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Contrôleur/euse du travail. Au service des salariés

Corinne est là pour rappeler la loi aux employeurs et aux salariés. Contrôleuse du travail, elle intervient sur 2000 entreprises. Elle y fait respecter le droit du travail.

"Mon rôle est de veiller à la bonne application du droit du travail." Corinne est contrôleuse du travail à Rennes et dans une commune proche. Elle  a en charge environ 2000 entreprises. "Je n’interviens que sur des établissements employant moins de 50 salariés. L’inspecteur ou l’inspectrice du travail contrôle ceux ayant un effectif supérieur." Corinne vérifie que les dispositions du code du travail sont respectées en ce qui concerne la déclaration des salariés, la durée du travail, les contrats de travail, les élections de représentants du personnel, l’hygiène et la sécurité … Elle va sur place vérifier la conformité des équipements et des protections liées à la sécurité au travail. Par exemple, sur les chantiers pour le travail en hauteur. Elle réalise les enquêtes obligatoires après un accident du travail. Elle répond aussi aux différentes demandes d’information des salariés et des employeurs.

Alertée par les salariés

"Je suis alertée quelquefois par des salariés sur leurs conditions de travail et le non respect des textes. Mais je ne dévoile pas mes sources, j’ai une obligation de secret." Elle reçoit aussi des personnes victimes de licenciement abusif, de harcèlement. "Il y a de plus en plus de souffrance au travail."
Suite au contrôle, si la loi n’est pas respectée, Corinne commence par faire des observations et une demande de mise en conformité avec la réglementation. Elle peut également mettre en demeure l’entreprise. Elle relève aussi les infractions par procès-verbal, transmis au procureur de la république ou à son substitut ou par référé au tribunal d’instance. En cas de danger grave ou imminent, la contrôleuse peut faire arrêter le travail.
 

Du tempérament et de l'autorité

"Les situations sont souvent conflictuelles. Nous venons rappeler la loi. Quelquefois, les salariés eux-mêmes ne comprennent pas notre démarche alors qu’on est là pour eux, pour que leur protection soit assurée." Les interventions peuvent avoir lieu seule, ou à deux ou trois suivant les cas. "Il faut du tempérament, de l’aplomb et de l’autorité pour se faire respecter. Mais en général, nous sommes bien perçus. Notre rôle est reconnu." Le pouvoir des contrôleurs/euses est assez fort. La plupart du temps les avis sont pris en compte après une simple observation.

En prise directe sur la réalité


Ses tâches sont variées avec une partie sur le terrain et une partie au bureau. Corinne reçoit les règlements intérieurs des entreprises pour avis. Elle instruit pour l’inspecteur du travail, les demandes de dérogations pour l’utilisation de machines dangereuses par de jeunes travailleurs, ou pour la durée du travail. Et les contrôles génèrent aussi beaucoup de tâches administratives, comme la rédaction d’observations, de procès-verbaux etc.
"J’aime ce métier surtout pour son côté relationnel. Il me permet d’appréhender les contraintes de différentes professions. Avec lui, je suis en prise directe avec la réalité."


La rigueur du droit
"J’ai toujours eu la fibre sociale." Corinne a toujours été sensible aux litiges des salariés avec leur entreprise. Elle prépare une licence de droit, puis passe le concours de Contrôleur du travail en 2001. Elle était attirée aussi par la rigueur des études de droit, qualité qu’elle retrouve dans l’exercice de sa profession. "Le métier correspond bien aux études que j’ai faites, c’est l’application du droit du travail." Ses perspectives d’évolution débouchent éventuellement sur la fonction d’Inspectrice du travail. La Fonction publique offre la possibilité de découvrir de nouveaux services. Si on le souhaite, on peut aussi postuler sur des postes administratifs de la DIRECCTE (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi).



   

Article publié le 31.01.2011