Dans l'environnement, comme dans de nombreux autres secteurs, mieux vaut avoir un diplôme de niveau bac+2 et plus pour bien s'insérer. Le service de l'observation et des statistiques du Commissariat général au développement durable a analysé le parcours entre 2004 et 2007 de 10 000 jeunes issus de formations environnementales (voir encadré).
Premier enseignement, un peu moins de la moitié de ces jeunes (47%) accède rapidement et durablement à l'emploi. Et 14% d'entre eux connaissent un chômage persistant. Pour l'ensemble des formations, ces chiffres sont respectivement 57% et 9%. Les sortants de formations environnementales ont mis plus de temps pour accéder à un emploi que l'ensemble des sortants de formation en 2004 : presque 5 mois contre 4. L'écart se réduit pour les titulaires d'un diplôme de niveau bac+2, BTS ou DUT : 3.2 mois de recherche (contre 3 pour l'ensemble). En moyenne les sortants de formations environnementales ont passé 8 mois au chômage, contre 5.7 pour l'ensemble. Mais ce temps sans emploi va de 4 mois au niveau bac+2 jusqu'à plus de 10 mois pour les BEP/CAP, en passant par 7 mois pour les diplômés de niveau bac+3 et plus.
L'insertion varie selon le niveau de diplôme, ce n'est pas un scoop ; dans l'environnement, elle diffère aussi selon le domaine. Les jeunes issus de formations "nature, milieux et équilibres écologiques" s'insèrent mieux aux niveaux bac+2 (75% accèdent à l'emploi dans la période 2004-2007) qu'au niveau bac+3 et plus (66%). Sans doute en raison de la bonne insertion des BTSA concernés. Les jeunes sortants de formations du domaine "pollutions, nuisances et risques : services" (nettoyage, protection, sécurité...) ont des difficultés d'insertion : seuls 54% accèdent à l'emploi. Les titulaires de diplômes de niveau 5 (CAP/BEP) sont particulièrement touchés. En revanche, les domaines "pollutions, nuisances et risques : industrie et construction" et "aménagement du territoire et du cadre de vie" offrent de bonnes conditions d'insertion : 80% des sortants accèdent à l'emploi, et jusqu'à 95% pour les BTS/DUT du premier domaine. Dernier élément observé, les jeunes issus de formations environnementales ont changé plus souvent de région pour des raisons professionnelles (29%) que les sortants de l'ensemble des formations (19%).
"Insertion des jeunes issus des formations environnementales : parcours professionnel de 2004 à 2007" – Chiffres et statistiques n°37 mai 2009 L'étude est sur www.ifen.fr Article publié le 13.11.2009
"Insertion des jeunes issus des formations environnementales : parcours professionnel de 2004 à 2007" – Chiffres et statistiques n°37 mai 2009 L'étude est sur www.ifen.fr