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Valérie invente le futur

Ingénieure de formation, Valérie Blavette supervise des projets de recherche dans le secteur des télécommunications.

 
Valérie Blavette cheffe de projets dans les Télécoms Valérie Blavette, cheffe de projets dans les Télécoms.
 

Valérie Blavette est « responsable de portefeuille de projets collaboratifs » chez Orange à Rennes et suit une  trentaine de projets. « En fait, il s’agit d’inventer les services et les technologies numériques du futur, explique-t-elle. Les projets couvrent tout le domaine des télécommunications. Certains donnent lieu à des premières mondiales. »

Nouvelles technologies

« Certains projets collaboratifs travaillent par exemple sur l’amélioration de l’efficacité énergétique des réseaux : grâce notamment aux résultats du projet Celtic OPERA-Net Orange a ainsi déjà pu économiser plus de 2% de la consommation électrique de ses sites radio 2G/3G, ce qui contribue à l’engagement de l’opérateur pour le développement durable. Autre exemple de réalisation de projet : une chaine expérimentale de télévision Haute Définition basée sur la nouvelle technologie de codage vidéo (HEVC, High Efficiency Video Coding), a été démontrée en primeur par le projet 4Ever pour une transmission en direct de Roland Garros en 2013. »

Des conseils sur le démarches

Valérie identifie en France ou en Europe des opportunités de collaborations avec des partenaires externes. Elle accompagne les chefs et cheffes de projet dès le départ. Elle s’assure d’abord de la validité des projets avec les managers des domaines techniques concernés. Ensuite elle aide au montage des projets  collaboratifs  en donnant des conseils sur les démarches, les financements possibles, la présentation du projet au financeur

Une expérience utile

« J’aide à la recherche de partenaires industriels ou universitaires. Pour chaque projet il peut y avoir de 4 à 50 partenaires. Puis éventuellement, j’interviens en cas de difficultés au niveau des partenaires, ou des financements, voire des ressources internes à mobiliser. Mon expérience d’ancienne Cheffe de projet collaboratif est utile : elle m’a appris comment aborder les obstacles. »

Multiculturel

« C’est multiculturel et il y a tous les types de profil, des grands groupes, des PME, des start-up, des universités…  Ils ont des façons différentes d’aborder les choses.  Par ailleurs, il faut aussi pouvoir expliquer les  études de façon accessible pour tous. »

Des horaires variables

Les horaires sont variables. La base est de 9h à 18h30 avec beaucoup de flexibilité. « J’ai beaucoup d’autonomie dans l’organisation de mon travail. En contrepartie  cela peut vouloir dire travailler jusqu’à tard chez moi en période tendue. »

Une souplesse appréciable

En cas de déplacements, il faut parfois partir très tôt et rentrer tard. Pouvoir travailler chez soi le soir après le coucher des enfants donne une souplesse appréciable. Valérie a deux enfants de 5 et 10 ans. Pour concilier vie familiale et professionnelle, elle privilégie les réunions par téléphone et en visioconférence et emploie une jeune fille au pair.

Des changements techniques constants

« Les dépassements horaires ne me posent pas de problème… parce que mon métier me passionne ! Il est impossible de se lasser car il y a toujours de nouveaux thèmes de recherche. Les techniques et services de télécoms ont évolué de manière fantastique ces 20 dernières années. Et de beaux challenges et de belles innovations restent encore à venir dans le monde numérique. »

Lier la science et l’humain

« Spontanément, je ne serais jamais devenue ingénieure. Je ne savais pas réellement ce que c’était. Il n’y en avait pas dans ma famille. Au départ je voulais être médecin. Je voulais être utile, j’aimais le relationnel. Je voulais combiner l’humain et la science. Avec le recul, être médecin ne m’aurait probablement pas convenu. Et je retrouve tout ce que je recherchais dans mon travail actuel. Si c’était à refaire, je referais la même chose ! »

Attirée par le contact humain

Après un bac scientifique à Alençon, elle entre en classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) à Versailles, sur les conseils de ses parents. Les études de médecine leur paraissaient trop longues. Elle poursuit son cursus dans une école d’Ingénieurs qui se nomme maintenant « Télécom Sud Paris ». « J’ai choisi cette école, à cause du mot « communications » inclus dans le mot télécommunications… C’était toujours le contact humain qui m’attirait. »

Un sésame vers de nombreuses carrières

En école d’ingénieurs, Valérie découvre la profession. Elle comprend que c’est une fonction, pas un métier. « C’est un sésame qui ouvre à des tas de postes différents : expertise scientifique et technique, management, travail à l’international… On a  tendance à voir surtout le côté technique de la profession. Mais ce n’est qu’un des choix de carrières possibles. » Elle-même a d’abord travaillé comme ingénieure de recherche à Lannion au CNET (Centre National d’Etudes des Télécommunications, qui deviendra par la suite « Orange Labs»).

Publié le 23/10/2015