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Ergothérapeute. Adapter le quotidien

Stéphanie est ergothérapeute. Le but de sa profession est de faciliter la vie quotidienne de jeunes handicapés. Elle favorise l’accomplissement de leurs projets d’études.

« Je cherchais un métier concernant l’aide à la personne. Dans ma famille, j’ai côtoyé une personne handicapée. J’étais familiarisée avec le handicap et ses conséquences sur la vie quotidienne. C’est ce qui m’a donné l’idée de devenir ergothérapeute. » L’objectif de l’ergothérapeute est de faciliter le quotidien des personnes handicapées. Sa spécificité est l’adaptation, ou la réadaptation après un accident. Il ou elle permet la réalisation des projets, notamment, pour les plus jeunes, les projets d’études.


Pallier le handicap

«Mon travail est de pallier le handicap. La différence avec un kinésithérapeute, c’est qu’en cas, par exemple, de problème à l’épaule, le ou la kiné va essayer de récupérer de la mobilité, de la masse musculaire, de faire fonctionner l’épaule. Alors que l’ergothérapeute va chercher des moyens pour que la personne s’habille. » Un des employeurs de Stéphanie est le SAVS (Service d’accompagnement à la vie sociale) de l’association Handisup Bretagne. Il emploie Stéphanie pour 30% de son temps.


Ecouter la personne

« Actuellement, je m’occupe de sept étudiants et étudiantes handicapées. Ils ont des handicaps et des besoins différents. Ils suivent des études diverses, en arts du spectacle, langues, géologie... Mes conseils peuvent porter sur le choix d’un logiciel adapté pour prendre des notes, les déplacements en fauteuil roulant, l’aménagement d’un logement, etc. Je vais sur place évaluer avec la personne les travaux nécessaires : adapter une salle de bains, baisser un plan de travail dans une cuisine, etc. Dans tous les cas, il est important d’écouter la personne. Elle se connait et sait ce dont elle a besoin. » Certains handicaps entraînent des problèmes d’organisation dans le temps. Stéphanie propose par exemple des plannings en couleur, des gommettes colorées sur l’agenda, etc.


Etablir des objectifs annuels

« Des étudiants appellent avec une demande ponctuelle. Je les reçois deux ou trois fois pour résoudre leur problème. D’autres ont une notification de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées). Ils bénéficient d’un suivi régulier de ma part. » Elle établit avec ces derniers des objectifs pour l’année universitaire. Tous les ans, un échange permet de revoir le projet. Les étudiants doivent être acteurs et pas consommateurs.


« J’écris de nombreux argumentaires »

« Une fois l’aide technique choisie, j’argumente le financement de celle-ci auprès de la MDPH. J’écris de nombreux argumentaires. L’assistante sociale d’Handisup prépare, elle, les dossiers de demandes administratives pour ces aides. De manière générale, je travaille beaucoup avec la psychologue et l’assistante sociale du service.» Stéphanie a une réunion tous les mois avec elles en présence de la coordinatrice.


Des employeurs multiples

Stéphanie exerce son activité dans deux autres lieux : 40 % au SESSAD (Service d’éducation et de soins spécialisés à domicile) du quartier nord de Rennes pour les enfants et adolescents ayant des troubles cognitifs ou une déficience mentale ; 20 % dans le service pour enfants autistes de l’hôpital psychiatrique de Rennes. « Les ergothérapeutes ont souvent des employeurs multiples. Avoir plusieurs temps partiels dans des structures différentes demande beaucoup d’énergie. Mais cela donne aussi une variété d’activités appréciable. »


Beaucoup de patience

Avec les enfants et les adolescents, il faut beaucoup de patience. Mais c’est une qualité naturelle chez Stéphanie, et qui lui demande peu d’efforts. « C’est un travail très gratifiant, même si certaines rencontres sont plus difficiles moralement. Par exemple, certaines maladies évolutives, des cancers, etc.  Mais dans l’ensemble, c’est plutôt positif. Je participe aux projets d’études des jeunes, ils sont porteurs d’avenir. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le 21/06/2015