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FCIL son et éclairage en spectacle vivant : branchés musique

A Saint-Brieuc, une FCIL forme à la prise de son, à l’enregistrement de groupes et au mixage de morceaux. 12 élèves font ainsi rimer compétences techniques et passion de la musique.

 

 

 

 
  Tiphaine, FCIL son et éclairage en spectacle vivant
 

Tiphaine prépare une FCIL (formation complémentaire d’initiative locale) Son et éclairage en spectacle vivant au lycée Le Sacré Cœur à Saint-Brieuc (22). En un an, il va se former à la prise de son lors de concerts, à l’enregistrement de groupes, au montage et au mixage de morceaux. « J’ai déjà un Brevet de technicien métiers de la musique qui m’a donné une bonne culture musicale. La FCIL me permet de continuer à me forger l’oreille, mais aussi d’approfondir la technique et d’être plus à l’aise avec le matériel de sonorisation. »

Dans la section, l’oreille musicale est une qualité partagée par tous. A l’image de Tanguy Le Doré, enseignant en son et bassiste, plus de ¾ des élèves sont musiciens, « et ceux qui n’ont pas de pratique musicale sont également passionnés de musique ». Un atout pour ces futurs professionnels qui assureront la qualité de la prise de son, mais qui devront aussi faire des choix esthétiques et techniques. « Nos goûts personnels apparaissent sur un mixage », explique Tiphaine. 

Travail en studio

Au programme de la FCIL, 15 heures d’enseignements théoriques et généraux et 15 heures de « son », par semaine. Tiphaine et ses camarades suivent ainsi des cours d’anglais, de français, de théorie musicale, de droit et de sciences physiques. Ils reçoivent également un enseignement en acoustique architecturale, en électricité et en électronique. « Dans l’année, on passe aussi une habilitation électrique pour pouvoir travailler sur des régimes basse-tension », indique Tiphaine.
Pendant les 15 heures de « son », place à la pratique. Dans le studio du lycée, des musiciens viennent interpréter leurs morceaux. Les élèves préparent les micros, captent le son et le mixent sur des consoles numériques en régie. Ils travaillent le volume, corrigent le timbre de chaque instrument, envoient les retours aux musiciens… « On privilégie la prise de son et le mixage directs, adaptés aux concerts, précise Tanguy Le Doré. Mais on peut aussi travailler comme en studio d’enregistrement. Certains groupes réalisent ici leurs maquettes de CD ». Par petits groupes de quatre, les élèves ont ainsi produit les maquettes d’un quatuor de violons, d’une fanfare de rue, d’un groupe de chanteurs de Tours… L’enseignant privilégie dans ses cours l’autonomie des élèves. « On organise notre programme, explique Tiphaine. Ce qui me plaît, c’est cette marge de manœuvre que l’on a quand on travaille en son.»

La formation comprend également une partie « éclairage ». « Il s’agit davantage d’une initiation, note Tanguy Le Doré. Dans les entreprises de sonorisation, même si on fait du son, on peut être amené à donner un coup de main pour l’éclairage. » 

 

Passionnés et motivés

Enfin, les élèves effectuent quatre mois de stage en entreprise. Tiphaine a effectué le sien dans une entreprise de vente et de location de matériel de sonorisation et a participé à l’installation des équipements lors de concerts. L’occasion pour lui d’acquérir une expérience professionnelle et de se mettre au diapason avec les exigences du métier. « Il faut de l’organisation, de la patience de la bonne humeur… C’est un métier relationnel, souligne Tanguy Le Doré. Il demande aussi une bonne dose de motivation pour remballer le matériel à 5 heures du matin, porter des caisses et enchaîner les soirées. »

A l’issue de leur formation, les élèves se dirigent vers les entreprises de sonorisation et d’éclairage du grand ouest ou encore les salles de spectacle. « Il faut souvent commencer par faire ses preuves, participer au début à l’installation du matériel, avant de devenir régisseur son. Beaucoup de diplômés ont le statut d’intermittent ».  

 


Publié le 28/05/2009