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Moto. Huit bacheliers au taquet

Accueil, diagnostic, réparation... Le bac professionnel Maintenance de véhicules automobiles option motocycles forme des techniciens très polyvalents pour les ateliers des concessionnaires. Rencontre avec huit futurs bacheliers très motivés...

 
Dans l'atelier du lycée, huit futurs bacheliers professionnels très motivés...
 

Vincent, Steven, Kevin, Alexis, Nicolas, Florent, Antoine et Johan sont en terminale de bac pro Maintenance de véhicules automobiles option motocycles. Petit groupe, le nombre de places étant limité à dix dans la section. « Ils étaient dix en seconde, issus de classes de 3e de toute le Bretagne, et même au-delà, précise Bruno Duval, un des enseignants de la section. C’est la première promotion du bac pro préparé en trois ans (avant 2009, le bac pro se préparait en deux ans après un CAP ou un BEP). »

Très motivés, ils ont tous un deux roues, l’amour de la moto, et des idées bien arrêtées sur leur avenir, la profession, les conditions de travail, leur formation ou les stages. Expressions libres...

 

 

 

CAP et bac pro...

"Le titulaire du CAP est un exécutant, un ouvrier qualifié. Le diagnostic lui est donné. » « Il démonte, remplace ou répare les éléments défectueux, remonte le tout. » « Il peut réaliser des mesures, des contrôles et effectuer des réglages simples. »
Le CAP Maintenance de véhicules automobiles option motocycles se prépare en deux ans après la 3e. A temps plein en lycée professionnel, il comprend douze semaines de formation en milieu professionnel.

« Le bachelier professionnel peut prendre davantage de responsabilités. » « C’est un technicien d’atelier capable d’accueillir un client et d’analyser sa demande. La relation clientèle fait partie des enseignements en bac pro. » « Devant une panne, il peut établir un diagnostic, c’est parfois très compliqué. » « Il sait interpréter les données informatiques des appareils de mesure. » « En moto, la maintenance ce n’est pas seulement la mécanique ; on s’occupe aussi du cadre, des suspensions, du carénage, de l’électricité et de l’électronique... »


 

Les qualités demandées...

"Passionné. » « Très motivé. » « Il faut être patient, savoir écouter, observer. » « Il faut beaucoup réfléchir, être tenace ; c’est parfois très difficile de trouver l’origine d’une panne et de poser un diagnostic. » « Il faut être organisé, nettoyer ses outils, se laver les mains très souvent. » « Il faut apprendre beaucoup de choses, sur la motorisation, la transmission, les liaisons au sol, la production et la distribution de l’énergie électrique, la qualité, la prévention des risques, la gestion, l’organisation de la maintenance... » « Il faut aussi avoir une assez bonne condition physique, on travaille debout tout le jour. »

 

 

Les stages...

"On apprend beaucoup en entreprise. » « Les stages permettent aussi à l’entreprise de nous tester. » « Faut y aller ! Pour faire des choses intéressantes, il ne faut pas rester dans son coin. » « Au lycée, on travaille souvent à deux, on s’entraide ; pendant le stage, on est tout seul, ça nous force à faire les choses par nous-même ; c’est parfois mieux. »
Les élèves passent six semaines en entreprise en fin de seconde, puis deux fois quatre semaines en première, et pareil en terminale.
« Ce sont surtout des concessions qui les accueillent. En seconde, nous préconisons d’aller plutôt vers de petits garages : les véhicules y sont plus anciens et on y laisse les stagiaires faire davantage de travaux. Dès la seconde, les jeunes sont capables d’assurer l’entretien courant d’une moto. »


 

L'avenir, l'emploi...

"Je vais continuer en formation complémentaire mécanique de compétition pour avoir des connaissances de plus haut niveau ; je ne veux pas m’occuper de scooters... » « Je veux aller en BTS Moteurs à combustion interne pour approfondir la mécanique. » « J’envisage de me mettre à mon compte plus tard ; je voudrais préparer un BTS Management des unités commerciales pour compléter mon bac pro avec une formation en commerce. »

« Il faut être mobile, il y a plus de travail en région parisienne et dans le sud de la France. » « Il faudra faire ses preuves dans l’atelier. » « Les salaires ne sont pas très élevés. » Un ouvrier d’atelier peut gagner autour de 1 500 euros nets au bout d’une dizaine d’années. « On travaille le samedi, mais souvent pas le lundi. » « Il faudra continuer à se former en cours d’emploi pour suivre l’évolution des machines. »

« Dans les ateliers moto, on a plus de responsabilités qu’en automobile ; c’est plus petit, il faut être plus polyvalent, c’est plus intéressant. » « Parfois, c’est très convivial avec les clients ; ils aiment bien qu’on leur explique ce qu’on fait sur leur machine. Les motards sont plus inquiets pour leur véhicule, plus attentifs ; ils viennent dès qu’ils entendent un bruit. »

« Je ne vais pas être mécano toute ma vie. J’ai envie de faire plein de choses : de la compétition, de la mise au point, pourquoi pas continuer des études pour travailler dans le bureau d’études d’un constructeur... » « Certains bacheliers changent même de secteur ; leurs compétences en mécanique, électricité, diagnostic sont transférables dans d’autres activités. »
 

 

Alexis au banc d'essai. Tests et mesures de différents paramètres (cliquez sur l'image)

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Publié le 16/11/2012