Après sa troisième, sur un coup de tête, Fabien décide de se lancer dans la coiffure et prépare un CAP en deux ans, un choix qu’il ne regrette pas aujourd’hui. Charly, lui, connaît bien le métier quand il s’engage dans un CAP de plâtrier plaquiste. En effet, il suit les traces de son père qui dirige une petite entreprise dans le secteur. Noémie, elle, fait d’abord une seconde générale. "Mais je n’aimais pas être assise sur une chaise à prendre des notes toute la journée, explique-t-elle. J’ai découvert le CAP sérigraphie industrielle en me renseignant au centre d’information et d’orientation et ça me plait. C’est concret, on a des cours généraux, bien sûr, mais aussi beaucoup d’atelier." Quant à Damien, il ne supporte pas d’être enfermé. "Je préfère bouger, m’occuper des animaux, du matériel, être à l’air libre". Il prépare un CAP agricole.
Ainsi plus de 200 spécialités de certificat d’aptitude professionnelle (CAP) permettent d’acquérir des techniques pointues pour se former à un métier précis. C’est le premier niveau de qualification professionnelle. En Bretagne, il existe presque une centaine de spécialités différentes dans des domaines variés : bâtiment, agriculture, mer, production alimentaire, travail des métaux, commerce, électricité, mécanique, arts, etc. Choisir un CAP, c’est donc choisir un métier, mais cela peut se faire à différents moments. Soit en deux ans après une classe de troisième soit après un autre diplôme et dans ce cas la durée de préparation peut être réduite. Claire, par exemple, prépare un CAP de carreleur mosaïste en apprentissage. A vingt-cinq ans, après un bac général et une formation des Beaux-arts, elle bénéficie d’un parcours adapté. Elle concentre les deux ans de pratique et de technologie sur une année et est dispensée des matières générales
Choisir un CAP, c’est aussi choisir des études concrètes dans un environnement différent du collège. L’enseignement se partage à parts égales entre des cours généraux (maths, histoire-géographie, français, sciences, langue, arts appliqués et culture artistique, EPS, vie sociale et professionnelle et éducation civique, juridique et sociale) et l’enseignement technologique et professionnel "En enseignement technologique et professionnel, explique Charlie, on s’exerce à doser un plâtre ou à monter une cloison de briques. On étudie les procédés d’isolation contre le bruit, le froid, comment utiliser les outils. On apprend également les bonnes postures pour travailler sans se faire mal au dos par exemple ou quand est-ce qu’il faut mettre un casque ou des lunettes anti-projection." "L’atelier c’est concret, on voit le résultat de son travail et à quoi sert ce qu’on apprend. Moi j’ai besoin de manipuler pour comprendre", précise Noémie qui s’entraîne avec le procédé de la sérigraphie, à imprimer tout type de support : tee-shirt, autocollant, flacon etc.
Le CAP peut se préparer à temps plein dans un lycée professionnel, agricole ou maritime mais aussi en apprentissage. Dans tous les cas, le contact avec les professionnels est important. Dans le cursus à temps plein, des stages appelés périodes de formation en milieu professionnel durent de 12 à 16 semaines et permettent de se frotter aux réalités du métier. Tiphaine, en CAP staffeur ornemaniste, a beaucoup apprécié son premier stage. "J’ai travaillé à la réalisation d’éléments de décoration en staff et de rosaces pour les plafonds d’un paquebot. C’était vraiment bien à la fin de voir ce que l’on avait réalisé avec l’ensemble des ouvriers." Les apprentis alternent en général une semaine dans un centre de formation d’apprenti (CFA) et trois semaines dans leur entreprise. Damien travaille ainsi dans une ferme, "je m’occupe des animaux, les soins, la nourriture, la traite mais toujours sous le contrôle de l’agriculteur."
L’objectif du CAP est l’insertion dans la vie professionnelle. Cependant, avec un bon niveau en matières générales et professionnelles, il est possible de poursuivre des études soit vers un Bac professionnel soit vers un Brevet professionnel, ou encore de compléter sa formation par une mention complémentaire ou pourquoi pas un autre CAP. Ainsi Fabien, qui a repris goût aux études, envisage de préparer un brevet professionnel de coiffure option styliste visagiste afin de pouvoir un jour ouvrir son propre salon. Tiphaine, elle, prévoit de compléter sa formation de staffeuse ornemaniste par un CAP de peintre applicateur de revêtement afin d’agrandir sa palette de compétences.
La liste des CAP préparés en Bretagne
La liste des CAPA préparés en Bretagne
Article publié le 31.01.2011