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Thomas, auxiliaire de vie sociale.
Organiser des séjours à la carte

Thomas, auxiliaire de vie sociale, ne fait pas de ménage à domicile, ni de toilettes de personnes âgées. Il est responsable de séjours d'accueil temporaire pour des adultes handicapés. Son rôle est bien, malgré tout, de favoriser l’autonomie des personnes en les accompagnant dans leur vie quotidienne.

Thomas est un auxiliaire de vie sociale un peu particulier. Il est responsable de séjours d'accueil temporaire pour adultes handicapés à Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine). « Les séjours ont lieu le week-end ou à la semaine, pour des personnes souffrant de troubles du comportement comme l’autisme ou de polyhandicaps. »

Thomas coordonne une équipe de cinq intervenants sur le terrain : des aides médico-psychologiques et des auxilaires de vie sociales.


A l'écoute des patients

« Nous suivons une quarantaine de personnes actuellement. Le choix des activités se fait en équipe avec les usagers. C’est en fonction de leur état. Il y a des sorties, mais plutôt individuelles. Les sorties en groupe ne sont pas toujours compatibles, elles peuvent être sources d’angoisse. Nous leur proposons d'aller au cinéma, au bowling, de voir des expositions, de se balader à la plage...»
L’objectif est de s’adapter au rythme de chacun. Il peut s’agir simplement de passer un week-end comme chez soi. L’intérêt de ces prises en charge est aussi de soulager la famille. « Nous devons être à l’écoute des patients et des familles. Notre rôle n’est pas de faire progresser leurs acquis. Malgré tout, nous sommes heureux si c’est le cas. »

>>> Sur le métier
d'auxiliaire de vie sociale,
voir aussi les témoignages
de Anne
et de Corinne

Une bonne connaissance des personnes

Chaque intervenant doit avoir une bonne connaissance des personnes et de leur comportement. Certains peuvent être violents, envers eux ou envers les autres. « Le plus dur, c’est de gérer la crise. Nous devons les protéger d’eux-mêmes et protéger les autres. » Il faut s’adapter à chacun, savoir ce qu’il faut faire ou ne pas faire. « Nous avons un week-end d’observation au départ, pour connaître leurs réactions, ce qu’ils ne supportent pas, etc. C’est nous qui intégrons leur monde. Il faut leur laisser le temps de venir vers nous. »

 

 


L'organisation de son temps
de travail...

 

Le travail de Thomas comporte une partie de travail sur le terrain avec les équipes. Du lever au coucher des usagers, il coordonne le travail des intervenants, gère les dépenses, distribue les médicaments...

Il participe à une réunion par semaine pour le bilan et la préparation des séjours. Il s’occupe aussi des relations avec les familles.

Dans une semaine-type, le mardi est consacré aux réunions et groupes de travail. Des groupes de travail ont lieu également le jeudi et le vendredi après-midi. Le mercredi, Thomas assure un accompagnement au domicile de certains usagers en l’absence des parents. Il travaille deux week-ends par mois.

Lors des séjours, comme les intervenants, il est présent 12h par jour, avec 12h de repos toutes les 36h. Le week-end, l’horaire est de 28h. Le but est d’avoir le moins de personnes différentes autour du handicapé, pour ne pas le perturber.

Au démarrage, le salaire brut de ce type de poste est de 1718€.

 

Parcours. Au service des personnes

Thomas est à 24 ans un jeune responsable de séjours au sein de TUBA (Trait d’Union-Bol d’Air), association départementale de parents d’enfants et d’adultes atteints d’autisme, de troubles du développement ou d’un polyhandicap. Cette structure dépend de l’ADMR (Association d’aide à domicile en milieu rural). Elle comporte un service enfants et un service adultes.

En maison de retraite à 16 ans
Dès la 3e, Thomas voulait être au service des personnes. Mais, au départ, il souhaitait plutôt travailler auprès de personnes âgées. « Je suis entré en maison de retraite à 16 ans », dit-il en plaisantant. Pendant les vacances et les week-ends, il y effectuait des remplacements.  Il décide alors de préparer un bac professionnel SPVL (Services de proximité et vie locale).

Intervenant auprès d'enfants handicapés
Thomas découvre le service d’accueil d’enfants de TUBA par l’intermédiaire des frères autistes de sa compagne. Il y sera intervenant pendant deux ans et demi. Il prépare le DEAVS (Diplôme d’état d’auxiliaire de vie sociale) tout en travaillant.

Le goût des responsabilités
A l’occasion d’un congé de maladie, il assure le remplacement de la responsable du service adultes. Il prend goût aux responsabilités. Il accepte alors le poste à titre définitif. Il donne également des cours ponctuellement dans la formation du DEAVS.

Un métier de contact
Dans ce métier, avec l’âge, une certaine fatigue peut s’installer. Thomas sait que, comme beaucoup d’employés de ce secteur, il sera sans doute amené à se reconvertir plus tard. « Mais je veux un métier où je continuerai à rester en contact avec les gens. »
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le 21/06/2015