes enseignes ou chez les indépendants, la tension s’amplifie. Cette situation bouleverse l’accès à l’emploi, bouscule les parcours de formation et redéfinit les attentes sur la scène locale.
Pourquoi certains métiers du commerce sont-ils particulièrement en tension à Marseille ?
À Marseille, le rythme de l’emploi garde une intensité rare. Forte d’un tissu économique où se croisent port, pôles industriels et commerces variés, la ville concentre des besoins aigus dans plusieurs secteurs. Dès qu’on parle logistique, hôtellerie-restauration ou vente, la course aux recrutements s’accélère mais les candidats qualifiés ne suivent pas toujours. La digitalisation, la montée en puissance des échanges touristiques ou encore l’essor de groupes comme Ricard, CMA-CGM et Airbus Helicopters viennent nourrir ce tourbillon, sans calmer la pénurie de profils adaptés.
Cette tension s’explique par un ensemble de facteurs : évolution rapide des métiers, exigence accrue sur les compétences numériques, aptitude à la relation client, capacité d’adaptation dans des environnements multiculturels. Les jeunes actifs cherchent la mobilité, les parcours s’enchaînent sans forcément s’inscrire dans la durée, et du côté des indépendants comme des grandes enseignes, la fidélisation reste un grand défi, particulièrement dans l’hôtellerie-restauration qui peine à stabiliser ses équipes au fil des saisons.
Face à ce casse-tête du recrutement, beaucoup d’entreprises à Marseille s’appuient sur un Cabinet RH spécialisé en recrutement de sales à Marseille mais aussi dans d’autres villes de France. Cette démarche sur-mesure aide à cibler précisément les profils, à comprendre les spécificités du marché local et à ajuster les méthodes pour mieux fidéliser. Ce travail d’identification et d’accompagnement offre une réactivité précieuse, dans une ville où la tension est désormais permanente sur les métiers du commerce.
Panorama des secteurs et des professions les plus concernés d’ici 2025
La pression sur les métiers du commerce et des services se remarque dans chaque canal de recrutement marseillais. Certains postes sont tout simplement devenus des casse-têtes à pourvoir. Pour y voir plus clair, voici les fonctions qui concentrent aujourd’hui la majorité des besoins non satisfaits :
- Préparateur de commandes
- Gestionnaire de stocks
- Serveur
- Réceptionniste
- Technico-commercial
- Téléconseiller
Ces fonctions demandent souvent une sacrée endurance. Manier le rythme effréné d’un flux logistique, répondre à la clientèle sous tension, tenir la barre dans un environnement imprévisible : l’engagement attendu sur le terrain devient un véritable critère de tri pour les employeurs.
Dans la distribution et la vente, les enseignes cherchent aussi à muscler leurs équipes sur des rôles de proximité, notamment :
- Chargé de clientèle
- Assistant administratif
On attend désormais des salariés capables d’occuper plusieurs fonctions : savoir gérer une commande, répondre en ligne, organiser les stocks et s’adapter aux outils numériques, le tout sans perdre la qualité d’accueil. Ces compétences transversales convainquent autant qu’un diplôme. Le secteur voit également émerger de nouveaux besoins, comme développeur, spécialiste cybersécurité ou chef de projet digital, qui trouvent leur place dans l’écosystème Aix-Marseille French Tech.
L’hôtellerie-restauration, de son côté, fait la chasse aux serveurs, réceptionnistes et gestionnaires de paie. La logistique portuaire réclame préparateurs de commandes, chauffeurs-livreurs et techniciens de maintenance. Un double constat revient régulièrement : la technique compte, mais c’est surtout la résilience qui fait la différence. L’aptitude à évoluer sous pression, à travailler en équipe et à communiquer avec clarté devient un véritable sésame.
Quelles perspectives pour la formation et le recrutement face à ces tensions ?
Pour répondre à ce manque de ressources, la formation continue prend de l’ampleur. Les organismes spécialisés mettent en place des parcours courts et très ciblés, qui misent sur l’acquisition rapide de compétences concrètes : gestion de la relation client, pilotage digital de la vente, maintenance industrielle. L’idée est simple : permettre aux candidats d’être opérationnels en un temps record, au plus près des attentes de terrain des employeurs marseillais.
Un mouvement de fond pousse aussi en direction de la reconversion : jeunes diplômés, adultes en évolution ou chômeurs cherchent à sécuriser un emploi stable via des dispositifs de formation certifiante, souvent soutenus par la région et les fédérations professionnelles. L’essor des métiers digitaux s’accompagne du développement d’aptitudes dites transversales : autonomie, organisation, travail collaboratif. Avoir la main sur les outils numériques devient un atout déterminant pour prétendre aux nouvelles opportunités locales.
Les attentes des entreprises évoluent
Pour mieux cerner ce qui fait aujourd’hui la différence dans les recrutements à Marseille, voici les qualités les plus fréquemment recherchées par les employeurs :
- Polyvalence et capacité à s’adapter sans délai
- Maîtrise des outils digitaux et du numérique
- Compétences relationnelles solides (soft skills, gestion client)
- Aisance à travailler dans des équipes multiculturelles
La logique de formation express s’implante, dopée par des partenariats renforcés entre entreprises et centres spécialisés. En rapprochant la formation des besoins concrets, ce modèle facilite une intégration rapide et offre un tremplin durable vers l’emploi. Marseille devient ainsi un terrain d’expérimentation, où chaque acteur façonne des solutions adaptées aux réalités mouvantes du commerce.
Dans la cité phocéenne, la tension sur les métiers du commerce dessine de nouvelles règles et force chacun à repenser sa trajectoire. Entre énergie collective, innovation et ajustements permanents, une nouvelle dynamique du marché du travail est à l’œuvre. Qui relèvera le défi d’inventer la suite ?



