Les formations et les métiers en Bretagne
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Travailler sur un hôtel flottant

Travailler en mer évoque d’abord le métier de marin. Mais, sur les bateaux, on trouve une multitude de métiers. Les ferries, en particulier, sont souvent de véritables hôtels flottants...

La compagnie de transport maritime Brittany Ferries, installée à Roscoff, a été créée en 1972. Elle compte aujourd’hui 9 navires qui assurent 15% du trafic maritime transmanche. Premier employeur de marins français, ses effectifs globaux s’élèvent à 2.300 personnes auxquelles il faut ajouter 500 saisonniers. Les trois quarts du personnel sont des navigants. Sur les navires on trouve surtout du personnel de conduite et d’hôtellerie.


Une grande variété de métiers

 

Les personnels de conduite sont responsables du navire et chargés de la navigation, de la maintenance et du chargement. Cette catégorie est composée de plusieurs métiers, à commencer par le commandant et les officiers du pont et de la  machine. Les maîtres d’équipage ont eux sous leurs ordres les matelots et les ouvriers mécaniciens.
Les hôteliers sont chargés de l’ensemble des tâches relevant de l’hébergement et de la restauration des passagers. Le commissaire dirige l’ensemble du personnel hôtelier qui représente environ la moitié des effectifs des navires. On trouve tous les métiers classiques de l’hôtellerie et de la restauration comme cuisinier, serveur, barman, chef de réception, veilleur de nuit etc.

 

 

Isabelle Kerdreux, chef de réception
Isabelle est chef réceptionniste et s’occupe de l’information des passagers. Son travail : « le savoir faire et le faire savoir ». Elle oriente et guide les passagers sur le bateau, gère les problèmes que ces derniers peuvent rencontrer, afin que la traversée se passe au mieux.
Son métier nécessite amabilité, goût du contact et la maîtrise parfaite de l’anglais. Elle joue aussi un rôle dans la sécurité sur le bateau, comme chacun des personnels. Toutes les semaines un exercice de sécurité a lieu. Pour elle, cela consiste à monter à la passerelle et faire les annonces sécurité.
Tous les membres de l’équipe travaillent une semaine puis récupèrent une semaine. « C’est, un luxe fabuleux d’être libre une sem
aine sur deux, même si c’est plus compliqué pour les mères de famille qui peuvent toutefois travailler à mi temps. »
Le seul inconvénient du métier est pour elle le fait «de vivre en circuit
fermé pendant une semaine», mais les bonnes conditions de travail gomment cet inconvénient.
Pour la suite de sa carrière, elle a postulé sur un concours interne pour passer hôtel manager. 

 

 

 

 Jean Paul Le Goaster, chef de rang
Jean-Paul a débuté comme serveur pour ensuite devenir chef de rang..  Il sert la clientèle mais assure aussi l’encadrement des serveurs.
« Il faut être très polyvalent car on peut passer sur plusieurs postes sur un même bateau : salon de thé, bar, restaurant. C’est le commissaire qui détermine à chaque voyage le poste que l’on va occuper.» Travaillant avec des clients étrangers, en majorité des anglais, la maîtrise de la langue de Shakespeare est obligatoire.
Il juge intéressant le rythme de travail 7 jours en mer suivi de 7 jours repos : « c’est beaucoup plus agréable qu’en restauration "classique" et le salaire est aussi beaucoup plus motivant .»
Le rythme de travail journalier est soutenu. Jean Paul commence à 5h30
le matin pour dresser le petit déjeuner. Il travaille entre 10 et 11h/jour selon les saisons, mais avec des coupures dans la journée.
Le chef de rang trouve le cadre de vie à bord plaisant, « on peut faire du sport, lire et on est bien nourri .»  Il juge l’ambiance très bonne malgré le fait de vivre en vase clos. « Il faut être sociable, mais le personnel ne vit
pas toute sa carrière attaché à un même bateau et un même équipage.»
Dernièrement, il a postulé au concours interne organisé par la compagnie pour devenir maître d’hôtel restauration. 

 

 

Article publié le 19.05.2009
 
 

Publié le 27/02/2012

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