Lundi matin, 10h15 : Les statistiques le confirment, ce créneau concentre une part significative des ouvertures d’emails professionnels. Pourtant, certains messages envoyés à 15h le mercredi affichent des taux de réponse supérieurs, défiant les recommandations classiques.
Les écarts sont frappants selon le secteur, le profil du destinataire ou l’objectif du message. En creusant les données, on réalise que le timing ne suffit pas : chaque campagne d’emailing doit jongler avec le contexte et les habitudes de lecture. Aujourd’hui, les solutions de planification et les outils de segmentation affinent la stratégie, pour viser juste et donner à chaque message la meilleure chance d’être lu.
Pourquoi le moment d’envoi influence-t-il vraiment vos emails ?
Personne ne consulte sa boîte mail avec la même disponibilité à toutes les heures du jour. Le meilleur moment pour envoyer un email épouse le rythme de vie, la routine professionnelle ou les habitudes privées. Programmez un envoi à l’aube : votre message risque de se perdre dans le flot des notifications. Mais visez 10h30 : en B2B notamment, la concentration monte, la messagerie s’ouvre en quête d’informations utiles. L’horaire peut tout changer.
Un emailing efficace doit tenir compte de la variété des usages. Contenu urgent, newsletter ou relance : chaque format a ses codes temporels. En B2C, l’expérience montre que la soirée attire davantage l’attention. Le smartphone devient alors le relais naturel entre les marques et leur public, surtout pour l’envoi de SMS ou d’offres flash.
Impossible par ailleurs de négliger la question du fuseau horaire pour une campagne internationale. Si vous ignorez la localisation de vos contacts, votre message risque d’arriver au mauvais moment et de sombrer dans l’oubli avant même d’être aperçu.
Autre paramètre : la fréquence d’envoi. Trop solliciter l’audience, c’est prendre le risque de lasser. Trop espacer, c’est disparaître de son radar. Trouver le juste équilibre entre moment pour envoyer et régularité devient un enjeu central pour toute stratégie de marketing. Les professionnels du secteur d’activité le savent : chaque public, chaque message doit trouver son propre rythme.
Ce que disent les statistiques sur les meilleurs jours et horaires
Les études sont claires : le taux d’ouverture s’envole le mardi et le jeudi. Ces deux jours sortent du lot pour qui veut optimiser une campagne emailing. Pourquoi ? Lundi, les boîtes débordent, l’attention s’étiole. Vendredi, on pense déjà au week-end. Le mercredi, c’est l’entre-deux, rien de spectaculaire.
Du côté des horaires, trois plages se distinguent nettement, comme le montrent les analyses :
- Entre 9h et 11h : la matinée s’installe, la première pause permet de consulter ses messages, c’est un moment pour envoyer qui compte.
- Vers 13h-14h : la pause déjeuner, propice à un coup d’œil rapide sur son mobile.
- En fin d’après-midi, autour de 16h-17h : les derniers échanges avant de fermer les dossiers.
Le taux de clics suit la même logique : pic matinal, nouveau bond après le déjeuner. En B2C, la tranche du soir gagne du terrain, car elle capte les utilisateurs déconnectant du travail.
Cependant, il serait réducteur de tout miser sur les moyennes. Les chiffres évoluent selon le secteur, le contenu, la cible. Les études sur l’envoi d’emails insistent : il faut croiser jour de la semaine et heure de la journée pour chaque objectif. Ce qui fonctionne en B2B n’est pas forcément valable pour une opération grand public. Les données offrent des repères, pas des recettes miracles.
Prospection, newsletter ou relance : chaque type d’email a ses créneaux gagnants
Le meilleur moment pour envoyer n’est jamais figé : il varie selon la nature du message. Pour une prospection efficace, tout se joue sur le premier contact. Les tests le confirment : mardi ou jeudi matin, la réactivité est à son maximum. Moins de concurrence dans la boîte de réception, plus d’attention à l’ouverture : le timing devient un véritable levier.
La newsletter obéit à d’autres codes. Ce rendez-vous régulier attend le bon créneau pour fidéliser. Les retours montrent que le jeudi, autour de midi, ou le mercredi en fin de matinée, l’engagement grimpe. Les lecteurs scrollent entre deux rendez-vous, l’œil s’arrête sur ce qui retient leur intérêt.
La relance, elle, doit éviter les périodes de surcharge. Lundi matin, c’est l’embouteillage. Privilégiez le mercredi ou le jeudi, au début de l’après-midi. L’appel à l’action gagne alors en impact, et les réponses suivent un tempo plus détendu.
Pour résumer ces créneaux gagnants, voici quelques repères :
- Prospection : mardi/jeudi matin
- Newsletter : mercredi ou jeudi midi
- Relance : mercredi/jeudi après-midi
Bien sûr, le contenu de l’email, la ligne d’objet ou la cible affinent encore ces choix. Adapter le rythme à l’audience reste la clé d’une campagne efficace.
Comment adapter vos envois selon votre audience, votre secteur et les outils disponibles
Pour une audience B2B, il faut viser la précision : les décideurs ouvrent leurs emails tôt, souvent avant le rush des réunions. En B2C, on peut jouer sur des horaires plus souples : soirées, week-ends, moments de détente. Le secteur d’activité pèse aussi : la tech réagit vite, la santé préfère le mardi, la distribution privilégie le jeudi midi.
La seule règle qui vaille : tester sans relâche. Le test A/B permet d’ajuster les horaires, de peaufiner la ligne d’objet, d’observer le taux d’ouverture. Les solutions d’emailing, Mailjet, Mailchimp, HubSpot, offrent des tableaux de bord détaillés pour suivre la performance par segment ou fuseau horaire.
Travailler avec des personas marketing affine la démarche. On observe les pics d’engagement, on module la fréquence d’envoi. Un public jeune attend plus de contacts ; un public dirigeant, moins fréquent mais mieux ciblé.
Trois leviers s’imposent pour adapter vos campagnes :
- Analyse de données : décortiquez les rapports pour cerner les créneaux les plus performants.
- Outil d’emailing : automatisez les envois selon les fuseaux horaires de chaque segment.
- Test A/B : ajustez régulièrement pour booster le taux de conversion.
Maîtriser l’emailing, c’est avancer à la croisée de la technologie et d’une connaissance fine de ses lecteurs. À chacun de trouver le tempo qui transforme un simple message en rendez-vous attendu.



