« Pendant mon stage de DUT au Centre hospitalier d’Angers, j’ai participé à une étude concernant l’influence de différents facteurs sur l’espérance de vie de patients atteints d’hépatite C. » Après avoir obtenu son DUT Statistique et informatique décisionnelle (STID), Nicolas est aujourd’hui en licence professionnelle Statistique et informatique pour la santé. « Les statistiques, ce sont des maths, mais concrètes, explique-t-il, on en voit l’utilité, c’est ce qui me plaît. »
« Les statistiques consistent à donner du sens aux chiffres, renchérit Lisa, elle-aussi en licence pro et titulaire du DUT STID. Pendant mon stage de DUT dans un laboratoire d’analyse sensorielle, j’ai traité les résultats de séances de dégustation et de tests consommateurs organisés pour des industriels de l’agroalimentaire. J’ai aussi rédigé les premiers rapports. » Hélène, en deuxième année du DUT STID, aime manier les chiffres. « Quand on est curieux, c’est une formation vraiment intéressante ; on découvre plein de choses. Les statistiques, ce n’est jamais pareil, on travaille sur des sujets très différents. » De l’analyse de l’audience d’une chaine télé à l’étude de l’efficacité d’un médicament, en passant par une enquête sur le bien-être au travail conduite parmi le personnel d’une compagnie d’assurance, les statisticiens interviennent dans de très nombreux domaines d’activité. Leur travail ? Sélectionner et collecter des données, les organiser dans des bases de données, extraire et analyser les informations pertinentes, et présenter clairement les résultats en tableaux, graphiques et autres supports accessibles à tous.
« En plus de la maîtrise des outils scientifiques, mathématiques et informatique, souligne Elisabeth Le Saux Wiederhold, la responsable du département STID, les étudiants doivent s’intéresser de près au secteur d’application des statistiques qu’ils produisent, pour en apprécier la pertinence. Et ils doivent aussi savoir communiquer. Nos diplômés travaillent dans l’ombre, mais pas dans leur coin. » Pour Patrick Kermorvant, le directeur de l’IUT de Vannes (et un ancien STID), « on ne fait jamais de statistiques pour soi, mais pour répondre à une demande ; c’est un travail de collaboration qui nécessite de nombreux échanges pour être efficace. » Dès la première des deux années de formation, les étudiants conduisent, à deux ou trois, des projets en réel pour s’initier à la diversité des demandes. Et les stages permettent de s’immerger dans le quotidien d’une équipe de statisticiens.
Comme Nicolas, 80 % des diplômés continuent des études après le DUT. La majorité entre en licence professionnelle pour compléter et spécialiser ses connaissances ; certains continuent dans une licence scientifique, cap sur un master professionnel à bac + 5. Quelques étudiants motivés entrent (sur dossier et entretien) à l’ENSAI, l’Ecole nationale de la statistique et de l’analyse de l’information, qui forme des ingénieurs et aussi les attachés statisticiens de l’Insee.
Publié le 01/03/2012