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Auxiliaire de vie sociale. Une écoute au quotidien

Corinne est auxiliaire de vie sociale dans la banlieue rennaise. Elle accompagne une population variée dans ses activités quotidiennes. Avec le souci de respecter les personnes et de favoriser leur autonomie.

«J'apporte aux personnes une aide dans leur vie quotidienne. Mais je dois le faire en favorisant leur autonomie.» Corinne est auxiliaire de vie sociale. Elle intervient au domicile des particuliers pour l'association ADMR (Aide à domicile en milieu rural). Elle fait du ménage, les courses, et aide à préparer les repas... «Je demande aux gens de participer. Ils préparent certaines parties du repas s'ils peuvent. Mais je prends soin de ne pas les mettre en difficulté s'ils ne sont pas capables de faire certaines choses.»

>>> Sur le métier
d'auxiliaire de vie sociale,
voir aussi les témoignages
de Anne
et de Thomas

Stimuler la personne

Corinne peut faire la toilette des personnes, ou les assister dans cette tâche en fonction de leurs capacités. Elle peut aussi accompagner quelqu'un au restaurant, au cinéma, chez le coiffeur, ou dans des démarches administratives. Son action a d'abord pour but de faciliter le maintien à domicile le plus longtemps possible. «L'important, c'est de stimuler la personne. Il faut savoir évaluer son état quand on arrive. La première chose c'est de discuter avec elle, souvent autour d'un café. On voit si elle est cohérente, comment elle est moralement et physiquement.» À l'association, des fiches de suivi permettent de mieux connaître les caractéristiques de chacun. Des réunions ont lieu régulièrement pour échanger sur les personnes aidées. Les interventions se déroulent auprès d'une population variée. Corinne travaille chez des personnes âgées, malades, handicapées, des familles avec enfants ou adolescents, des gens fragiles ou en difficulté sociale. Certains, en minorité, ont simplement besoin d'une aide ménagère. Les trois quarts des interventions concernent des gens âgés. Mais cette proportion diminue.

 

Des horaires variables


Corinne visite en moyenne quinze habitations par semaine. Une même personne est en général suivie par deux auxiliaires. «L'objectif est que la personne s'habitue à deux intervenantes différentes, au cas où l'une d'entre elles serait absente.» L'auxiliaire de vie sociale travaille 35h par semaine mais les horaires sont variables d'une journée et d'une semaine à l'autre. Corinne peut commencer tôt le matin et finir tard le soir, voire travailler de nuit. Son emploi du temps comprend un week-end de travail toutes les six semaines. «Cela ne me pose pas de problème dans ma vie personnelle. Nous nous organisons avec mon mari pour nous occuper des enfants et faire nos propres tâches ménagères!» Corinne doit effectuer de nombreux déplacements (environ 300 km par mois) même s'ils sont de petite distance. Faire du ménage, porter des invalides, c'est dur physiquement. L'auxiliaire doit faire preuve aussi de diplomatie. Le métier demande un bon équilibre psychologique. Il faut supporter des situations difficiles, des maladies psychiatriques, des décès...


Prendre du recul


«J'aime être en relation avec des personnes, différentes les unes des autres. L'important, c'est de savoir les écouter et se mettre à leur place. Mais on doit savoir prendre du recul. Quand je sors d'une maison, je laisse les situations derrière moi et j'arrive toute neuve pour ma prochaine intervention!»

 

 

Une orientation grâce… à la canicule !
Après un CAP du commerce et un BEP de la restauration, Corinne a travaillé comme gérante d’un magasin de chaussures. Elle s’est arrêtée pour élever ses enfants. En 2004, elle décide de suivre une formation pour obtenir le Diplôme d’état d’Auxiliaire de vie sociale.  "J’ai eu le déclic lors de la canicule de 2003, explique Corinne. En voyant toutes ses personnes âgées seules, j’ai eu envie de m’occuper d’elles."

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le 06/12/2010