Les formations et les métiers en Bretagne
Ignorer les liens de navigation Fiche Article
Ajouter la page à mon espace perso
Add This
Doc

BTS. Les touche-à-tout de la maintenance

Une formation de technicien supérieur de niveau bac + 2 pour des passionnés de tout ce qui touche au fonctionnement des machines. Les maintenanciers doivent être compétents en hydraulique, électricité, électronique, électrotechnique, informatique...

 
Les entreprises recherchent des jeunes techniciens capables de faire face aux évolutions rapides des technologies...
 

Alexis est apprenti maintenancier dans une grande entreprise agroalimentaire. Il a choisi de préparer un BTS Maintenance industrielle en apprentissage car, comme il le souligne, « j’aime la mécanique, les systèmes informatiques et électriques et le travail manuel ».

 

Eviter les arrêts de production

 

Alexis est le premier apprenti de David Durand, jeune électrotechnicien maître d’apprentissage avec quelques années d’expérience dans l’entreprise. Quand Alexis arrive le matin dans l’entreprise, David fait le point avec lui sur les opérations de la journée. Il effectuera des actions de maintenance soit préventive, soit corrective (voir encart ci-dessous).
Quand il est question d’un dépannage, ils doivent agir vite pour éviter un arrêt de production trop long. Parfois, Alexis est seul sur une panne. Il sent la montée d’adrénaline, car la pression est forte, mais il aime ces défis... « C’est très stimulant. Si j’y arrive seul, tant mieux, sinon je peux toujours appeler l’équipe de mécaniciens au secours ». David précise qu’Alexis n’est pas une charge pour l’équipe car il est parfaitement intégré, et, de plus, il apporte parfois des nouvelles idées qui permettent d’améliorer le fonctionnement des machines.

 

L'entreprise et l'école se complètent

 

Jean-Jacques Beuchet, formateur au centre de formation d’apprentis de l’IFRIA (Institut de formation régional des industries agroalimentaires), hébergé par le lycée La Providence à Montauban de Bretagne (35), explique l’intérêt de l’alternance entre l’entreprise et le centre de formation. « Dans l’entreprise, les jeunes travaillent avec leur tuteur sur des objets, des problèmes concrets à résoudre... Ils n’ont pas toujours le temps d’aborder les aspects théoriques de la question. La formation que nous dispensons au centre de formation apporte ce complément théorique, en s’appuyant justement sur ce qu’ils ont vu en entreprise ».

Au programme au CFA : cours magistraux et travaux pratiques. Les étudiants apprennent à lire des schémas électriques, à analyser des pannes pour établir des diagnostics, à faire des bilans suite à des interventions... Et aussi à comprendre les paramètres et les principes de fonctionnement des machines.
Après l’obtention du BTS, ceux qui veulent travailler trouvent actuellement sans difficultés un emploi en région Bretagne. Les entreprises industrielles recherchent des jeunes techniciens capables de faire face aux évolutions rapides des technologies. Mais ceux qui le souhaitent peuvent aussi poursuivre leurs études en licence professionnelle, voire, pour les meilleurs d’entre eux d’un point de vue théorique, en école d’ingénieurs.
 

 

 

 
Un étudiants en licence pro ingénierie et maintenance des systèmes automatisés. La formation accueille BTS et DUT...
 

Différents types de maintenance, à différents niveaux

La maintenance est composée de différents types d’intervention. La maintenance préventive consiste à éviter les pannes en assurant un entretien régulier des matériels, en changeant à temps les pièces usées, en graissant les machines, etc. La maintenance corrective (ou dépannage) intervient quand la panne est déclarée et qu’il faut remettre en marche la machine. Et, enfin, l’amélioration permanente des machines fait aussi partie de l'activité des maintenanciers, après analyse de leurs interventions et observations.

La maintenance industrielle s’étudie à différents niveaux, bac professionnel, BTS, DUT, licence professionnelle, voire plus... En Bretagne, le BTS Maintenance industrielle est préparé, à temps plein et en apprentissage, dans une dizaine d’établissements.



 

 

 

Publié le 11/10/2012