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Aide-soignante à domicile.
Prendre soin du corps et du moral

Aide-soignante à domicile, Stéphanie se rend chez les personnes âgées pour leur dispenser des soins d’hygiène et de confort. Un métier relationnel qui demande une bonne résistance physique et morale.

« Le relationnel représente 50 % du travail. On intervient chez les gens, dans leur intimité. Il faut être à l’écoute de leurs soucis, de leurs douleurs… On prend soin d’eux sur le plan physique mais aussi moral. » Stéphanie Guegan est aide-soignante au CCAS de Rennes. Elle se déplace au domicile de personnes âgées pour leur dispenser des soins d’hygiène et de confort. « J’interviens sur prescription médicale, précise-t-elle. J’aide les personnes dans les actes de la vie quotidienne, pour faire leur toilette, les aider à s’habiller ou à prendre leurs médicaments.»

 


Un travail d'équipe

Au volant de sa voiture, Stéphanie se déplace sur le secteur du centre-ville de Rennes, chez les patients prévus dans son planning. Elle commence sa journée à 8 h du matin avec sa première visite. « En une matinée, je peux voir de quatre à six personnes. Toutes ne nécessitent pas la même prise en charge. Lorsqu’une personne est lourdement handicapée, nous pouvons intervenir à deux soignants. Le service fait en sorte que les personnes que nous voyons dans la matinée ne représentent pas toutes la même charge de travail. »
A 11h 45, l’aide-soignante retourne ensuite au bureau jusqu’à 12h 30 pour effectuer les transmissions à l’équipe. Travaillant sous la responsabilité d’un-e infirmier/ère, elle fait le point sur les visites de la matinée et signale tout événement inhabituel. Une étape essentielle pour assurer la continuité des soins et la prise en charge globale des personnes âgées. « On doit être capable de repérer les détresses, les changements dans l’état du patient et de transmettre ces informations. Si on juge que l’état de santé de la personne le nécessite, on appelle l’infirmier. On intervient seul au domicile des personnes, mais derrière, il y a tout un travail d'équipe. »
Stéphanie reprend ensuite son activité à 17 h avec une nouvelle série de visites et termine sa journée vers 19 h 30. Elle travaille également un week-end sur trois. « Cette grande disponibilité est une des contraintes du métier. L’amplitude horaire importante avec des déplacements quotidiens demande beaucoup d’énergie », explique-t-elle.
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En maison de retraite puis à domicile

Stéphanie a obtenu son diplôme d’aide-soignante il y a 10 ans. Avec un père médecin et une mère infirmière, le domaine de la santé n’était pourtant pas son premier choix. « Après mon bac, je me suis orientée vers le secteur de l’architecture. J’ai obtenu un diplôme de maquettiste puis je me suis arrêtée de travailler pour élever mes enfants ». Souhaitant reprendre une activité, elle réalise un bilan de compétences qui l’aiguille vers le métier d’aide-soignant. « Je connaissais le métier car j’avais fait des remplacements d’aides-soignants quand j’étais étudiante. J’avais sans doute déjà la vocation mais je ne le savais pas. J’ai commencé par travailler en maison de retraite avant de me diriger vers le travail à domicile.»
 


Résistance physique et morale

L e travail au domicile des personnes apporte une certaine liberté à Stéphanie mais aussi des contraintes. « Il faut s’adapter à l’environnement des patients, travailler parfois dans des lieux exigus ou mal entretenus, sans avoir le matériel et le confort qu’apporte une structure. Par contre, j’ai plus de temps à accorder aux personnes. En maison de retraite, les aides-soignants réalisent davantage de toilettes en un temps limité. Ils effectuent également du ménage et de l’aide au repas. Ce que l’aide-soignant à domicile ne fait pas. »
Quel que soit le lieu d’exercice, le métier requiert une bonne résistance physique pour aider les patients à se lever ou à se déplacer. « Et une bonne résistance morale, explique Stéphanie. On suit des personnes pendant plusieurs années. On est confronté à la mort, à la maladie et à la souffrance. Il faut être capable de garder une certaine distance tout en ayant de l’empathie pour les gens. Pour certains, nous sommes leur seule visite de la journée. Prendre un café, discuter avec eux, c’est important. Nous prenons soin de la personne dans sa globalité. »


 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le 21/06/2015