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Le directeur de port de commerce

Franck Bruger est directeur du port de commerce de Lorient. Responsable des installations portuaires, il doit assurer le bon fonctionnement du site au niveau technique et humain, prévoir les évolutions et communiquer avec ses partenaires et clients. Un métier technique et relationnel où le sens de la négociation est indispensable.

 
Franck Burger, directeur du port de commerce de Lorient

Dans le port de commerce,  de multiples métiers se croisent et se complètent  afin de permettre la prise en charge rapide des marchandises. 
Le pilote monte à bord du bateau et le guide pour entrer dans le  port, le remorqueur aide les gros  navires à effectuer leur manœuvre, enfin les lamaneurs assurent l’amarrage et le largage des amarres lors des manoeuvres d’accostage (à l’arrivée) ou d’appareillage (au départ).
Une fois le navire à quai, les grutiers réalisent le déchargement en lien avec les entreprises de manutention portuaire. Les marchandises sont ensuite stockées ou acheminées directement chez les clients. « Au niveau de la CCI  du Morbihan, explique Franck Bruger, directeur du port de commerce, nous gérons les outillages et le service de remorquage, les autres services (pilote et lamaneurs, manutention) sont assurés par des sociétés privées. »

Des installations en ordre de marche

« Toutes les marchandises transitent par nos installations, continue-t-il, et je suis responsable de la bonne marche du déchargement en terme de  rapidité, de sécurité et de qualité. Les procédures ne sont pas les mêmes selon les marchandises. Nous avons ainsi des terminaux et des outillages spécifiques pour le vrac agroalimentaire, les produits pétroliers, le sable. La maintenance est une question essentielle. Nous devons essayer d’anticiper les problèmes. Ainsi, nous avons mis en place un système de supervision informatique des grues et des silos qui permet de diagnostiquer les pannes et même dans certains cas d’intervenir à distance. »
le services portuaires sont loués en fonction du type de marchandises, des équipements utilisés, des tonnages, du nombre d’heures…
« Je ne décide pas tout seul des tarifs, précise Franck Burger, c’est une décision qui est prise par le conseil portuaire dont je fais partie. Il comprend des représentants du port de  pêche et de plaisance, de l’état, des usagers, des collectivités territoriales… »

Promouvoir le port


Son métier, c’est aussi de faire la promotion du port, de communiquer  auprès des clients afin d’attirer de nouveaux trafics en particulier auprès de ceux qui sont à le la limite de l’hinterland (zone d'influence et d'attraction économique  d’un port) ....«  Ainsi,  je rencontre les importateurs d’aliments pour bétail qui sont de gros clients afin de cerner leur ressenti par rapport aux services offerts, et de trouver les solutions logistiques les plus adaptées à leur exigence, les améliorations à envisager etc. »

Un travail en partenariat


« Ce que j’aime, c’est la variété des interlocuteurs et des situations. J’ai une autonomie importante avec de gros budgets à gérer, des projets à mener à bien, des investissements  à piloter. » il fait le point régulièrement  sur son activité auprès de la Région qui est propriétaire du port et il  rend compte de la  réalisation des objectifs fixés, par exemple, en terme d’investissements ou d’obtention de certification environnementale.
« Je travaille avec de nombreux partenaires. En ce moment,  je suis un projet de création d’un nouvel appontement pour recevoir les sabliers. C’est beaucoup de rencontres avec les élus, les riverains… »
Le milieu portuaire est un milieu passionnant mais pas toujours facile à gérer. Le directeur doit  savoir défendre son point de vue sur le développement du port lors de réunions avec des interlocuteurs d’horizons différents et qui peuvent avoir des intérêts divergents.
C’est aussi une activité pleine de surprises, par exemple, en cas de décalage entre la date estimée et  la date réelle d’arrivée d’un bateau ou quand les intempéries obligent à différer le  déchargement de produits qui ne supportent pas l’humidité.
« Tous les vendredi, j’ajuste le programme de la semaine avec le capitaine du port, les représentants des armateurs, les sociétés de manutention… afin de coordonner nos interventions».

Des compétences techniques et relationnelles

Bien sûr, il faut une formation technique importante à la base pour comprendre les enjeux des choix d’équipements et des travaux d’infrastructures. De bonnes connaissances de la  réglementation sont aussi indispensables afin d’assurer la sécurité des installations. « Mais, c’est surtout un métier relationnel, conclut Franck Bruger, qui demande une grande expérience  de la communication, de la négociation et des relations sociales »

 

Son parcours
Après un diplôme d’ingénieur arts et métiers, Franck Bruger a d’abord travaillé 6 ans dans l’industrie pétrolière puis il a dirigé un site logistique de distribution de pièces automobiles. En 2001, il rentre comme directeur technique et projet chez un groupe caennais, spécialisé dans les services portuaires et les entrepôts  frigorifiques. « En 2009, j’ai été recruté par la Chambre de commerce et d’industrie du Morbihan pour diriger le port de commerce de Lorient. Ce n’est pas un poste que l’on peut occuper en débutant. Il faut avoir à la fois de solides compétences techniques et une grande expérience des relations sociales dans l’entreprise. »I

 

Publié le 12/01/2012