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Statistique. La langue des chiffres

A l’IUT de Vannes (56), on étudie le langage des chiffres. Les étudiants en statistique apprennent à collecter, organiser et analyser des données, puis à communiquer le résultat de leurs interprétations.

« Pendant mon stage de DUT au Centre hospitalier d’Angers, j’ai participé à une étude concernant l’influence de différents facteurs sur l’espérance de vie de patients atteints d’hépatite C. » Après avoir obtenu son DUT Statistique et informatique décisionnelle (STID), Nicolas est aujourd’hui en licence professionnelle Statistique et informatique pour la santé. « Les statistiques, ce sont des maths, mais concrètes, explique-t-il, on en voit l’utilité, c’est ce qui me plaît. »


Donner du sens aux chiffres
 

« Les statistiques consistent à donner du sens aux chiffres, renchérit Lisa, elle-aussi en licence pro et titulaire du DUT STID. Pendant mon stage de DUT dans un laboratoire d’analyse sensorielle, j’ai traité les résultats de séances de dégustation et de tests consommateurs organisés pour des industriels de l’agroalimentaire. J’ai aussi rédigé les premiers rapports. » Hélène, en deuxième année du DUT STID, aime manier les chiffres. « Quand on est curieux, c’est une formation vraiment intéressante ; on découvre plein de choses. Les statistiques, ce n’est jamais pareil, on travaille sur des sujets très différents. »
De l’analyse de l’audience d’une chaine télé à l’étude de l’efficacité d’un médicament, en passant par une enquête sur le bien-être au travail conduite parmi le personnel d’une compagnie d’assurance, les statisticiens interviennent dans de très nombreux domaines d’activité. Leur travail ? Sélectionner et collecter des données, les organiser dans des bases de données, extraire et analyser les informations pertinentes, et présenter clairement les résultats en tableaux, graphiques et autres supports accessibles à tous.

 
Insertion. Des emplois à tous les niveaux
Pas de souci pour trouver un emploi en statistique. Sur une année, l’IUT recueille plus de 300 offres. Tous les secteurs professionnels font appel aux savoir-faire des spécialistes du chiffre : de grandes entreprises dans la finance, le commerce, l’agroalimentaire, etc., et aussi des sociétés de service, petites et grandes. Des emplois existent au niveau bac+2. Avoir une licence professionnelle donne une vraie plus-value en terme de responsabilités, et de salaire : le salaire annuel brut médian tourne autour de 24 000 € avec un DUT, il s’élève à 27 000 € avec une licence pro. L’Association des anciens étudiants est active et aide les étudiants dans la recherche d’emploi et de stage.
Son site internet : www.aesv.net
 

 


 

 

 

Savoir communiquer
 

« En plus de la maîtrise des outils scientifiques, mathématiques et informatique, souligne Elisabeth Le Saux Wiederhold, la responsable du département STID, les étudiants doivent s’intéresser de près au secteur d’application des statistiques qu’ils produisent, pour en apprécier la pertinence. Et ils doivent aussi savoir communiquer. Nos diplômés travaillent dans l’ombre, mais pas dans leur coin. » Pour Patrick Kermorvant, le directeur de l’IUT de Vannes (et un ancien STID), « on ne fait jamais de statistiques pour soi, mais pour répondre à une demande ; c’est un travail de collaboration qui nécessite de nombreux échanges pour être efficace. » Dès la première des deux années de formation, les étudiants conduisent, à deux ou trois, des projets en réel pour s’initier à la diversité des demandes. Et les stages permettent de s’immerger dans le quotidien d’une équipe de statisticiens.

 
Quatre pôles de compétences
Les deux années de formation s’articulent autour de quatre pôles de compétence : Statistique (400 h), Outils scientifiques (mathématiques, 100 h, et informatique, 250 h), Environnement économique et communication (565 h), Projets tuteurés (300 h) et stages (10 à 13 semaines). S’y ajoutent 300 heures de pratique des outils informatiques.
Autour de 60 % des candidats admis ont un bac S (scientifique) ; un peu moins de 40 % un bac ES (économique et social). Les titulaires d’un bac STG (sciences et technologies de la gestion), avec un bon niveau, peuvent aussi postuler.
Il faut un intérêt marqué pour les mathématiques et leurs applications, beaucoup d’organisation, un attrait certain pour l’informatique appliquée ; et aussi aimer les relations et travailler en équipe.
Des infos plus détaillées sur le site de l’IUT de Vannes : www.iu-vannes.fr
 

 

 

 

 

 

 

 

Poursuites d'études
 

Comme Nicolas, 80 % des diplômés continuent des études après le DUT. La majorité entre en licence professionnelle pour compléter et spécialiser ses connaissances ; certains continuent dans une licence scientifique, cap sur un master professionnel à bac + 5. Quelques étudiants motivés entrent (sur dossier et entretien) à l’ENSAI, l’Ecole nationale de la statistique et de l’analyse de l’information, qui forme des ingénieurs et aussi les attachés statisticiens de l’Insee.

 
Etudes. Trois licences pro. après le DUT
Pour compléter le DUT STID, l’’IUT de Vannes propose trois licences professionnelles préparées en un an :
Conception de solution décisionnelle, Statistique décisionnelle en marketing, Statistique et informatique pour la santé. Elles correspondent à trois segments complémentaires du marché de l’emploi des statisticiens. L’informatique décisionnelle permet de traiter et présenter les données d’une entreprise à des fins d’analyse et de décision. En marketing, il s’agit de rendre plus efficace les actions commerciales. En santé, la statistique intervient dans la recherche de nouveaux traitements, la surveillance de la santé de la population ou la gestion de grands centres de soins.
 

 

 


 

Publié le 01/03/2012