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Au service des personnes. Trois garçons en bac pro

Gerson, Jean-Emmanuel et Quentin sont en terminale du bac professionnel ASSP (Accompagnement, soin et services à la personne) au lycée Bréquigny à Rennes. Ils parlent de leur section et de leurs choix...

Choix d'orientation

Ce sont les professeurs de 3e qui ont, en général, parlé de cette section aux élèves. Pour Quentin, c’est une amie qui lui a fait connaître ce bac. Il est aussi allé à la journée « portes-ouvertes » du lycée. Quant à Jean-Emmanuel, c’est sa mère qui lui a parlé des débouchés de cette formation vers les concours d’aide-soignant et d’infirmier.

 

Motivation

« Ce bac est très bien adapté pour des personnes qui veulent s’orienter vers l’aide à la personne ou le soin », explique Jean-Emmanuel. Gerson aussi voulait aider les gens. Comme Jean-Emmanuel, il voulait être infirmier. Après trois ans de formation, les deux garçons envisagent aujourd'hui plutôt des formations sociales comme les BTS ESF (Economie sociale et familiale) et SP3S (Services et prestations des secteurs sanitaire et social). « Je pense aussi éventuellement à des études en STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) à l’université, précise Jean-Emmanuel. J’avais un moment pensé être pompier. »
Quentin, lui aussi, avait envie de devenir pompier et n’a pas changé d’avis. « Tout en suivant la formation, je passe le concours de sapeur-pompier de Paris. J’ai passé les brevets de secouriste et le BNSAA (brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique). Certains de mes cours m’ont bien aidé pour cela. Si je ne réussis pas le concours, je compte être surveillant de baignade en piscine.  »

 

Qu'ont pensé la famille, les amis ?

« T out le monde a soutenu mon choix. » note Quentin. « Mes camarades du collège ont bien respecté mon choix et ma famille m’a soutenu dans ce projet » renchérit Gerson. La maman de Jean-Emmanuel  l’a beaucoup encouragé.

 

La formation

La formation comprend des matières professionnelles et générales. Gerson préfère le sport, les matières professionnelles en relation avec le soin et les maths. Quentin, lui, apprécie la microbiologie et la biologie. « Ce qui est bien, remarque-t-il, c’est qu’on est souvent en demi-groupe. C’est plus facile pour demander des explications. »

 

Les stages

La formation comprend de nombreuses périodes en milieu professionnel. «C’est parfois un peu difficile à gérer, avoue Jean-Emmanuel. Il faut penser à étudier même quand on est en stage. » « Il y a beaucoup de travail personnel à la maison, indique Quentin. J’ai dû arrêter mes entraînements de compétition en natation. »
Tous les trois soulignent la maturité que leur ont apportée ces stages. « Le 1er stage a lieu à l’école maternelle. J’avais à peine 16 ans, observe Jean-Emmanuel. Je ne devais pas agir en copain, ni en grand frère. Il fallait que je sois adulte. Puis, en fin de première et en terminale, on fait trois stages auprès de personnes non autonomes, malades, âgées ou handicapées. Certaines choses ne sont pas faciles au début, comme, pour un homme, faire la toilette d’une femme. » Les trois jeunes n’ont pas particulièrement apprécié l’école maternelle. Ils ont préféré le travail auprès des personnes âgées. Jean-Emmanuel a surtout aimé son stage à l’hôpital. « Les stages permettent de tester notre motivation pour tel ou tel métier ou secteur professionnel. »

 

Métier de filles, métier de garçons ?

Les trois garçons pensent que le soin et le social ne sont pas réservés aux filles. « Nous nous sentons bien dans ce secteur en tant qu’hommes.»
Gerson remarque qu’ « en stage, il n’y a pas de différence de traitement qu’on soit garçon ou fille. Cependant, en stage ou en emploi, les garçons sont très recherchés sur les postes de soignants dans le paramédical. »
Filles et garçons trouvent que l’ambiance est bonne dans la classe. « Même si spontanément nous n'aurions pas forcément les mêmes conversations, ça apporte beaucoup d’ouverture d’esprit. Il faudrait encore plus de mixité. »


 

Propos recueillis par Sabine Lebeault

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le 21/06/2015