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Monitrice d'équitation. Passion éducation

Chloé est monitrice d’équitation. Son plaisir, c’est transmettre sa passion et son savoir à des cavaliers de 7 ans à… beaucoup plus !

"J'aime transmettre mon savoir, apporter des conseils à mes cavaliers..."
 

Noël.

"Aux vacances de Noël et de février, nous proposons à nos jeunes cavaliers de s’occuper d’un cheval pendant toute une semaine, mais de s’en occuper vraiment en prenant en charge l’ensemble de nos activités hors enseignement : le brosser, graisser ses pieds, lui donner ses rations, le travailler à pieds, et aussi faire les cuirs, filets, selles, pailler les boxes..." Chloé est monitrice à l’Ecole d’équitation de Bédée-La Nouaye. "Les enfants prennent davantage d’initiatives après ces stages. C’est un bon apprentissage de la relation cheval-cavalier, et ça leur permet aussi de réfléchir à deux fois avant de mettre un cheval sur leur liste de cadeaux de Noël ! "

« J’aime…
. monter et enseigner
. donner des conseils aux cavaliers
. transmettre ma passion et mon savoir
. la diversité des cavaliers, enfants, ados, adultes. »

« J’aime moins…
. le froid ! Quand il faut rester debout dans la carrière
ou le manège pendant les cours sans trop bouger… »

 

Diversité.

"Ici, on se concentre vraiment sur l’enseignement. Nicolas (le responsable de l’école) veut fidéliser la clientèle. C’est lui qui s’occupe des débutants, je prends ensuite le relais jusqu’au galop 6 ; et il reprend les rênes pour les galop 7 et l’équipe de compétition. Nous alternons nos groupes certains mercredis ou samedis, nous communiquons beaucoup entre nous, ce qui permet de suivre les évolutions de chacun des cavaliers et de régler très vite les problèmes. Autre avantage, les jeunes enfants apprennent ainsi à changer d’instructeur et à ne pas trop s’attacher à une seule personne." Chloé s’occupe aussi des adultes débutants. "La pédagogie est différente. Avec les enfants, on amène progressivement la technique par le jeu. Avec les adultes, on peut davantage expliquer le pourquoi et le comment des interactions cavalier-cheval. J’aime bien cette diversité des publics."

« Mes compétences...
. patience, organisation, écoute, un minimum de psychologie
. j'aime le contact avec les autres, l'amour du cheval ne suffit pas
. il faut avoir l'envie de communiquer, avec les cavaliers, et entre moniteurs
. j'ai un solide bagage technique bien sûr
. et  une formation à l'enseignement, le BPJEPS.»


 

Débourrage.

"Les cavaliers inscrits à l’année ont 36 leçons d’équitation. Je travaille du mardi au samedi, plus quatre à cinq dimanches pour donner un coup de main sur les compétitions." L’école est assez branchée concours de saut d’obstacles (CSO). Chaque année, elle en organise trois et participe à huit à dix CSO, sur lesquels Nicolas Bondon coache les cavaliers engagés.

« Mon salaire...
. le SMIC horaire pour débuter, avec des évolutions prévues dans mon contrat.
. je travaille actuellement sur un 3/4 temps,
27h par semaine.
»


"Les mercredi et samedi sont bien remplis. Avec cinq cours en moyenne dans la journée, je commence vers 9h pour terminer au-delà de 19h. Les mardi, jeudi et vendredi sont plus calmes, les cours sont en fin de journée. Je peux arriver au centre plus tard le matin. Mais j’aime bien être ici, je n’aime pas être enfermée. Il faut savoir un peu tout faire : nourrir les animaux, vider le fumier et pailler les boxes, réparer une clôture… Nicolas me laisse du temps pour m’occuper de mes propres chevaux. C’est très appréciable. Et, contrairement à la majorité des moniteurs, je monte assez souvent. Mes chevaux, et aussi ceux de Nicolas ou de propriétaires qui n’ont pas le temps de le faire. Un cheval doit travailler très régulièrement. Je participe aussi au débourrage des jeunes chevaux que l’école achète."

Chloé en action, de l'accueil des cavaliers et de leurs parents au "debriefing" à la fin du cours... (cliquez sur l'image)

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Plaisir et technique.

"J'aime transmettre mon savoir, apporter des conseils à mes cavaliers. Nous essayons de construire un plan de progression pour les amener au niveau supérieur. J’observe beaucoup les chevaux et les cavaliers pendant la détente (la période nécessaire pour "détendre" le cheval avant le travail). J’adapte ensuite mon programme d’enseignement à l’état des uns et des autres… Avec les enfants, on fait beaucoup de travail au pas, on éduque leur équilibre et leurs réflexes. Certains ont le respect du cheval, d’autres non. Il faut être patient et à l’écoute. Pendant les stages durant les vacances, on peut prendre plus de temps pour la technique, aborder des notions plus théoriques, faire un peu d’hippologie, répondre aux questions…"
"J’ai dans l’idée de m’installer à mon compte dans quelques années. Je ne suis pas pressée, il faut observer les évolutions de l’activité, peut-être reprendre une entreprise suite à un départ en retraite… J’ai envie de continuer à faire ce que j’aime : apporter du plaisir, et de la technique, aux cavaliers ! "


« Mon parcours...
. J’ai commencé à monter vers 7 ans.
Ma famille n’était pas dans le milieu équestre.

A 14 ans, je passais mon galop 7, et mes parents ont acheté deux ponettes de concours pour ma sœur et moi. En fait, c’est moi qui montais les deux !
J’ai beaucoup appris en multipliant les stages chez des cavaliers professionnels.
. En seconde, je ne savais pas trop que faire, mais je ne voulais pas m’enfermer dans le milieu hippique.
J’ai choisi de préparer un bac technologique agricole puis un BTSA productions animales
pour m’offrir des portes de sortie, vers l’élevage par exemple.
J’ai ensuite travaillé un an dans une porcherie,
histoire d’acquérir une expérience professionnelle
et aussi un peu d’argent pour reprendre une licence d’équitation.
Pendant mon BTSA, je n’avais pas trop de temps pour monter…
. L’idée du monitorat vient du vendeur de mes poneys.
J’ai préparé le BPJEPS ici. J’ai ensuite trouvé
un emploi à temps plein, pendant deux ans,
dans un centre équestre près de St-Brieuc,
avant de revenir à Bédée il y a deux ans… »

 

 

 

 

Publié le 06/03/2014