Les formations et les métiers en Bretagne
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Carrossier. De (grand-)père en (petit-)fils...

Benjamin est tombé tout petit « dans la marmite » de la carrosserie. Avec son grand-père, puis son père, il s’est formé dans le garage familial et a brillamment réussi son parcours.

 
« Si j’en suis là, c’est grâce à l'ensemble du personnel. Ils me connaissent depuis tout petit. Ils m’ont appris le métier et soutenu tout au long de ma formation. »
 

La réussite de Benjamin est un peu celle de toute l’entreprise familiale. Apprenti carrossier, il est lauréat des dernières Olympiades des métiers en Bretagne (voir encadré). Dès son plus jeune âge, il passe le plus clair de son temps avec son grand-père, alors patron du garage. C’est là qu’il apprend le B A-BA de la réparation en s’exerçant d’abord sur son propre vélo. Plus tard, lors de son apprentissage, il est épaulé par l’ensemble du personnel. « Si j’en suis là, c’est grâce à eux. Ils me connaissent depuis que je suis tout petit. Ils m’ont appris le métier et soutenu tout au long de ma formation. »  

 

Réaliser quelque chose de beau

 

Benjamin est actuellement en Brevet de maîtrise (BM) Carrossier-peintre en carrosserie en alternance. Il a d’abord préparé un Bac pro Réparation des carrosseries en apprentissage. « J’ai préféré choisir la carrosserie plutôt que la mécanique. C’est plus propre ! Et puis on voit le résultat de ce que l’on fait. Ça me plait de réaliser quelque chose de beau, d’esthétique. » La formation théorique a lieu au centre de formation d’apprentis à Dinan, dans les Côtes d’Armor. « Vu mes bons résultats au collège, les enseignants me conseillaient d’aller vers un baccalauréat. Mais j’ai toujours su ce que je voulais.»   

 

Des mesures de châssis assistées par ordinateur

 

Le titulaire, ou la titulaire, du bac pro est plus autonome que celui ou celle d’un CAP. Le ou la, car les filles sont présentes dans cette section. La procédure consiste à examiner le véhicule, établir un diagnostic, réfléchir à la manière de faire les réparations. Etape suivante : remplacer ou réparer les pièces. Les jeunes apprennent ensuite à préparer les éléments pour la peinture puis à les peindre. « Nous devons aussi démonter et remonter les différents circuits électriques et électroniques. Il y en a de plus en plus dans les automobiles. Ils se trouvent dans les différentes parties de la carrosserie.» Les futurs carrossiers ou carrossières effectuent aussi des mesures électroniques assistées par ordinateur sur les châssis des véhicules.  

 

"J'aime travailler la tôle"

 

"Informatique et électronique, ce n’est pas ce que je préfère ! J’aime travailler la tôle, changer des pièces, souder… Et ici au garage, je suis content de pouvoir connaître toutes sortes de modèles automobiles.»
Le métier est assez physique. Les pièces peuvent être lourdes, même si elles le sont moins que des pièces mécaniques. Il faut souvent prendre des positions inconfortables. Par contre le travail s’effectue dans des ateliers bien chauffés. «Et nous portons des protections : masques à peinture, filtres à poussière... » 
 

Travailler avec les compagnies d'assurance

 

En plus des réparations, le(la) technicien(ne) a d’autres tâches. Il ou elle doit être en mesure d’établir un devis, qui sera transmis au client ou à l’assurance. Il faut savoir travailler en lien avec plusieurs compagnies d’assurance et des experts automobile. Les dossiers techniques, photographies, devis, s’envoient désormais informatiquement. La formation prépare aussi les futurs diplômés et diplômées à l’accueil de la clientèle. Au démarrage, Benjamin ne prendra pas en charge ces tâches administratives et relationnelles. « A la fin de ma formation, je pourrai travailler comme ouvrier ici. Avec de l’expérience, je pourrai devenir responsable d’atelier. Et plus tard avoir la responsabilité de l’entreprise avec mon père. »

 
Lauréat des Olympiades des métiers 2012
Benjamin fait la fierté de la carrosserie familiale. Il est le gagnant en Bretagne des dernières Olympiades des métiers. Ces « Jeux olympiques » des métiers mettent en compétition des jeunes lycéens(nes) professionnels(les) et apprentis(es) des différentes formations de la région. Tous les secteurs professionnels sont représentés.
« Pour la carrosserie, il fallait changer un pied milieu (montant latéral de chaque côté de la coque), réparer la déchirure d’une aile avant et un enfoncement de l’aile arrière, changer un airbag et passer le châssis de la voiture au banc de mesures assistées par ordinateur »
Déjà l’an dernier, Benjamin était sorti 2e de la sélection régionale et 3e sur toute la France. L’aventure continue cette année en novembre pour la sélection nationale à Clermont-Ferrand, puis peut-être la sélection internationale à Leipzig, en Allemagne…

 
 

 

 

 

 

 


 

 

 


 

Publié le 20/11/2012