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Remorquage : mener les bateaux à bon port

Petits mais costauds, les remorqueurs assistent les gros bateaux dans leurs manœuvres. Disponibilité et ponctualité dont indispensables pour ces marins qui amènent les bateaux à quai.

 
Le Grand-Bé, Saint-Malo Le Grand-Bé, Saint-Malo

 

 

A Saint-Malo, la Chambre de commerce et d’industrie est propriétaire de trois remorqueurs. Ces bateaux, relativement petits mais très puissants, sont capables de remorquer les grands navires qui arrivent ou sortent du port et de les assister dans leurs manœuvres. « Nous remorquons beaucoup de cargos, indique Patrick Frelaux, capitaine de remorqueur. Avec la présence de l’écluse à Saint-Malo, ce sont des bateaux qui mesurent moins de 150 mètres. Entre mai et octobre, nous assistons aussi de gros paquebots qui ne peuvent pas entrer dans le port et qu’on amène en rade de Dinard. »

En lien avec la capitainerie

Remorquage d'un bateau militairePatrick Frelaux est responsable d’un des équipages armant les remorqueurs de Saint-Malo. A bord d’un bateau, quatre personnes réalisent ainsi les différentes manœuvres : le capitaine, responsable du navire, un chef mécanicien, responsable de la partie moteur et du matériel de sécurité, un ouvrier mécanicien et un matelot.
« La capitainerie établit un planning précisant les arrivées et les sorties des bateaux à remorquer. Elle nous précise la longueur des navires, leur largeur, leur tirant d’eau, leur provenance… Nous avons trois remorqueurs à disposition : le Grand Bé, d’une puissance de 2000 chevaux, le Davier avec 1400 chevaux et le Corsaire Malouin qui possède 600 chevaux. En fonction des bateaux, on sort l’un ou l’autre remorqueur. Lorsque les navires mesurent plus de 120 mètres et n’ont pas de propulseurs, deux remorqueurs sont nécessaires. »

Manoeuvres dans le port

Organisée, l’équipe est à cheval sur les horaires. Le chef mécanicien met en route les moteurs une demi-heure avant l’arrivée du bateau en rade. A l’heure prévue, le remorqueur avance à la rencontre du bateau. Le capitaine est à la barre ; les diverses manœuvres sont réalisées par l’ensemble de l’équipe. «On croche les remorques du cargo et on le lie au remorqueur par des amarres. On le remorque ensuite dans le port puis on l’accoste à quai dans les meilleures conditions possibles. Pendant le trajet, on suit les recommandations du pilote, monté à bord du cargo. Il a une meilleure vue depuis la passerelle du navire. »

Disponibilité

Bateau à quaiPour ces quatre marins qui ont connu auparavant la marine marchande ou la pêche, le remorquage permet de rester dans le milieu tout en ayant une vie de famille plus facile. « On rentre à la maison tous les jours », explique Patrick Frelaux.
Le travail de l’équipage suit cependant le rythme des marées. Il s’accorde aux horaires des deux pleines mers de la journée qui permettent aux bateaux de passer l’écluse. Les remorquages peuvent avoir lieu la nuit, ainsi que le week-end. « On dort avec notre téléphone allumé. A côté des arrivées programmées, il peut aussi y avoir des remorquages imprévus de chalutiers en panne, par exemple. Certains bateaux arrivent également à une heure différente de celle qui était prévue. Il faut être capable de s’adapter à ces horaires décalés. Quand on réalise de l’assistance aux bateaux, il faut pouvoir compter à 100 % sur le personnel. »
 

 

 
Parcours

Patrick Frelaux, capitaine de remorqueur
Patrick Frelaux est issu d’une famille de marin. Après le lycée, il décide de suivre des études à l’Ecole de la marine marchande (maintenant Ecole nationale supérieure maritime). Il obtient son brevet d’officier chef de quart puis celui de capitaine 3000. Il passe 10 ans dans la marine marchande avant de devenir capitaine de remorqueur.
 
Jean-Christophe Levasseur, chef mécanicien
A 16 ans, Jean-Christophe Levasseur est devenu apprenti matelot dans la marine marchande. Au bout de 3 ans, suite à un plan de licenciement, il devient matelot sur un bateau de pêche. Il passe un brevet de mécanicien 750 kW.
Après une dizaine d’années passées à la pêche, il revient à la marine marchande pendant 3 années. Il se forme à l’Ecole de la marine marchande et devient officier mécanicien. Il arrive au remorquage lorsqu’une place d’ouvrier mécanicien se libère puis devient chef mécanicien.
 
A visiter :
www.formation-maritime.fr, le site du ministère de l’Ecologie, du développement durable, des transports et du logement. 
www.supmaritime.fr , le site de l’Ecole nationale supérieure maritime.

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 25/01/2012