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Coiffeuse à domicile. Un service à la tête du client

Un enfant un peu « remuant », un conjoint en fauteuil roulant, une mère atteinte de la maladie d’Alzheimer... Ou tout simplement pas envie de se déplacer ? Dorothée vient chez vous s’occuper de votre tête, et aussi de vos mains et de vos pieds si vous le souhaitez, avec son savoir-faire, son matériel, son dynamisme et son relationnel...

De 7 mois à 97 ans

« J'ai une clientèle très diverse, dont les âges s’étalent de 7 mois à 97 ans... » Dorothée est coiffeuse. Fille et petite-fille de coiffeuses en salon, elle a choisi d’exercer au domicile de ses clients... Et ne regrette en aucun cas ce choix. « Je me déplace aussi bien dans des maisons de retraite ou au domicile de familles que dans des coloc. étudiantes ou chez des personnes à mobilité réduite. J’aime cette diversité et les relations qu’on peut y nouer. Un salon de coiffure est un lieu plus impersonnel ; au domicile, les contacts sont plus riches, j’ai le sentiment de rendre service... »

 

Fidélité

Dorothée visite une soixantaine de clients, plus ou moins régulièrement. « Je travaille du lundi au vendredi, rarement le samedi et seulement pour mes clients les plus proches. J’aime commencer mes journées assez tôt, vers 8h, pour ne pas les terminer tard, entre 16h et 17h. Le vendredi est la journée la plus chargée, avec huit clientes que je vois chaque semaine. Certaines préfèrent être bien coiffées pour le week-end ; d’autres pour la semaine et je les visite le lundi. Un jeudi par mois, je ne fais que des couleurs, c’est plus long, chez six de mes clientes régulières. C’est important dans cette activité d’arriver à mettre en place des rendez-vous réguliers. Je propose d’ailleurs une carte de fidélité. »

 

 

Bac sur pied

Dorothée se déplace sur Rennes et sa périphérie. « Je transporte tout mon matériel dans le coffre de ma voiture, un bac sur pied, un séchoir, des brosses, des serviettes, mes produits capillaires... J’offre à ma clientèle le même confort que dans un salon. Il faut prendre en compte les temps de déplacements, d’installation et de rangement dans mon planning hebdomadaire. Certaines journées comportent des trous... Aujourd’hui par exemple, j’ai deux rendez-vous à 13h30 et 14h, mais plus rien jusqu’à 16h où je visite une cliente atteinte d’Alzheimer ; je dois le faire pendant que son aide à domicile est présente. »

 

 

Confiance

La coiffeuse mêle technique et relationnel. « Je dois savoir gagner la confiance de mes clients, proposer et réaliser une nouvelle coupe pour une personne qui a besoin de changer de tête, ou conseiller de faire des mèches plutôt qu’une couleur à une cliente qui perd ses cheveux... On voit très vite si la personne a envie de parler ou non ; il faut savoir respecter la personnalité de chacun, être discrète. Un bon coiffeur ne doit pas s’arrêter de travailler en parlant, mais je n’hésite jamais à passer un peu plus de temps que prévu pour écouter un client ou lui prodiguer des conseils. »

 

 

Bouche à oreille

Depuis qu’elle a débuté son activité il y a une dizaine d’années, Dorothée commence à se dégager chaque mois l’équivalent d’un SMIC, hors frais de déplacements et de téléphone. « Dans cette activité, la clientèle arrive surtout grâce au bouche à oreille. Je pratique des tarifs étudiants pour attirer une clientèle plus jeune. Sur les Pages jaunes, j’invite mes clients à déposer leur avis sur mon travail. J’ai aussi ma page sur Facebook.  « Vous m’avez changé la vie » a dit une cliente. Avoir des retours positifs, ça fait du bien... »●

 

 

La coiffure dans les gènes

A
vec une mère, une grand-mère et un oncle dans le métier, la coiffure, Dorothée a grandi dedans... « Je ne pensais qu’à ça. Dès que j’ai eu l’âge de le faire, j’ai préparé le CAP par apprentissage. J’ai commencé par faire des saisons dans différents salons. Avec davantage d’expérience, j’ai travaillé un temps dans le salon de ma mère. » Un premier enfant, un chiffre d’affaires insuffisant pour rémunérer une employée... Changement radical d’orientation. « J’ai passé le CAP Petite enfance, fait des stages dans des crèches, des écoles maternelles. Et j’ai exercé le métier d’assistante maternelle pendant une dizaine d’années. » Mais le gène de la coiffure est toujours actif... « J’ai replongé dans le métier après une remise à niveau technique. J’ai fait les démarches et obtenu des aides pour créer mon entreprise de coiffure à domicile qui a démarré il y a tout juste treize ans... »
 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le 21/06/2015