Les conseillers d'insertion et de probation préparent aussi les demandes d'aménagement de peine présentées lors des débats d'aménagement de peine. "C'est un petit tribunal que je préside, assistée de ma greffière, à l'intérieur de la prison." Différentes possibilités sont étudiées selon les dossiers : le placement extérieur dans un organisme ou une association spécialisés, la semi-liberté, le détenu travaille à l'extérieur et passe la nuit dans un centre de semi-liberté, le placement sous surveillance électronique (voir encadré), la libération conditionnelle... "Je peux dans certains cas demander une expertise psychiatrique complémentaire ou diligenter une enquête pour contrôler l'existence d'un emploi potentiel, ou vérifier qu'une victime ne réside pas à proximité du logement déclaré. La sortie se prépare souvent pendant plusieurs années." Dans les débats, la décision est prise par le juge seul ou, dans le cas de condamnations supérieures à 15 ans, avec l'assistance de deux assesseurs, juges de l'application des peines eux-aussi. "Dans tous les cas, mes décisions peuvent faire l'objet d'un appel, soit de la personne concernée, soit du procureur s'il la trouve injustifiée. Ca enlève un peu du poids de la responsabilité qui pèse sur les épaules du juge d'application des peines..." Robe "Je revêts toujours ma robe pour les débats d'aménagement de peine, même si ce n'est pas obligatoire. Il m'est arrivé une fois de l'oublier : en civil, ce n'est pas pareil. Je crois beaucoup à l'institutionnel." La robe pour signifier le sérieux des débats...
Article publié le 25.01.2011