Les formations et les métiers en Bretagne
Ignorer les liens de navigation Fiche Article
Ajouter la page à mon espace perso
Add This
Doc

Insertion. Un diplôme bien utile

Un diplôme, ça ne sert pas à rien. Le Céreq* a étudié les parcours d’insertion des jeunes sortis de l’école en 2007. Conclusions : avoir un diplôme permet d’accéder à un emploi dans de bonnes conditions, même en période de crise...

Décrocher un diplôme permet d’abord d’apprendre des choses intéressantes, de se trouver une activité dans la société, et de se construire une vie à soi.
Avoir un diplôme protège durablement du chômage. C’est le Céreq qui l’affirme grâce à deux études* publiées au printemps 2011. Celles-ci permettent d’observer que, face à la crise, les jeunes ne s’en sortent pas si mal grâce à un système éducatif pas si inefficace qu’on le dit.


En 2010, les 3/4 environ des jeunes sortis de formation initiale trois ans auparavant ont un emploi, stable en majorité...

Mais l’écart est immense entre les diplômés de l’enseignement supérieur et les non-diplômés (environ 130 000 jeunes sont dans cette situation en 2007, soit un jeune sur six). Le taux de chômage de ces derniers est quatre fois plus élevé que celui des premiers : 40 % des non-diplômés n’ont pas d’emploi, pour seulement 9 % pour les titulaires d’un diplôme post-bac. Lorsqu’ils sortent de l’école, les jeunes de la génération 2007 bénéficient d’un contexte plutôt favorable : début 2008, leur taux de chômage est à son plus bas niveau depuis vingt-cinq ans. La crise financière entraîne un retournement brutal quelques mois plus tard. Et, en 2010, le taux de chômage de l’ensemble de la génération 2007 atteint les 18 %. C’est le plus élevé depuis le début des enquêtes « génération » en 1998.


Le taux de chômage des non-diplômés est quatre fois plus élevé que celui des titulaires d’un diplôme post-bac

 

Les non-diplômés sont les plus pénalisés...

Même quand ils travaillent, ils sont plus souvent que les autres sur des contrats précaires, CDD ou intérim. Or, quand la situation économique se dégrade, ces contrats servent de variable d’ajustement à l’activité de l’entreprise et sont les premiers touchés. De plus, le chômage de masse persistant permet aux employeurs de recruter des diplômés sur des emplois peu qualifiés que des non-diplômés pourraient occuper. Ce qui éloigne ceux-ci un peu plus de l’emploi.


En revanche, malgré la crise, les diplômés du supérieur ne connaissent pas de dégradation importante de leur situation professionnelle...

En 2010, 72 % d’entre eux sont en CDI ou fonctionnaires, trois ans après leur sortie de formation ; ils étaient 70 % dans ce cas pour la génération sortie en 2004. 80 % des diplômés du supérieur ont le statut cadre ou profession intermédiaire en 2010, comme la génération précédente. Et leur niveau de rémunération est en légère hausse  et correspond à une évolution un peu plus rapide que l’inflation sur la période 2007-2010. Un bémol cependant : ce constat est global, il repose sur les premiers résultats de l’étude. Les situations diffèrent sans aucun doute selon les diplômes et les domaines de formation.


Situation professionnelle des jeunes et conditions d'emploi trois ans après leur sortie de formation (source Céreq)









 






 



 


L’apprentissage facilite l’insertion
Même s’ils ont été eux-aussi touchés par la crise de 2008, à niveau de formation équivalent, les apprentis sortis en 2007 se sont mieux insérés que les jeunes ayant obtenu leur diplôme par la voie scolaire. Ce constat vaut pour les titulaires d’un CAP, d’un BEP ou d’un bac pro ; il se vérifie aussi pour ceux qui ont suivi une formation en apprentissage sans obtenir le diplôme. En revanche, la plus-value est infime pour les diplômes post-bac.
Les apprentis ont déjà signé un contrat de travail ; ils ont dû trouver un maître d’apprentissage, ce qui se rapproche d’une véritable recherche d’emploi. L’apprentissage apparaît comme une première expérience professionnelle qu’ils peuvent mettre en avant sur le marché du travail.
 


* Céreq : Centre d’études et de recherches sur les qualifications
www.cereq.fr
« Le diplôme : un atout gagnant pour les jeunes face à la crise » - Bref du Céreq n°283 mars 2011
« Sur les rails de la stabilisation dans l’emploi après dix ans de vie active » - Bref du Céreq n°285 mai 2011

 

 

Rendez-vous dans dix ans...

Le Céreq* a suivi pendant dix ans l’évolution de la situation professionnelle des jeunes sortis de l’école en 1998.

. Dix ans après, près de neuf jeunes sur dix ont un emploi et leur situation est stable ; la grande majorité a un CDI et ils sont chez le même employeur depuis cinq ans et demi en moyenne.
. Le taux de chômage des non-diplômés dépasse 20 % ; il est sept fois plus élevé que celui des diplômés de l’enseignement supérieur.
. Entre 1998 et 2008, la moitié des diplômés de l’enseignement supérieur n’a jamais été au chômage, comme 40 % des diplômés de l’enseignement secondaire (CAP, BEP, bac pro, bac) et 24 % seulement des non-diplômés.
. Le niveau du premier emploi est souvent inférieur à celui auquel le diplôme peut donner accès. La faute à des employeurs très sélectifs et/ou à des jeunes moins exigeants sur le choix de leur premier emploi.
. En dix ans, les jeunes ont changé en moyenne 3,3 fois d’employeur.
. En 2008, huit jeunes sur dix en emploi affirment que leur situation actuelle leur convient. Et le Céreq souligne que « les jeunes aspirent de plus en plus souvent à ménager leur vie hors travail, plutôt que de trouver ou conserver un emploi stable ou d’améliorer leur situation professionnelle ».


 

 


 

 

 

Publié le 18/10/2011