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Maintenance industrielle. Les experts de la panne

L’un, Guillaume, est technicien de maintenance ; l’autre, Olivier, apprend à le devenir. Les deux aiment se creuser la tête pour analyser des indices, trouver l’origine de la panne et y remédier, voire éviter qu’elle se produise. Les deux apprécient particulièrement la diversité de leurs journées...

 
"Il faut savoir garder son calme et aller vite sans stresser ; on a la pression pour minimiser le temps d’arrêt des machines."
 


Guillaume, technicien de maintenance

 

"C'est un métier dans lequel il faut savoir aller vite sans se presser... » Guillaume est technicien maintenance dans l’atelier finition et usinage de Fonderie de Bretagne (FDB). L’entreprise fabrique des pièces pour l’automobile. « J’assure l’entretien et le dépannage de machines à commande numérique pour l’essentiel, ce qui implique de maîtriser automatismes, électrotechnique, pneumatique et hydraulique. »

Chez Fonderie de Bretagne, les équipes de maintenance tournent en 2x8. « Cette semaine, je travaille l’après-midi. Quand j’arrive, je consulte le compte-rendu des activités du matin et le détail des travaux à faire. Aujourd’hui, par exemple, j’ai une porte de protection à remettre en place et un moteur en panne. A côté des dépannages demandés par les opérateurs, j’ai aussi un planning, fourni par le service méthode maintenance, pour l’entretien préventif des machines. Toutes les six semaines, par exemple, il faut changer certaines pièces, retendre des courroies, vérifier l’usure de certains outils... » Au technicien d’en programmer le remplacement. « Quand certains problèmes reviennent régulièrement, je peux proposer une amélioration. Ainsi, nous nous sommes aperçus que les opérateurs oubliaient souvent de fermer une vanne de remplissage de lubrifiant. Le service maintenance a suggéré et réalisé une modification. »
 

"Les tâches sont très diverses ; il y a vraiment de quoi apprendre..."


Guillaume a connu l’entreprise de l’intérieur au cours du stage qu’il y a effectué pendant son BTS. Il y travaille depuis un an. « En plus d’une grande curiosité, la maintenance nécessite d’être très organisé, très rigoureux. Il faut savoir écouter les opérateurs, ils connaissent leurs machines. Il faut aussi savoir garder son calme et aller vite sans stresser ; on a la pression pour minimiser le temps d’arrêt des machines. »

« Ce que j’apprécie particulièrement ici, c’est la diversité des tâches ; elles sont chaque jour différentes. Il y a vraiment de quoi apprendre. J’aimerais déjà faire le tour de toutes les machines avant de penser à évoluer dans l’entreprise... »

 

"Je continue à me former ici au contact des anciens"

« Plus jeune, j’ai souvent démonté ma mobylette pour en comprendre le fonctionnement... et l’améliorer ! »
Guillaume choisit de préparer un bac technologique Génie électrotechnique, puis un BTS Mécanique et automatismes industriels (devenu récemment Conception et réalisation de systèmes automatiques). « Je m’étais renseigné sur les formations du lycée Colbert ; le bac puis le BTS m’ont bien plu. » Diplôme en poche, il va travailler dans plusieurs entreprises agroalimentaires de la région lorientaise avant d’être embauché à Fonderie de Bretagne, d’abord en intérim pendant quatre mois, puis en CDI. « Je continue à me former ici au contact des anciens de l’entreprise. »
 


 

Guillaume soigne les robots récalcitrants...
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La maintenance. Entretenir, réparer, améliorer...

Gilles Cargouet est un des responsables méthode maintenance à Fonderie de Bretagne ; il enseigne aussi à l’IUT de Lorient dans la licence professionnelle Ingénierie et maintenance des systèmes automatisés.
Méthodes. « Le service organise tous les travaux de maintenance, planning, achat de matériel, etc. C’est lui qui est en particulier chargé de planifier la « révision générale » du mois d’août. La production s’arrête et tous les personnels de maintenance s’activent pour désosser, vérifier, soigner, régler des machines dont l’arrêt n’est pas envisageable en cours d’année. »
Améliorations. « Elles constituent une part importante de l’activité. On peut par exemple ajouter un tapis en sortie de machine pour accueillir les pièces ; nous concevons les éléments et nous les faisons fabriquer. Nous pouvons aussi assurer le remplacement d’un automate, ou intégrer de nouveaux modules sur une machine. »
Licence pro. « La licence professionnelle est intéressante. Les diplômés sont plus mûrs qu’au niveau bac+2, plus autonomes. Certains pourraient être opérationnels immédiatement en méthode maintenance. »

 

 

 


Olivier, apprenti méthode maintenance

 

"Ma première activité en arrivant ici a consisté à rédiger les fiches de maintenance des climatiseurs de l’entreprise. » Olivier prépare un BTS Maintenance industrielle par apprentissage dans le service méthode maintenance mécanique de Fonderie de Bretagne. Ce service met au point les documents de maintenance préventive des différents matériels à partir des livrets techniques des constructeurs.

« Ces fiches décrivent les actions à faire chaque semaine. Il faut beaucoup d’autonomie pour se « dépatouiller », trouver les informations pertinentes. Il faut aussi pas mal de connaissances en mécanique, pour calculer la durée de vie d’un roulement par exemple. J’ai un peu de mal parfois, c’est nouveau par rapport à mon bac pro. »

Olivier est en effet titulaire d’un bac professionnel en électrotechnique. « Les autres apprentis qui viennent d’un bac technologique cartonnent en maths, mais ils découvrent l’entreprise, alors que les bacs pro. y ont déjà passé plusieurs semaines. J’ai choisi l’apprentissage pour être sur le terrain. » En général, Olivier passe quinze jours à Fonderie de Bretagne suivis de quinze jours au centre de formation d’apprentis. « Mais cette alternance peut varier en cours d’année, selon les activités. »
 

"Il faut beaucoup réfléchir, il n'y a pas de routine..."


« Ici, je ne passe pas mes journées devant un ordinateur, je suis aussi dans les ateliers. Actuellement, je suis sur un problème d’étanchéité sur une machine. Il faut changer un fût de vérin hydraulique. J’ai dessiné la pièce sur ordi avec un logiciel de CAO (conception assistée par ordinateur) et je vais envoyer ce plan au fabricant ; ici, les usineurs ne pouvaient pas la fabriquer. Ca donne pas mal de responsabilités ; il ne faudrait pas commander une pièce qui ne convienne pas... »

Olivier n’est pas fixé sur son avenir immédiat. Après le BTS, il va travailler quelque temps en intérim pour se forger une expérience avant de trouver un emploi stable, ou reprendre une formation... « Ce qui me plaît dans la maintenance, c’est qu’il faut beaucoup réfléchir, et puis il n’y a pas de routine, c’est tous les jours différent. »

 

 

 


 

Publié le 20/11/2012