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Agriculteur : cultiver la polyvalence

Soigner les animaux, organiser les cultures, gérer l’exploitation, s’adapter aux réglementations… Le métier d’agriculteur nécessite de multiples compétences. A Milizac, près de Brest, Gilbert et Solenn cultivent cette polyvalence et ne manquent pas d’idées pour se diversifier.

 

Gilbert Milin est agriculteur à Milizac près de Brest. Installé en GAEC avec sa fille Solenn et un cousin, il élève une centaine de vaches laitières et des génisses de remplacement.
L’exploitation appartient à la famille depuis plusieurs générations. Ce qui n’empêche pas les nouveaux projets. Il y a cinq ans, Solenn s’est lancée dans la fabrication de produits laitiers. Elle propose aujourd’hui différents produits comme de la tome, du beurre, de la faisselle, du fromage blanc ou encore de la crème… Le GAEC a également développé la vente directe au consommateur, à la ferme ou sur les marchés de la région. Il organise aussi des journées portes ouvertes ou des visites de la ferme à destination des scolaires…

Travail avec du vivant

Sur la ferme, la petite équipe s’est réparti les activités, mais s’entraide pour effectuer les tâches. Quotidiennement, il faut s’occuper des animaux, les nourrir, assurer la traite le matin et le soir, même le dimanche. « C’est surtout mon cousin qui s’en occupe. Ma fille ou moi le remplaçons certains jours. L’organisation en GAEC nous permet d’avoir deux week-ends de libres chacun par mois. »
Pour nourrir le bétail, il faut également organiser les cultures sur l’année. Choisir les variétés, préparer les sols, effectuer les semis, les traitements puis les récoltes. L’exploitation compte 100 hectares de cultures réparties en herbe, blé et maïs. « On prévoit les stocks d’alimentation pour l’hiver à venir. On fait du foin naturel pour nourrir le troupeau. On incorpore aussi du foin de luzerne dans l’alimentation. Plus une vache est alimentée avec des produits diversifiés, moins on a besoin d’appeler le vétérinaire. »

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Jusqu'à la commercialisation

Solenn, quant à elle, gère la fabrication des produits laitiers. « Je prends le lait encore chaud, qui vient d’être trait ». Dans son laboratoire, elle écrème le lait, prépare le caillé, retourne les fromages, les brosse… Et nettoie les locaux tous les jours, car les conditions d’hygiène sont drastiques. « On contrôle nos fromages en permanence. On paie un laboratoire indépendant qui vient faire des tests tous les mois. On reçoit aussi les contrôleurs de la Direction des services vétérinaires. »
En fin de semaine, il y a la commercialisation et le contact avec les consommateurs. Gilbert et Solenn vendent les fromages aux particuliers sur les marchés, mais aussi à des restaurateurs et des superettes de la région. « Ca nous permet d’être à l’écoute des gens », souligne Solenn. On a de bons retours sur nos produits. C’est une reconnaissance de notre travail. » 
 

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Anticiper et s'organiser

Chef d’entreprise, l’agriculteur doit aussi posséder des compétences en gestion. « Et supporter un certain stress permanent, avec une crise qui n’en finit pas », note Gilbert. Il faut prévoir les investissements, planifier les reproductions du bétail, effectuer les commandes de fournitures, choisir ses fournisseurs, anticiper sur la montée ou la baisse des prix...  La réglementation, le respect de chartes de qualité nécessitent aussi de remplir des dossiers. Le métier comporte ainsi une part non négligeable de travail de bureau.
Ajoutez à cela l’entretien de la ferme, la maintenance du matériel, les petites réparations à effectuer… « Sur la ferme, il y a tout le temps quelque chose à faire. Ce n’est jamais fini », explique Solenn qui commence ses journées vers 8 h et les finit vers 19 h ou 20 h le soir. En contrepartie, il y a l’indépendance procurée par le métier, « et la satisfaction de maîtriser sa production du début à la fin, de la fourche à la fourchette ». 

 

 
Travail en équipe sur l'exploitation
Plusieurs personnes travaillent ensemble sur la ferme. Gilbert, son cousin et Solenn sont les associés du GAEC (le Groupement agricole d’exploitation en commun). La femme de Gilbert est conjointe collaboratrice. Enfin, le GAEC emploie également un salarié.
 

 

 

 


Publié le 10/02/2012