Les formations et les métiers en Bretagne
Ignorer les liens de navigation Fiche Article
Ajouter la page à mon espace perso
Add This
Doc

Anne, maquettiste : L’amour des livres en breton / Anne, maketennourez : Ar garantez evit al levrioù e brezhoneg

Amoureuse des livres, Anne est aussi sous le charme de la langue bretonne. Maquettiste à Ti-embann ar skoliou (TES), elle peut y mettre en œuvre ses deux passions. Elle conçoit et réalise la mise en page des livres en breton.

 
Il faut veiller à ce que le résultat de la mise en page soit esthétique.
 

Da Anne e plij al levrioù, hag ar yezh a blij dezhi ivez. Ha hi maketennourez e Ti-Embann ar Skolioù e c’hell labourat evit an div garantez-se. Prientiñ ha sevel a ra an doare da aozañ pajennoù al levrioù e brezhoneg.
 

« J’aime le monde de l’écrit. J’ai toujours eu un goût marqué pour les livres. » Anne est maquettiste à TES (Ti-embann ar skolioù), centre régional de production péda¬gogique en langue bretonne pour les établissements scolaires. Dans son travail, elle peut marier son amour des livres et celui du breton.  « Je suis responsable des projets d’édition qui me sont confiés. Je travaille en lien avec le directeur ou la responsable d’édition pour les écoles. Je réalise la mise en page des documents. Ce sont des traductions du français ou bien des créations en breton. »

 

Travailler sur la langue

Le travail à TES s’effectue en langue bretonne, les livres sont écrits en breton. Et à l’interne, avec l’équipe, comme avec les collaborateurs/trices extérieurs/es, la communication est aussi dans cette langue.
« J’aime mettre en page les textes et aussi travailler sur la langue. J’intègre les corrections grammaticales, orthographiques, typographiques. Nous réalisons, entre autres, des manuels scolaires et des albums jeunesse. » Exemple, de réalisation récente : deux « kamishabai ». Ce n’est pas du breton mais du japonais ! C’est un théâtre d’images. Il s’agit de planches de texte illustrées avec lesquelles on peut raconter une histoire aux enfants.

 

Beaucoup d’échanges avec l’auteur/e

Anne travaille directement avec les traducteurs/trices ou les créateurs/trices concernés/es. Ceux-ci sont, en général, des enseignants/es. Ils/elles sont extérieurs/es à TES. Ils/elles envoient leurs textes en fichiers Word. Anne les intègre dans la maquette et détermine la place des illustrations. « Cela nécessite beaucoup d’échanges avec l’auteur/e, le plus souvent par mail. Je lui envoie mes propositions de mise en page. Quelquefois il y a trop de texte ou d’images sur une page, il faut alors faire des choix. Je fais certaines illustrations. Mais un dessinateur extérieur ou bien notre graphiste Malo réalise la plupart des dessins.»


Pezh a blij din er vicher-se : Sevel framm al levr oc’h implijout poelladoù hag o “c’hoari” gant ar skridoù hag ar skeudennoù ; hag er fin, gwelet al levr dont da wir, moullet-brav, goude bezañ “heuliet” anezhañ pazenn-ha-pazenn.
Ce que j’aime dans ce métier, c’est concevoir la maquette du livre en utilisant les logiciels graphiques et de mise en page, “jongler” avec les textes et les images, puis, au terme d’un ensemble d’étapes de travail, et après l’impression, avoir la satisfaction de voir paraître l’objet-livre.

Un résultat esthétique

« Pour les manuels scolaires et les documents pédagogiques traduits du français, on utilise la maquette existante. Le travail consiste alors à placer le texte en breton dans cette maquette. Pour les créations en breton, je conçois toute la mise en page. Je peux laisser libre cours à ma créativité. Mais dans tous les cas, je veille à ce que le résultat soit esthétique.»

 

De la variété

Elle doit travailler sur plusieurs documents en même temps. Il faut passer d’un style à un autre. Parmi ses tâches, figure aussi l’enregistrement des fiches d’ouvrages réalisés dans la base de données de TES. Mais Anne aime la variété que tout cela apporte, même si la production a augmenté ces dernières années.

 

En contact avec des « sages »

Les maquettistes sont en relation aussi avec les imprimeurs/ses pour la demande de devis et le suivi de la fabrication. Ils/elles sont en contact avec le « Conseil des sages », comité de relecture, composé de bretonnants/es de naissance, impliqués/es dans la culture bretonne. « J’aime cet aspect relationnel. On voit à TES des personnes très diverses. Les salons du livre sont aussi l’occasion d’échanges, notamment avec notre public enseignant. Mon environnement de travail est riche. J’apprends tous les jours quelque chose. »

 

 

Pour en savoir plus, consulter le secteur Média, Communication, Industries graphiques et la fiche-métier Onisep Maquettiste.

 

 

Voir les métiers :

Du breton dans les métiers - LBP

Articles associés