Les formations et les métiers en Bretagne
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BPJEPS. Alicia découvre le plaisir d’enseigner

Le BPJEPS activités équestres forme en un an des moniteurs d’équitation. Au programme : préparation de séances, encadrement d’activités, travail des chevaux ou encore mise en place de projets d’animation. Qualités pédagogiques, relationnelles et bonne résistance physique recommandées.

 
Alicia en BPJEPS activités équestres
 


« Au début, j’ai choisi cette formation pour monter à cheval. Je ne me voyais pas rester sur une chaise toute la journée. Mais pour enseigner l’équitation, aimer les chevaux ne suffit pas. Il faut aussi aimer les gens ». Alicia est en BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport) activités équestres, une formation qui prépare au métier de moniteur en centre équestre. En un an, elle va apprendre à encadrer des groupes de cavaliers, leur enseigner l’équitation, les faire progresser dans leur pratique… « Je voulais entrer en BPJEPS juste après mon bac, je venais d’avoir mon galop 7, mais on m’a dit que j’étais un peu jeune pour enseigner. J’ai donc commencé par préparer un CQP* Animateur Soigneur Assistant pendant un an avant d’entrer ici. »

 

Mises en pratique chez un tuteur


Pendant l’année, Alicia va alterner les temps en centre de formation et les temps chez son tuteur, en centre équestre. La prise de responsabilités est progressive. « Je viens juste d’arriver en centre équestre. Je ne connais pas encore leurs chevaux. Pour l’instant, je suis en phase d’observation. J’accompagne les deux moniteurs sur les cours. Ils m’expliquent leur façon de travailler. Plus tard dans l’année, j’assurerai des cours sous leur responsabilité. »

En centre de formation, Alicia se forme aux diverses facettes du métier. « On leur apprend à construire une séquence pédagogique, à prévoir une progression pour le cavalier, explique Fabienne Bondon, responsable pédagogique au Centre de Formation Professionnelle Equestre de Haute Bretagne. Ils peuvent ensuite mettre en pratique ces séances chez leur tuteur. Les séances destinées aux cavaliers plus expérimentés, à partir du galop 5, sont testées ici. Les jeunes jouent le rôle de cobayes entre eux. »

 

Sportifs et pédagogues


Une partie de la formation porte également sur la cavalerie. Alicia apprend à évaluer les chevaux, leur comportement, leurs aptitudes et à les travailler en fonction de l’activité prévue. « On étudie des exercices de dressage de manière théorique puis on les applique en montant avec le formateur », indique-t-elle.
Les élèves se forment aussi à la mise en place de projets et d’animations dans un centre équestre, s’initient à la gestion d’une structure. Sans oublier l’entretien du matériel et des équipements. « C’est savoir réparer une clôture, par exemple, ou vérifier la sécurité du matériel, les selles, sangles, filets… », précise Fabienne Bondon.

Outre le sens de la pédagogie et des qualités relationnelles, les futurs moniteurs doivent faire preuve d’une bonne résistance physique. « Il faut être assez sportif, note Alicia. On est dehors par tous les temps. Apparemment, tous les ans, des coups de fatigue se font sentir en janvier-février. »

 

Centre équestre recherche moniteur


Leur BPJEPS en poche, les jeunes trouvent assez facilement du travail. « Les centres équestres peinent à recruter des moniteurs, explique Fabienne Bondon. C’est un métier que les gens ne font pas forcément toute leur vie. Il faut travailler le samedi, pendant les vacances scolaires, ou encore le soir. Chaque année, nous avons aussi un petit nombre de diplômés, souvent celles et ceux qui montent le mieux, qui choisissent d’aller travailler comme cavalier d’entraînement chez des cavaliers professionnels ou dans des écuries de propriétaires. Le BPJEPS leur permettra plus tard de se reconvertir comme moniteur. »
A noter, le métier de moniteur ne permet pas forcément de monter beaucoup à cheval. C’est souvent à pied, dans le manège, que le professionnel encadre les cavaliers sous sa responsabilité.

Alicia compte trouver un emploi dans un centre équestre. « J’étais assez réservée au départ, mais au fur et à mesure, on prend de l’assurance face à un groupe. Ça me plaît d’enseigner, on essaie de transmettre ce qu’on ressent en montant à cheval, on voit la progression des élèves. Avec les tout petits, c’est encore mieux, ils ont tout le temps le sourire ! »

*CQP : Certificat de qualification professionnelle. C’est une certification créée et délivrée par une branche professionnelle. Un CQP est reconnu par toutes les entreprises qui relèvent de la branche concernée en termes de positionnement de son titulaire dans la grille de classification des emplois. En revanche, les CQP n'ont pas de niveau reconnu par l'Etat qui permette d'être pris en compte à l'extérieur de la branche.

Entrer en BPJEPS

Pour entrer en formation, il faut notamment une attestation de formation aux premiers secours (AFPS ou PCS1) ainsi qu’un certain niveau en équitation évalué par des tests techniques. Chaque centre peut ensuite ajouter des critères de sélection des candidats. « Nous prenons des candidats qui ont déjà leur galop 7 en équitation, précisait ainsi Fabienne Bondon à Bédée. Nous leur faisons passer un entretien, ainsi qu’un écrit sur un sujet lié à l’équitation et un test d’animation. La réflexion, les qualités de rédaction sont importantes. »
Le Conseil Régional finance la formation de certains candidats, selon certains critères. « Cette année, au centre, trente candidats se sont présentés aux épreuves de sélection, nous en avons retenu dix huit. Douze places étaient financées par le Conseil Régional, six candidats ont financé eux-mêmes leur formation. »



 

Publié le 06/03/2014