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Moto. La passion comme moteur

Moto Passion 35 vend des motos, mais la concession vit aussi sur la réputation de son atelier. C’était dès le départ le choix du patron d’asseoir son entreprise sur la qualité de l’entretien et des réparations. Une histoire de passion...

 
"Le plus intéressant de l'activité se déroule à l'atelier..." François Drouin et Vincent
 

 

 

« Je suis un gars de l’atelier, un original, car la plupart des concessions moto sont tenues par des gestionnaires, aujourd’hui. » François Drouin dirige « Moto Passion 35 ». L’enseigne affiche clairement l’activité de l’entreprise implantée dans une zone industrielle rennaise : en plus d’y vendre des Moto Guzzi et des Aprilia, d’y assurer la maintenance des deux roues les plus divers, on y entretient une vraie passion pour la moto, italienne de préférence !

 

 

 

 

 

Passion, raison, concessions
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"Certaines concessions négligent la maintenance. C’est le magasin, la vitrine qui importe. Pourtant, l’atelier permet un contact suivi avec la clientèle. Les révisions sont plus fréquentes que pour l’automobile. Un entretien efficace et un bon relationnel permettent de conserver les clients et de s’en faire de nouveaux. » Passion et raison cohabitent chez François Drouin. « J’ai voulu vendre des Moto Guzzi car ce sont de vraies belles motos pour motards passionnés. Chance, elles se vendent bien actuellement... Je suis aussi concessionnaire Aprilia. C’est une autre clientèle. Je vends entre 120 et 130 motos par an. »
Le motard sait aussi diversifier ses activités et faire des concessions... « J’entretiens ou répare n’importe quel deux roues à moteur : des motos de toutes marques, des 125 cc, des scooters... J’en ai quinze à vingt dans l’atelier en permanence. La plupart des automobilistes qui roulent aussi en 125 cc se déplacent tous les jours en moto pour leur travail ; heureusement qu’on les a en entretien ! Car les motos roulent beaucoup moins aujourd’hui. La clientèle deux roues évolue. De plus en plus souvent, on « fait de la moto » comme on fait de la planche à voile, pour le fun, quand il fait beau, pas par passion quotidienne. Les jeunes ont souvent déjà une auto quand ils viennent acheter une moto. Un constructeur allemand vend même ses motos dans ses concessions automobiles, et ça marche...»

 

 

Passion, formation

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"Le plus intéressant de l’activité se passe à l’atelier. Refaire un moteur ou une boîte de vitesses, tout démonter, réparer, remonter, régler, puis voir repartir le client, c’est passionnant, et valorisant. En moto, on ne change pas systématiquement les organes, on répare davantage qu’en automobile. Si moteur et boîte sont plus accessibles, certaines interventions demandent plus de temps, changer un pneu par exemple, ou des bougies. »
Attention, passion et bricolage ne font pas bon ménage... « Les motos sont des engins très sophistiqués aujourd’hui. Si la mécanique ne nous embête plus, les moteurs étant très fiables, en revanche, les périphériques, l’électronique ont pris le relais... Les « gadgets » se multiplient. » Oreille, feeling et intuition ne suffisent pas. « Les diagnostics sont de plus en plus longs. Une solide formation est nécessaire. L’ordinateur ne fait pas tout, les connaissances techniques permettent d’aller plus vite à la solution. Le bac professionnel est intéressant pour nous. Il faut un bon niveau général, pratiquer l’anglais pour les notices techniques et l’informatique. Il faut aussi beaucoup de rigueur, de la débrouillardise et savoir prendre des initiatives.»
« Quatre personnes à l’atelier, c’est déjà beaucoup dans le monde de la moto ; les structures sont petites. Il est nécessaire d’être polyvalent et très autonome. Les constructeurs proposent des formations chaque année pour suivre l’évolution de leurs matériels ; il faut aussi avoir envie d’apprendre. Et puis savoir donner un petit coup de chiffon ou mettre un peu de dégrippant sur une béquille avant de rendre la moto au client. »

 

 

Les fruits de la passion

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"Ma première moto, je l’ai achetée à 18 ans et je l’ai ramenée de Normandie en plein mois de décembre. » Une passion se met en route... « Jeune, je voulais être mécanicien, mais pas dans la moto. J’ai suivi une formation en mécanique poids lourds et engins de travaux publics ! » S’ensuivent différents emplois sans rapport avec la moto, mais la passion s’échauffe... « Je gagnais bien ma vie dans le service contrôle qualité chez Citröen, quand j’ai voulu changer d’activité, et même de style de vie... J’ai ouvert un atelier de réparation moto près de Rennes, seul au début, avant d’être rejoint par ma compagne. » C’était il y a une vingtaine d’années. « Cinq ans plus tard, j’ouvrais ma concession Moto Guzzi à Rennes, j’embauchais mon premier apprenti, Vincent, que j’ai gardé avec moi depuis. »
Aujourd’hui, quatre personnes composent Moto Passion 35 : François Drouin, à la réception des clients de l’atelier, aux factures, à la vente des motos neuves et d’occasion, à la commande des pièces, aux « papiers », à l’atelier aussi (« quand il faut jouer du tournevis... ») ; sa compagne, à l’accueil, à la comptabilité et à la tenue du site internet ; Vincent, ex-apprenti, à l’atelier depuis une quinzaine d’années, et formateur lui-même d’un apprenti préparant un bac professionnel. « Quatre, c’est un peu juste, mais l’entreprise ne peut embaucher davantage pour le moment. » Petite et soudée, l’équipe récolte les fruits de la passion du patron : on vient de loin parfois pour faire soigner sa machine, attiré par la réputation de l’atelier.
 


 

Publié le 20/11/2012