"Dans le domaine du conseil en ressources humaines et gestion du personnel, il existe deux grandes approches, explique Jacques Cottereau créateur de la SCOP. D'un côté, vous avez les conseils spécialisés dans des domaines particuliers : social, politique salariale, outils prévisionnels de gestion des emplois, relations sociales. Ce sont plutôt les grands cabinets de conseils qui proposent ce type de services. Notre approche est différente et consiste en une stratégie transversale qui aborde les problématiques en lien avec l'organisation du travail, le management, la gouvernance de l'entreprise, etc. pour éviter de cloisonner les problèmes. Conseiller les entreprises c'est les aider à anticiper les mutations économiques, sociales et technologiques."
"Nous sommes souvent sollicité par les directions des entreprises souhaitant avoir un regard extérieur. Quelqu'un qui peut poser les questions qui fâchent. Les entreprises ont souvent le nez dans le guidon et ont du mal à prendre du recul. Le consultant apporte alors une méthodologie pour aller jusqu'au bout des réflexions et solutions."
Jacques Cottereau est économiste de formation. Dans les années 70, il crée un cabinet d’expertise comptable avec un expert comptable pour apporter un appui aux comités d’entreprise souhaitant mieux comprendre la situation de leur entreprise. Quelques années plus tard, il ressent le besoin d’aller plus loin et passe d’une démarche d’audit au conseil. Quelles différences ? L’audit se termine une fois le constat fait, les conclusions rendues. Le travail de conseil commence souvent par l’audit mais le cœur du métier de conseil est l’accompagnement suite au constat. Il crée PENNEC en 1985 sous forme d’une SCOP (Société coopérative et participative) avec, entre autres, des partenaires syndicalistes. Il travaille beaucoup avec le secteur de l’Economie Sociale et Solidaire.
Les entreprises peuvent faire appel à un consultant pour traiter plusieurs types de problèmes. Il peut s'agir d'un problème de gouvernance de l'entreprise avec une crise au sein de la direction, d'un manque de cohérence au niveau de la stratégie, d'un besoin d'une animation neutre d'un conseil d'administration bloqué. Il peut également s'agir d'une médiation sociale dans le cadre d'un conflit qui se retrouve dans une impasse. L'intervenant extérieur peut alors débloquer la situation et aider à trouver une sortie de la crise par le haut. "Ce qui me plaît dans ce boulot, c'est le caractère créatif, des rencontres multiples et toujours différentes. C'est aussi le fait d'amener un plus, d'apporter quelque chose, une valeur ajoutée à l'entreprise, aux personnes et aux équipes", conclut-il. ■
Publié le 08/06/1905