Au vu des entretiens menés pour cette étude, trois facteurs expliquent le décrochage. Ils ne sont pas exclusifs, peuvent se combiner ou être accompagnés d'autres motifs (famille, santé...).
Premier facteur : les choix d'orientation. Deux profils d'étudiants se distinguent. D'un côté, les élèves "moyens" ou "bons" au lycée qui se sont inscrits à l'université sans se poser de questions, peu informés sur le contenu des filières, leurs exigences et les débouchés. Et d'autre part, les élèves aux scolarités plus "chaotiques" qui entrent à l'université par défaut, en particulier suite à un refus en BTS ou DUT. Choix hasardeux dans les deux cas.
Deuxième facteur : le fait pour les nouveaux inscrits "de ne pas savoir repérer les codes de travail à l'université, et de ne pas adopter de nouvelles méthodes de travail différentes des années lycée." La dispersion des heures de cours dans la semaine, la liberté apparente, la difficulté à identifier le travail à faire conduisent soit à ne pas travailler soit à travailler de façon intensive mais inefficace.
Troisième facteur : les activités sportives, culturelles ou salariées peuvent prendre peu à peu le pas sur les études. Tout est une question d'équilibre
5 observatoires du supérieur (dont Rennes 1) et le centre associé régional Céreq de Bretagne ont conduit cette enquête pour l'OVE (Observatoire national de la vie étudiante). 60 "décrocheurs" ont été interviewés. Dans l'enquête "Génération 2004", le Céreq recensait 75000 individus dans ce cas au niveau national, représentant 20% des étudiants issus de l'enseignement supérieur, dont 46200 sortant de l'université et 28100 de BTS ou d'IUT. Plus d'infos dans OVE Infos n°21 avril 2009 : www.ove-national.education.fr/ove_infos/pdf/oi21_ove_infos_21-_bat_final_page_7-4-9.pdf
Article publié le 13.11.2009