Le cerveau, Julie n'en manque pas. On s'accorde à lui reconnaître une technique et un pilotage hors du commun. Elle s'entraîne très sérieusement, mais pas tant que ça, du moins d'après ses dires. "A mes débuts en club, je m'entraînais deux heures le samedi. Et le dimanche, je partais en randonnée avec mon père." C'est d'ailleurs le papa qui crée le club de VTT de Ploeuc/Lié (22), quand la famille s'installe dans le petit bourg en Centre-Bretagne. Bien aidé dans cette tâche par le professeur d'EPS du collège local à qui Julie a transmis le virus. "C'était mon prof préféré..." Julie combine les entraînements du samedi en club à ceux du mercredi dans le cadre de l'UNSS du collège. "Aujourd'hui, je me prépare dix à douze heures chaque semaine en moyenne, sous la conduite de Benoît Gloux, mon entraîneur. L'hiver, je fais de la natation, de la marche et de la course à pieds. J'ai aussi avec mon kiné un programme d'entretien et de musculation pour le dos qui souffre pas mal en VTT. J'ai repris le vélo en janvier. Parfois ça pèse un peu, surtout quand il pleut ou qu'il fait froid. Les compétitions, les voyages et les entraînements me font louper pas mal de fêtes aussi."
En signant dans une nouvelle équipe, Julie donne une accélération à sa carrière sportive. Encore en catégorie espoir en 2010 et 2011, elle vise haut, vers l'élite. "Ca prend de l'ampleur en ce moment. On est parti pour toutes les courses de Coupe du monde plus le Championnat du monde au Canada en fin d'année." La saison vient de débuter avec une 1e place début mars en Coupe de Bretagne. De quoi être optimiste sur l'avenir de Julie : de bosses en bosses vers les sommets, rendez-vous en 2012 ?
Article publié le 12.04.2010