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Cécile est « du bois dont on fait les profs »... / Cécile, un danvez kelennerez

Cécile a d’abord choisi la menuiserie. Mais elle a eu du mal à s’adapter à cet univers très masculin et différent du milieu dont elle vient. C’est en se réorientant vers l’enseignement qu’elle y découvre la place du bilinguisme.

 
Ce que Cécile apprécie surtout, c'est le contact avec les élèves.
 


Da gentañ-penn e oa bet dibabet micherioù ar c’hoad gant Cécile. Diaes e voe dezhi plegañ da reolennoù bed ar baotred, ken disheñvel e oa diouzh he hini. Goude dibab un hent all er c’helenn en em gav e-kreiz bed an divyezhegezh.


Cécile n’avait pas pensé au départ devenir enseignante bilingue. Après une terminale ES, elle choisit d’abord un apprentissage en menuiserie et restauration du patrimoine chez les Compagnons du Devoir. « Dès la 6e, j’aimais beaucoup les arts plastiques, les travaux manuels, la peinture, bricoler à la maison… » Elle devient la meilleure apprentie de France (médaille d’or). Malgré cette réussite, elle ne se sent pas à l’aise dans cet environnement professionnel très masculin. « En plus, mes parents sont enseignants et le milieu du bâtiment m’était étranger. »

 

De la menuiserie à l’histoire de l’art

Son employeur la soutient pourtant. « C’était surtout les jeunes ouvriers qui avaient du mal à accepter une fille. Mon patron et les anciens de l’entreprise étaient plutôt fiers et heureux de transmettre leur savoir. » Elle passe donc de la menuiserie à une licence d’histoire de l’art. Attirée par le breton, elle prend cette langue en option.

Le bonheur d’enseigner

Cécile s’épanouit dans l’enseignement. Elle apprécie le travail en équipe avec les autres enseignants/es. « Mais j’aime surtout le contact avec les élèves. Il faut beaucoup de patience. On doit être à l’écoute. Cela demande de l’ouverture et de savoir s’adapter. Notamment quand on doit travailler avec plusieurs niveaux dans une même classe. C’est assez fréquent dans l’enseignement bilingue. Ce qui est difficile aussi c’est l’importance du programme. » 
 

Des emplois avec une double compétence

Elle échoue au CAPES (certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré). Elle recherche des remplacements de professeur. "Je me suis aperçue que les offres d’emploi demandaient très souvent une double compétence en arts plastiques et en breton. Cela faisait longtemps que le breton m’attirait, mais je n’avais pas d’aptitude particulière en langue. Voir ces offres  a été le déclencheur. "

 

 

Devenir professeur/e des écoles

Pour devenir enseignant/e bilingue, il faut d'abord être motivé/e par l'enseignement. Ensuite, vient l'amour de la langue.

La motivation principale pour enseigner en classe bilingue breton, c’est d’aimer travailler avec des enfants. C’est aussi d’avoir envie de leur transmettre la culture et la langue. Il faut soi-même maîtriser la langue bretonne.

Des besoins très importants

Les besoins sont très importants. Mais le concours spécifique de Professeur des écoles est quand même d’un bon niveau et nécessite un travail régulier et sérieux. Sa réussite permettra, en tout cas, d’avoir un poste en Bretagne. En cas d’échec, on peut toujours effectuer des remplacements d’enseignants/es ou travailler dans l’animation ou la petite enfance. Beaucoup de postes sont là aussi disponibles.

Des origines variées

L’origine des étudiants/es est très variée. Une grande majorité a une licence de littérature ou de langues avant d'entre en Master (voir fiche-formation Nadoz). Quelques-uns ont une licence de maths ou de sciences, voire plus rarement une licence pro. Cette variété enrichit les échanges entre étudiants/es.

 

Pas de regret

Cécile effectue une formation intensive d’un an en langue bretonne avec l’organisme Skol an Emsav. Puis elle reprend des études universitaires pour passer un Master « Professorat des écoles bilingues et métiers de l’enseignement ». « Je n’ai pas de regret sur mon parcours. Je suis contente d’être sortie un moment du système scolaire. Ça permet de prendre du recul !»

 
Le breton : une ouverture au monde

 

Le breton permet de s'appuyer sur ses racines pour découvrir le monde.

Dans les classes bilingues, la moitié de l’enseignement a lieu en breton, l’autre en français. Pour Cécile, il est normal d’utiliser la langue bretonne puisqu’elle vit en Bretagne. « Ce qui est important, c’est de partir de ses racines pour aller vers l’extérieur, pour élargir sa vision du monde. Et, pour les enfants, le bilinguisme précoce, quelle que soit la langue, a des effets positifs. »

Développer des compétences
Des études récentes montrent qu’il permet de développer des compétences pour toutes les langues, mais aussi dans d’autres domaines, mathématiques, musique, etc.  « Les parents choisissent un enseignement bilingue pour différentes raisons. Ils ne sont pas tous bretonnants. Ils sont souvent intéressés par les avantages du bilinguisme. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les aides de la région pour les futurs enseignants/es

Pour favoriser les vocations, la Région Bretagne verse des aides financières aux futurs/es professeurs/es bilingues.

Elle verse une aide de 5000€ appelée Skoazell, aux étudiants/es de Master qui préparent les concours bilingues des écoles ou des collèges et lycées.

Plus d’infos sur le site de la Région Bretagne.

Pour la formation intensive en breton

Une aide existe aussi pour les personnes qui suivent une formation intensive en breton dans le but de devenir enseignant/e bilingue. Il s’agit de « Desk/enseignement ». Pour les formations de 6 mois, son montant est de 2500 euros si le département accorde également une aide, et de 3000 euros sinon.
Plus d’infos sur le site de la Région Bretagne

 

Pour en savoir plus sur le métier de professeur/e des écoles :
La Fiche métier Onisep, Professeur/e des écoles
Le secteur Enseignement, Formation

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Voir les métiers :

Du breton dans les métiers - LBP

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