Guitares électriques et batterie font résonner un air de Franck Zappa sous les voûtes du Conservatoire à rayonnement régional de Rennes. Les musiciens de l’option Musiques actuelles amplifiées sont en pleine répétition. « Ces types de musique commencent à être reconnues et prises au sérieux, explique Cédrick Alexandre, professeur et responsable de cette option au conservatoire. Elles sont présentes dans les diplômes professionnels surtout, comme le DEM (diplôme d’études musicales)*. Mais elles ne bénéficient pas d’un cursus complet au conservatoire, contrairement au piano, au violon ou à la contrebasse par exemple. Elles existent à partir du cycle 2 sous forme d’ateliers d’une heure par semaine. Du coup, la formation pour le DEM recrute de façon atypique. » Il s’agit de musiciens confirmés (minimum 25 ans) venus d’horizons divers.
Le terme musiques actuelles amplifiées couvre une large gamme de musique, des années soixante aux années quatre-vingt-dix, du jazz au rock, en passant par le reggae et le rap. « Les étudiants viennent d’abord pour échanger des pratiques. Ils font chacun partie d’un groupe mais veulent s’ouvrir à d’autres styles de musique.» Les instruments concernés sont la guitare, la basse, la contrebasse, la batterie, les instruments à vent, les claviers et la voix. Il y a 6 places et les personnes recrutées vont ensuite former un groupe musical. La formation dure 3 ans et comprend des cours théoriques et beaucoup de pratique. « Après le DEM certains préparent un DE (diplôme d’état) de professeur de musique, la plupart continuent d’exercer en tant que professionnels en donnant des cours en complément, en écoles municipales par exemple. »
* qui devient DNOP (diplôme national d'orientation professionnelle
Article publié le 20.05.2009