Les formations et les métiers en Bretagne
Ignorer les liens de navigation Fiche Article
Ajouter la page à mon espace perso
Add This
Doc

Maçon. L'élément fondateur du bâtiment

Fondations, murs et cloisons... Dans le bâtiment, le maçon est le premier à intervenir, aussi bien sur une construction neuve que sur une rénovation. Une capacité à travailler en équipe et une résistance physique à toute épreuve sont de mise...

"Je change d’activités tous les jours. Implantation, coffrage, rénovation de vieux bâtiments, mon champ d’action est très varié." Kelig Guheu est assistant chef de chantier chez Bouchard, une entreprise de construction rennaise. Diplômé depuis le printemps 2008, le jeune homme a très rapidement trouvé du travail. "J’avais déjà travaillé pour l’entreprise durant mes vacances scolaires. Ils m’ont embauché, juste après l’obtention de mon diplôme, comme assistant chef de chantier. Un poste à responsabilité que je peux remplir, car j’ai reçu une formation à l’encadrement de chantier."
 

 

Maçon avant tout...

En tant que maçon, Kelig et ses collègues sont les premiers à intervenir sur le chantier d’une construction neuve. "Après une lecture attentive des plans, c’est à nous que revient la tâche de faire l’implantation du bâtiment. Nous traçons au sol les contours de la construction." Puis intervient la phase de maçonnerie «pure». "Les fondations sont coulées. Puis intervient le montage des murs. Les techniques diffèrent selon le projet : parpaings, béton banché… Il faut aussi couler les planchers pour les étages." Le jeune maçon travaille aussi sur des rénovations de bâtiments déjà existants. Le travail est alors un peu différent. "Il faut reprendre ce qui a déjà été fait, tant au niveau des murs que des planchers. Par exemple, on place des fers pour reprendre un plancher trop vieux en coulant une chape de béton. On peut aussi être amené à faire des ouvertures dans des murs anciens." Kelig se doit d’être polyvalent dans toutes les tâches qu’il accomplit. En effet, il travaille sur des matériaux différents et doit maîtriser la fabrication de ses éléments. "Je vois sur le terrain ce que j’ai appris en théorie pendant mes cours. Et dans mon rôle d’assistant, il m’arrive d’expliquer à mes collègues à quoi sert l’acier dans le béton ou pourquoi on a choisi un matériau plutôt qu’un autre..."

 

... Mais un peu chef aussi

Kelig est maçon mais a aussi des responsabilités en tant qu’assistant chef de chantier. "Je travaille sous les ordres de mon chef de chantier. C’est lui qui nous donne les tâches à faire pour la journée ou la semaine. Mon rôle d’assistant est de veiller à ce que celles-ci soient faites correctement et en toute sécurité." Kelig insiste particulièrement sur ce point. "Nous exerçons un métier où les risques sont présents : chutes, accidents... Il est primordial que tous les ouvriers travaillent de façon sûre. Je viens d’ailleurs, grâce à l’entreprise, de faire une formation de premiers secours, toujours utile en cas de problème." L’assistant décharge donc le chef de chantier, notamment sur de gros chantiers. "Le chef ne peut pas être partout en même temps." Kelig souligne l’importance du travail en équipe, surtout à son poste. "Je suis en relation avec le chef de chantier, mais aussi avec tous les ouvriers maçons de notre équipe. Il est primordial d’entretenir de bons rapports entre nous. Je suis jeune et j’ai un poste à responsabilité. J’ai dû trouver ma place et montrer de quoi j’étais capable à des gens souvent plus âgés que moi. Mais je dois dire qu’ils ont plutôt été tolérants avec moi." Le jeune maçon a aussi dû développer des qualités personnelles et relationnelles pour être efficace à son poste. "J’ai appris à prendre sur moi, à être indulgent auprès des collègues. Malgré ma jeunesse j’essaie de leur expliquer les choses, sans jamais les prendre de haut."

 

Des perspectives de carrière

Ce sont en partie les excellentes perspectives d’emploi qui ont amené Kelig vers les métiers du bâtiment. "Je savais qu’il y avait pas mal de possibilités dans ce secteur. Mais ça n’a pas été ma principale motivation !" Assez manuel, le jeune homme a voulu découvrir le travail sur un chantier lors d’un stage. "Et ça m’a beaucoup plu. On a rapidement sous les yeux le fruit de notre travail, le résultat est concret. En plus, j’en apprends tous les jours sur les chantiers. Seule petite contrainte, les conditions de travail qui sont parfois difficiles à cause du temps..." Les perspectives de carrière pour Kelig sont très bonnes. Le jeune homme peut rapidement devenir chef de chantier, voire conducteur de travaux. "Je serai alors en relations avec toutes les autres entreprises d’un chantier." Mais Kelig se verrait bien aussi monter sa propre entreprise de maçonnerie...

 

 

Un parcours construit pas à pas...
Jeune diplômé, Kelig a d’abord obtenu un BEP Techniques de l’architecture et de l’habitat. "Ce diplôme est un très bon atout pour le poste que j’occupe, notamment pour la lecture des plans du chantier sur lequel nous nous trouvons." Le jeune professionnel a poursuivi ses études par un Brevet de technicien Encadrement de chantier génie civil-BTP. Cette formation de niveau 4 (bac) a disparu en 2009 suite à la réorganisation des diplômes du secteur et la création de plusieurs bacs professionnels. "A l’issue du BT, j’avais un stage d’un mois à effectuer dans une entreprise de construction. J’ai dû plaire, car ils m’ont embauché par la suite !"

 






Article publié le 6.11.2009
 

 

 

 

 

 

 

 


 


 

Voir les secteurs d'activité :

Voir les métiers :