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Bac+5. Un mastère pour mieux s'insérer dans les EMR

A Brest, une école d’ingénieurs, l’ENSTA Bretagne, propose un complément de formation dans le domaine des énergies marines renouvelables aux titulaires d’un master ou d’un diplôme d’ingénieur. Une année de formation très intense, entre théorie et pratique, pour comprendre et dialoguer avec les différents intervenants d’un projet EMR...

Une année de formation très intense entre théorie et pratique...
 

"Le mastère m’a apporté des connaissances approfondies sur un secteur particulier, les énergies marines renouvelables. J’y ai en plus gagné un réseau de contacts dans ce domaine, grâce aux nombreux professionnels qui interviennent dans la formation et grâce aux anciens diplômés. » Jean-Christophe Allo fait partie de la première promotion issue du mastère spécialisé Energies marines renouvelables (EMR) proposé à Brest par l’ENSTA Bretagne. Il est aujourd’hui chef de projet chez Sabella, petite entreprise qui monte dans le domaine des hydroliennes. 
 

 

Le mastère spécialisé EMR a accueilli ses premier étudiants
à la rentrée 2010. Initié par le Pôle de compétitivité Mer Bretagne Atlantique qui voyait enfler le nombre de projets dans le domaine des énergies marines renouvelables, le mastère repose sur la réflexion commune de plusieurs grandes écoles finistériennes,
Ensta Bretagne, Télécom Bretagne, Ecole Navale, associées à Ifremer et à l’Université de Bretagne occidentale.

 

 

Une élévation réelle du niveau de connaissances

Le mastère EMR constitue une formation complémentaire pour les titulaires d’un diplôme de niveau bac+5, ingénieurs et ingénieures pour la plupart. La formation dure un an : un semestre de formation appliquée et un semestre consacré à un projet de fin d’études en milieu professionnel ou universitaire, en France ou à l’étranger. « La formation est très technique, souligne Jean-Yves Pradillon, l’enseignant responsable du mastère. Il s’agit de former des ingénieurs capables de comprendre et de dialoguer avec les différents intervenants d’un projet EMR, concepteurs et fabricants d’éoliennes ou d’hydroliennes, distributeurs d’énergie, hydrographes et spécialistes de la dynamique des océans... Le rythme est assez soutenu ; c’est une réelle élévation du niveau de connaissances, même par rapport à un diplôme d’ingénieur. »
 

Le mastère spécialisé EMR est ouvert aux titulaires d'un diplôme de niveau bac+5,
master ou diplôme d’ingénieur. En 2014, onze des douze étudiants sont des ingénieurs ou ingénieures,
dans les domaines mécanique ou électrotechnique en majorité ; 7 sont des filles.
L’admission s’effectue sur dossier et entretien. Inscription en ligne dès le mois de janvier sur www.ensta-bretagne.fr .
Frais de dossier : 30€. Frais de scolarité : 7500€

 

Le cursus ne forme pas vraiment à la gestion de projet, les étudiants y sont le plus souvent déjà préparés par leur formation antérieure. En revanche, on y développe les aspects juridiques et économiques d’une installation de production d’énergie marine, le retour sur investissement, et aussi les enjeux environnementaux et sociaux. « L’objectif de la formation est de permettre aux étudiants de répondre à quatre grandes questions : Quelles énergies peut-on capter ? Avec quels systèmes ? Quelles interactions avec l’environnement marin et côtier ? Quel contexte social, économique et juridique ? »

 

 

Des projets proposés par des entreprises

Les enseignements font largement appel au terrain. « 40 % des 80 intervenants du mastère sont des professionnels issus de l’industrie, témoigne l’enseignant responsable. Les étudiants doivent conduire un projet en petits groupes au cours du second semestre de formation. Par exemple, l’étude technico-économique d’une fondation d’éolienne en mer, la modélisation des effets des lignes d’ancrage sur le comportement à la mer d’un système EMR flottant, ou l’optimisation du positionnement de chaque éolienne dans un parc d’une centaine de machines... » Les projets peuvent être proposés par des entreprises ou conçus par l’école. « Certains projets peuvent concerner plusieurs promotions successives d’étudiants : la première livre un simulateur, la suivante une maquette et la dernière passe à la fabrication... »
 

 

Une vision plus large

Mastère en poche, tous les diplômés trouvent un emploi. « Et, sur les trois premières promotions, soit 31 diplômés, 29 travaillent dans les EMR. » Ils et elles réalisent des études d’implantation sur site, ou exercent le métier de concepteur et/ou chef de projet en systèmes et plateformes de production d’énergie en mer.
Dominique Le Roux est coordinateur d’études au bassin d’essais hydrodynamiques de Ifremer à Brest ; il a décroché son mastère en 2012. « Ingénieur en mécanique de formation, j’ai suivi le mastère dans le cadre de la formation continue, avec le soutien de mon employeur. La formation a fortement enrichi mes connaissances techniques, en mécanique, électrotechnique, hydrodynamique... Elle m’a aussi permis de creuser les aspects juridiques, économiques et financiers de la conduite d’un projet. J’y ai acquis une vision plus large, plus globale des choses. Une formation très intense... »

 



 

 

 

 

 

Publié le 07/11/2014