L'entreprise est un organisme vivant dont l'équilibre est fragile. Le dirigeant, trop absorbé par le quotidien, a parfois besoin d'un coup de main... Petites ou grandes sociétés peuvent alors faire appel à des spécialistes des études et du conseil, dans des domaines très divers, finance, gestion, ressources humaines, droit, marketing, communication ou informatique. Les métiers du conseil sont caractérisés par la grande variété des situations à traiter. Ils ont en commun la nécessité d'un haut niveau de formation, bac+5 en général, et des qualités bien précises : de réelles capacités d'observation et d'analyse, de l'organisation, du goût pour les relations assorti de quelques compétences en psychologie et sociologie, et aussi une bonne part d'imagination pour se sortir de toutes les situations...
"Le conseil aux entreprises en Bretagne" - Une animation du site http://lebonplan.nadoz.org
Et aussi une experte-comptable, un assistant... Les employés de comptabilité sont à 85 % des femmes ; les techniciens des services administratifs, comptables et financiers étaient en majorité des hommes au début des années 80, mais cela a changé. Aujourd’hui, ce sont des femmes à 75 %. Revirement aussi pour les cadres des services administratifs, comptables et financiers : les femmes occupent aujourd’hui la moitié des emplois, contre un quart seulement il y a 25 ans. En revanche, les professions de secrétaire et secrétaire de direction restent quasi-exclusivement féminines. Notons en passant que 85 % des dirigeants d’entreprise sont des hommes...
Non, vraiment pas... Comptable est un métier relationnel dans les faits. Relations avec les clients et les fournisseurs pour les questions de facturation, relations avec les autres services de l’entreprise pour obtenir les informations nécessaires aux budgets et aux bilans, travail d’équipe avec les collègues du service comptabilité, relations encore pour présenter les résultats financiers de l’établissement à son chef ou pour guider un client dans ses investissements. Comptable : un métier au coeur de la vie de l’entreprise...
Non, plutôt un métier en voie de transformation... Le nombre de secrétaires est toujours très élevé : 484 000 en moyenne sur la période 2007-2009, auxquels s’ajoutent 164 000 secrétaires de direction. Mais il est vrai que l’effectif des premières est en baisse continue depuis le milieu des années 90. Alors que celui des secondes reste stable. Les outils informatiques de gestion et de communication se généralisent. Plus performants, plus faciles d’accès, ils sont, pour certains d’entre eux, de plus en plus utilisés directement par les personnels et les responsables : gestion de planning ou d’appels téléphoniques, rédaction et envoi de courriers, suivi de dossiers, compte-rendus, courriels, etc. Réduction des effectifs aidant dans les entreprises, certains emplois administratifs disparaissent. Mais on demande à ceux qui restent de prendre en charge des éléments de comptabilité, de gestion des ressources humaines, la paie par exemple, de relation client, de gestion de stocks et de flux... Une assistante peut ainsi assurer la gestion administrative d’un projet : base documentaire, états budgétaires, formalités, plannings, relations entre les intervenants, réunions, suivi logistique, évaluation, etc. Les tâches s’enrichissent.
Non, pas aujourd’hui... Les titulaires d’un diplôme au moins égal au bac sont majoritaires aujourd’hui dans la population des secrétaires. Chez les moins de 30 ans, un secrétaire sur trois possède un diplôme de niveau bac + 2, voire plus. Une solide formation de base est nécessaire pour faire face à la diversité des tâches qui peuvent être demandées, et s’adapter aux spécificités de l’entreprise. Le recours à la formation continue est fréquent, pour s’initier à de nouveaux outils par exemple. Autonomie, rigueur, relationnel et rapidité de réaction sont demandés.
Pas vraiment. Comptable est un métier dans lequel on jongle avec les chiffres. Inutile d’être un as des maths pour suivre (et profiter !) des études de compta. Il s’agit d’utiliser les outils mathématiques pour les appliquer à la comptabilité. Logique et rigueur sont de mise. En revanche, il est indispensable d’aimer manipuler des données chiffrées. C’est le rôle du comptable de “chercher la petite bête” dans les documents qu’il épluche. Une sorte de jeu...
Oui, mais pas que... Pour devenir conseiller ou consultant auprès des entreprises, un diplôme de niveau bac + 5 est nécessaire, master universitaire ou diplôme d’école de management et de gestion ou d’ingénieurs. Mais, quel que soit le domaine d’intervention, juridique, financier, ressources humaines, marketing, etc., l’expérience est extrêmement importante. On occupe rarement cette fonction en sortant de l’école. Selon sa spécialité, en plus de compétences en économie, gestion, management, droit ou informatique, il faut aussi de solides connaissances et savoir-faire en psychologie, sociologie, ethnologie...
En Bretagne, le secteur tertiaire de bureau approche les 180 000 emplois qui, ajoutés aux 68 000 du tertiaire spécialisé (comptabilité-gestion, banques, assurances, informatique), représentent presque 20 % de l’emploi total régional (chiffres 2009). Au niveau national, on recensait, dans le même temps, 1,3 million de secrétaires, secrétaires de direction, employés administratifs et techniciens de services administratifs ; 486 000 employés et techniciens de services comptables et financiers ; 569 000 cadres de services administratifs, comptables et financiers.
Ils ou elles sont partout, dans tous les secteurs, dans les entreprises industrielles et commerciales, grandes et petites, dans les administrations, les hôpitaux, les établissements d’enseignement... Certains travaillent dans des entreprises spécialisées en activités juridiques, en immobilier, dans les assurances, banques, cabinets comptables ou de conseil. Ainsi, en Bretagne, on recensait, en 2009, presque 2500 établissements et 4800 salariés spécialisés dans l’activité secrétariat-traduction (60 % des établissements n’ont pas de salarié) ; et 4900 établissements avec 13 000 salariés dans l’activité comptabilité, droit, gestion (66 % des établissements n'ont aucun salarié).
Importants quantitativement, essentiels au fonctionnement des entreprises et des administrations, les emplois administratifs tendent à se transformer qualitativement. Les outils informatiques de gestion et de communication se généralisent. Plus faciles d’accès, ils sont de plus en plus utilisés directement par les personnels et les responsables. Conséquence : les emplois se décloisonnent. Réduction des effectifs aidant, on va demander aux « administratifs », agents, secrétaires ou assistants, d’intervenir aussi en comptabilité, ressources humaines, relation clientèle, logistique... Les exigences en matière de compétences et de savoir-faire augmentent. Les personnels mettent à jour leurs connaissances grâce à la formation continue. Dans l’éducation, on accompagne le mouvement en faisant évoluer les diplômes.
Les entreprises cherchent à améliorer leurs performances. Elles s’entourent d’audits et de conseils, sous-traitent certaines de leurs activités de gestion-communication. Ce qui est bénéfique pour les activités des cabinets d’expertise comptable, ainsi que pour les sociétés de conseil. Le conseil aux PME et le conseil spécialisé (en énergie, environnement, fiscalité, droit social, etc.) ne manquent pas de missions, ne serait-ce que pour s’y retrouver dans des réglementations complexes et évolutives. Autre source d’embauches : les nombreux départs à la retraite à venir dans le secteur. Ils concerneront par exemple de 25 à 30 % des professionnels de la banque et de l’assurance dans les dix prochaines années. Ce qui devrait induire de nombreux recrutements.
Sources : Insee / Céreq / Conseil régional de Bretagne / Dares / Chambre régionale de commerce et d'industrie Bretagne