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Anne, auxiliaire de vie sociale. Une relation d'aide

Dynamique et motivée, Anne tient à l’image de son métier d’auxiliaire de vie sociale. Elle n’est pas femme de ménage. Elle est attachée à l’aspect avant tout social de son rôle auprès des personnes âgées.

« On pense souvent que notre métier c’est du ménage ou de l’aide à la toilette, alors que c’est bien plus que cela.» Anne Delhaye est auxiliaire de vie sociale pour l’association ADMR (Aide à domicile en milieu rural) du secteur de Tinténiac. Elle travaille principalement auprès de personnes âgées.
 


Respecter la personne

« Nous avons un rôle social. Notre but est de maintenir l’autonomie des personnes. On les stimule, on les sollicite. Si elles le peuvent, les personnes nous accompagnent, par exemple pour faire les courses. Elles nous disent ce qu’elles veulent manger. Nous rédigeons la liste de courses avec elles. » Ce travail demande beaucoup de psychologie et d’écoute.
« Certaines personnes sont dépressives. Il faut entrer en relation avec elles. D’autres sont agressives. Nous avons des formations pour gérer ces situations ainsi que sur le respect de la personne. On ne doit jamais forcer une personne. Par le dialogue, on l'amène à accepter certaines choses. On apprend, par exemple, à gérer le refus de certains hommes qu’une femme fasse leur toilette. »

>>> Sur le métier
d'auxiliaire de vie sociale,
voir aussi les témoignages
de Corinne et
de Thomas

1000 km par mois

En moyenne, Anne s’occupe de six à sept personnes. Elle réalise douze interventions par jour. Son secteur couvre une zone d’une dizaine de kilomètres autour de Tinténiac. Elle effectue plus de 1000 km par mois, remboursés par l’ADMR. Elle travaille 140 h par mois et un week-end sur quatre.
«Nous avons un planning de référence, mais il peut y avoir des variations en fonction d’urgences éventuelles. Avec les nouvelles technologies, l’organisation est simplifiée. Tout s’organise par télégestion sur smartphone. On y trouve, entre autres, l’agenda et les numéros de téléphone urgents. C’est très pratique. Ça me plait car je suis toujours à l’affût des innovations !»

 

 

Parcours. L'importance du lien entre générations

Anne a toujours aimé le contact avec les personnes âgées. Enfant déjà, elle allait souvent voir sa grand-mère qui lui apprenait le tricot. Après avoir travaillé dans le commerce pendant de nombreuses années, elle s’arrête pour élever sa fille et s’occuper de sa belle-mère âgée. Elle reprend une activité à l’ADMR auprès des personnes âgées, mais aussi, pour partie, auprès d’enfants et de familles. Elle se forme tout en travaillant et obtient le diplôme d’auxiliaire de vie sociale. « Ce que j’aime dans ce métier, c’est la transmission de savoirs. Les personnes âgées nous racontent leur histoire, leur vécu, nous apprennent des recettes de cuisine, etc. C’est aussi ce que je fais quand je m’occupe d’enfants, je leur transmets ce que je sais. Le lien entre les générations, c’est important. »
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le 21/06/2015