Les formations et les métiers en Bretagne
Ignorer les liens de navigation Fiche Article
Ajouter la page Ă  mon espace perso
Add This
Doc

Masseur-kiné. Du sport dans le cabinet...

Gilles Glatre est kiné et s'occupe de Julie Bresset en VTT, mais aussi d'autres sportifs de bon niveau en foot et en judo. Son rôle est de s'assurer du fonctionnement optimal de leur appareil locomoteur, afin d'éviter l'apparition de tout symptôme susceptible de perturber leur entraînement, leurs performances ou de mettre en péril leur avenir d'athlète.

"Je m'occupe régulièrement de Julie Bresset depuis deux ans..."

C'est elle qui m'a contacté sachant que je m'occupais de sportifs". Gilles Glatre est kinésithérapeuthe-ostéopathe à Ploufragan, près de St Brieuc, dans les Côtes d'Armor. "Je la vois deux à trois fois par semaine pendant ses entraînements, un peu moins en période de récupération, selon ses besoins." Le kiné est un maillon indispensable entre le médecin, l'entraîneur et le staff de l'Equipe de France. "Je fais beaucoup de prévention. Il faut éviter tout sur-entraînement. Les sportifs sont habitués à la souffrance ; ils n'écoutent souvent pas assez leur corps, ce qui peut être source de problèmes récurrents. Les athlètes utilisent 100% de leur potentiel ; le moindre grain de sable peut enrayer la machine et mettre en péril leur carrière."


Les sportifs composent 30 à 40% de la clientèle du cabinet...

"Julie est la seule sportive de haut niveau, mais je suis des footballeurs et des judokas de bon niveau régional et national. De nombreux kinés s'occupent de sportifs. Il est fréquent d'en recevoir suite à des pathologies, tendinites, déchirures... Il faut être réactif. Le plus souvent, il faut intervenir vite, le lundi ou le mardi qui suit la compétition du week-end. Le plus difficile avec eux, c'est souvent de les freiner pour reprendre leur activité ! Il faut être très à l'écoute afin de détecter leur souffrance, physique et/ou psychologique. C'est assez valorisant pour un cabinet, mais il est difficile de vivre avec une patientèle composée uniquement de sportifs..."

 

"Si j'ai voulu devenir kiné, c'était avant tout pour m'occuper de sportifs..."

Gilles Glatre est lui-même pratiquant. "J'ai longtemps été licencié de judo ; aujourd'hui c'est plutôt VTT et course à pieds. Le fait de pratiquer soi-même permet de comprendre les aspirations et les exigences du sportif, et de lui éviter certaines erreurs." Diplôme en poche, le jeune professionnel s'est occupé d'un club de volley et de l'équipe de foot du Stade briochain. "Ca nécessitait une grande disponibilité. J'allais sur les stades ; je prenais souvent l'avion le vendredi pour revenir le dimanche soir. En suivant une équipe pro, un kiné est sollicité le soir, le week-end... Le travail en cabinet est plus facile à concilier avec sa vie privée. Et je continue cependant à côtoyer le sport de haut niveau..."

 

 

Formation continue...
Gilles Glatre a obtenu son diplôme d'Etat à l'Institut de formation en masso-kinésithérapie de Rennes. Depuis sa sortie de l'école en 1994, il a continué à se former. "J'ai suivi pendant deux ans des cours de kiné analytique, puis de thérapie manuelle pendant deux autres années. Par souci d'efficacité, je me suis initié à l'ostéopathie pendant cinq ans, en formation continue le week-end. C'est une pratique plus globale, très intéressante avec les sportifs. Je l'ai mise en oeuvre par exemple avec Julie, après une chute. Elle ressentait une gêne au niveau du bassin, elle avait mal au genou ; j'ai travaillé à redonner de la liberté à ses articulations." Le kiné utilise aussi certains matériels spécifiques : micro-ondes pour accélérer la cicatrisation, ondes de choc pour une tendinite...
La formation proposée à l'Institut de Rennes comprend un module Activités physiques et sportives en 1e année, et un module "Kinésithérapie et sport" en 3e année.
Infos sur : www.ifpek.org


 



 

 

Article publié le 12.04.2010