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Vendeur de produits d'équitation : parler le même langage

Savoir conseiller un client pour l’achat d’une selle de dressage ou d’un mors de cross ne s’improvise pas. Au magasin PADD de Bruz, les vendeurs sont aussi cavaliers. Leurs atouts ? Le sens du contact bien sûr mais aussi une bonne connaissance du cheval et de l’équitation.

 

De la selle aux bottes d’équitation, en passant par les longes de travail ou les sacs à foin, les magasins PADD sont spécialisés dans la vente de produits d’équitation. L’enseigne comprend une cinquantaine de magasins répartis sur toute la France, dont 3 en Bretagne. Elle s’adresse à une clientèle aux besoins bien spécifiques. « Qu’ils soient particuliers ou professionnels, nos clients sont des passionnés pratiquant l’équitation », note Jean-René Lemoine, responsable du magasin de Bruz près de Rennes. Ils sont à la recherche de conseils, c’est une des particularités de notre secteur. »

 

Vendeurs et cavaliers

 

Le magasin de Bruz compte 4 personnes : le responsable du magasin, deux vendeuses et une étudiante préparant un BTS en alternance. Point commun entre les professionnels : tous pratiquent ou ont pratiqué l’équitation. « Pour répondre aux attentes d’une clientèle de passionnés, il faut parler le même langage. Nous vendons des produits techniques, être un bon vendeur ne suffit pas », explique Jean-René. « La connaissance des équipements est un de mes critères de recrutement, continue-t-il. Nous avons beaucoup de références à retenir. Si une personne ne connaît pas les produits de base, il lui faudra trop de temps pour mémoriser tous nos articles. »

 

En magasin et sur les concours

 

Au magasin, les activités sont celles de tout commerce. Il faut ranger, nettoyer le magasin, étiqueter les produits, réaliser l’inventaire à certaines périodes de l’année et bien sûr conseiller le client et lui vendre le bon équipement.

PADD est également présent sur certains concours d’équitation et y propose des articles à la vente. « On effectue environ 30 déplacements par an. Ils peuvent avoir lieu sur deux jours, en semaine, pour les concours jeunes chevaux, ou alors le week-end pour des concours pros et amateurs. Les concours permettent de créer une relation de proximité et de fidéliser une clientèle. »

 

Suivre le rythme

 

Sur l’année, le rythme de travail est fortement lié à la pratique de l’équitation. Il est soutenu en septembre, avec la rentrée des activités dans les centres équestres. Il se poursuit en octobre avec le début de la saison hivernale. « C’est le mois où les gens se rééquipent en couvertures pour les chevaux ou en blousons d’équitation. Décembre et janvier sont également de bons mois avec les achats de Noël puis les soldes. En mars, l’activité des concours redémarre. En mai, il y a le concours de la Baule. C’est un gros événement, on fait beaucoup plus de mises en rayons. »

Le travail en magasin comporte quelques contraintes. « Les journées commencent à 10 h mais se terminent à 19 h, le magasin est également ouvert le samedi. Le dimanche, on peut être amenés à se déplacer sur les concours. En contrepartie, le métier permet de côtoyer du monde et de travailler en lien avec son loisir. Ca, c’est donné à peu de personnes. »
 

Parcours

Les salariées de PADD ont des parcours différents : l’une a travaillé dans une sellerie, l’autre est titulaire d’un BTS dans un secteur autre que la vente. Jean-René Lemoine a préparé un BTS en alternance dans le domaine du commerce, chez PADD. « Je ne l’ai pas eu mais j’ai été embauché ici. »
« BTS ou bac pro, le diplôme n’est pas ce que je vais regarder en premier. C’est un plus, mais ce qui va importer avant tout, ce sont les connaissances et le sens du contact. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le 06/03/2014