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Qui va garder les enfants ?
Lucile conseille les parents

Lucile est conseillère en économie sociale et familiale. Elle accompagne les parents dans leur recherche de garde d’enfants de moins de trois ans. Elle les informe sur les différentes possibilités d’accueil, les coûts et les aides possibles.

« La première fois que je reçois une famille, la maman est souvent enceinte de quatre ou cinq mois. Les parents s’y prennent tôt pour trouver une solution de garde. » Lucile Laurent est animatrice du service Information petite enfance du pays de Chateaugiron, en Ille-et-Vilaine. Sa mission principale consiste à informer les familles sur les modes d’accueil possibles des jeunes enfants jusqu’à trois ans. Elle fait des simulations de coût, signale les aides existantes. « J’évalue les besoins, je cherche des solutions pas trop coûteuses. Je suis pleinement dans mon rôle de conseillère en économie sociale et familiale. »


Accompagner les différentes démarches

Sur le territoire, il y a des assistantes maternelles agréées, deux crèches intercommunales à Chateaugiron et Noyal sur Vilaine et deux micro-crèches  privées. Cinq « Espaces jeux » accueillent les petits avec leur assistante maternelle ou leurs parents, pour expérimenter la vie en groupe. Certaines familles choisissent une employée à domicile. Lucile accompagne les différentes démarches administratives. En fonction des demandes, s’il y a des besoins particuliers, des horaires atypiques par exemple, un suivi plus approfondi pourra être nécessaire.


Des mamans en recherche d’emploi

« Dans certains cas, mes conseils dépassent l’accueil du jeune enfant. Je peux orienter vers la Mission locale de jeunes parents qui ont interrompu très tôt leur scolarité, notamment des femmes qui voudraient reprendre une formation. De même, je peux mettre des mamans en recherche d'emploi en relation avec le PAE (Point Accueil Emploi). De leur côté, mes collègues du PAE m'adressent des personnes dont le retour à l'emploi dépend de la garde des enfants. Elles m'orientent régulièrement aussi des femmes se destinant aux métiers de la petite enfance. Je leur présente les besoins existant sur le territoire et les réalités du métier d'assistante maternelle. »


Des actions de sensibilisation

L ucile renseigne également les professionnels sur les éléments législatifs les concernant : amplitude de travail, congés payés, etc. Elle intervient auprès des associations d’assistantes maternelles du territoire, pour des rencontres, des actions de sensibilisation.  «En partenariat avec le conseil départemental, j’ai organisé une conférence intitulée « Bien connaître son environnement professionnel » pour les assistantes maternelles agréées. D’autres conférences sont ouvertes au grand public. J’ai, par exemple, invité Roselyne Toutain, psychanalyste, qui est intervenue sur le thème de l’autorité des parents. »


Médiation et anticipation

S’il y a une difficulté relationnelle entre les familles et les assistantes maternelles, Lucile peut engager un travail de médiation. Elle participe également aux commissions « petite enfance », notamment celles qui examinent les demandes d’inscription en crèches. Enfin, elle exerce une veille sur les possibilités d’accueil : nombre d’assistantes maternelles agréées, étude du vieillissement de cette population, anticipation des besoins à venir.

 

 

 

Parcours. Etre utile aux autres

Après une classe de seconde « catastrophique » (sic), Lucile entre en BEP Carrières sanitaires et sociales* puis continue en 1ère médico-sociale (l’actuel bac ST2S, Sciences et technologies de la santé et du social). « Je manquais de motivation en seconde. Le BEP était plus concret et m’a redonné le goût d’étudier. »

Après le bac, elle entame des études universitaires de droit. En cours de 2e année, elle part quatre mois en Irlande travailler dans une bibliothèque avec le programme "Jeunes à travers le monde". « J’aimais beaucoup lire. J’avais pensé un moment devenir bibliothécaire ou journaliste ».  A son retour, après avoir bien réfléchi à son projet, elle choisit finalement le BTS Economie sociale et familiale (ESF) au lycée Jeanne d’Arc de Rennes. «C’est l’aspect social, le fait d’être utile aux gens qui a été déterminant. La perspective de trouver un emploi également, que l'on disait bonne dans cette branche à cette époque. »

Le BTS et le Diplôme d'Etat dans la foulée
Pendant sa formation, deux stages vont confirmer ce choix : un stage d’observation dans un relais d’assistantes maternelles, et un stage de deux mois dans une association de séjours de vacances pour adultes handicapés mentaux aux Etats-Unis.
Après le BTS ESF, la voie est toute tracée vers un DECESF, Diplôme d’Etat de conseiller en économie sociale et familiale.  Là encore, des stages enrichissent ses compétences. Elle passe deux mois à Chartres de Bretagne à l’Assia- Réseau UNA (Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles). Elle y traite les demandes des personnes âgées et handicapées demandant de l’aide à domicile. Elle effectue ensuite un stage au centre d’accueil pour demandeurs d’asile, Guy Houist, à Rennes.


Remplacement, CDD puis CDI
Après son diplôme, elle travaille quatre mois à nouveau à l’Assia-UNA, comme secrétaire, chargée des plannings. Puis elle fait un remplacement de six mois à la CAF (caisse d’allocations familiales). Son emploi suivant est dans la région parisienne et concerne les personnes sans hébergement en lien avec le numéro d’urgence le 115. Elle fait partie des effectifs supplémentaires de la période hivernale, de novembre à avril.
Depuis janvier 2014, après un congé maternité, elle occupe le poste d’animatrice du service Information petite enfance du pays de Chateaugiron, d’abord en CDD (contrat à durée déterminée) puis en CDI (contrat à durée indéterminée).

*Actuellement plusieurs bacs professionnels dans le secteur des services, correspondent à l’ancien BEP Carrières sanitaires et sociales (>>> voir l'article "Services à la personne. Les formations")


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le 21/06/2015