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Carrossier. Chirurgien esthétique des voitures...

Le plaisir du carrossier, c’est d’abord le travail du métal. Redresser, découper, souder forment l’essentiel de son quotidien. Mais il a plusieurs cordes à son arc. Peinture et électricité complètent son activité. Pour, au final, redonner sa jeunesse au véhicule…

 
Le travail du métal est l’essentiel du travail du carrossier ou de la carrossière...
 

«Travailler la tôle, ça me plait, explique Benjamin apprenti carrossier. C’est un matériau qui réagit bien, qui tient bien la forme qu’on lui donne. Et j’aime redonner sa beauté d’origine à la voiture ». Le travail du métal est l’essentiel du travail du carrossier ou de la carrossière. Il (ou elle) découpe les parties abîmées. Il redresse les éléments déformés. Il les prépare pour la peinture : il décape, ponce, aplanit les surfaces. Il soude les nouvelles parties avec les anciennes. « On ne répare pas les pièces en aluminium, ni la plupart du temps celles en plastique. Ce sont des matériaux trop durs, trop rigides. On change simplement les pièces. »  

 

Une palette de compétences

 

Mais le carrossier doit montrer toute une palette de compétences. Il peint les différents éléments après leur remise en place. Il doit également avoir des connaissances en électricité et électronique. Il démonte et repose les circuits électriques et électroniques. « Il y en a de plus en plus et on les trouve dans différentes parties de la voiture. On doit aussi savoir utiliser l’informatique. » Les mesures des châssis des véhicules sont maintenant réalisées électroniquement et sont assistées par ordinateur .

 

Analyser les dégâts

 

Réflexion et organisation sont des qualités importantes pour un carrossier ou une carrossière. Avant de réparer, il faut analyser les dégâts et prévoir les réparations à réaliser. « On examine le dossier fourni par les compagnies d’assurance et les experts automobile. On utilise les documents techniques des constructeurs. On examine les plans et on repère les points qui ont bougé. » En cas d’accident trop grave, le démontage complet est parfois nécessaire pour cette évaluation. Il faut aussi contrôler le soubassement du véhicule. La voiture passe sur un banc de contrôle pour repérer les déformations de sa structure et de ses trains roulants.

 

Mémoriser les pièces et les boulons

 

 Le carrossier réalise un diagnostic et prévoit l’ordre des opérations. « Il faut être logique et respecter les étapes de la procédure. Il y a un ordre pour démonter et un ordre pour remonter. La mémoire et l’expérience comptent beaucoup, car il faut mémoriser les nombreuses pièces et boulons… »

Des aspects plus administratifs font aussi partie du métier. Il faut réaliser un devis en fonction du diagnostic. Le carrossier évaluera le temps nécessaire à la réparation et le prix des pièces. Il transmettra le chiffrage, les éléments techniques et les photos aux experts automobile et aux assurances.

 

Accueillir le client



C'est aussi le carrossier qui accueille le client.  Il réceptionne le véhicule. Il écoute et collecte les informations. Il propose les services de l’entreprise, comme le prêt d’une voiture. Il explique les réparations à faire, les travaux complémentaires éventuels et apporte des conseils. A la fin de l’intervention, il remet le véhicule et détaille la facture.
« Actuellement, l’augmentation des coûts fait qu’il revient moins cher de réparer une pièce plutôt que de la changer, précise M. David, carrossier. Pour une porte qui coûte 500€, il sera plus économique pour le client de payer une réparation de 5h à environ 40 € de l’heure… »

 

S'adapter aux évolutions



Dans ce métier, il faut savoir s’adapter aux évolutions. Elles sont techniques, mais aussi liées aux changements de la société. «  C’est aussi par préoccupation écologique que l’on préfère réparer plutôt que changer les pièces. Je pense à mes enfants et à mes petits-enfants», continue M. David.  Les carrossiers utilisent des produits non nocifs pour l’environnement. Les déchets et les résidus sont triés. Certains matériels sont recyclés. Les produits dangereux comme les peintures et les diluants sont récupérés par un spécialiste.

La répression des infractions routières et la sécurisation des routes entraînent une diminution des accidents. Les demandes de réparation diminuent. Mais la carrosserie offre toujours des débouchés, car elle manque de personnels formés.



 
Une entreprise familiale
Au décès de son père et de son frère, Claude David a pris la direction de la carrosserie de Noyal-Chatillon sur Seiche, en Ille-et-Vilaine. Il a quitté son poste de directeur commercial de grande surface pour que le rêve familial ne meure pas.
L’entreprise, moyenne, comprend sept employés :
- trois carrossiers
- un mécanicien
- un peintre
- un apprenti carrossier-peintre
- une secrétaire-comptable
Tous les ouvriers ont été formés dans l’entreprise, sauf le peintre.
« Nous avons des accords avec cinquante compagnies d’assurance ainsi qu’avec un réseau de loueurs de voitures. Le service est important. Prêter un véhicule, ou aller chercher la voiture avec le client, sont des plus appréciés. »

> Pour tout savoir sur le parcours de Benjamin, le fils de Claude David, lire l'article "Carrossier. De (grand-)père en (petit-)fils..."
 
 

 

 

 

 

 


 

 

 


 

 

Publié le 20/11/2012