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Vétérinaire. Elle soigne à la ville comme aux champs

Entre vétérinaire des villes et vétérinaire des champs, Carole n’a pas choisi. Elle est une vétérinaire mixte : elle soigne aussi bien des chats ou des chiens, que des vaches, des chevaux ou des cochons.

 

Dix heures trente du matin. Carole troque sa blouse blanche de vétérinaire canin pour ses bottes et sa blouse verte de vétérinaire rurale. Au programme, soins au bétail sur une exploitation. "Mes journées sont souvent organisées de cette façon. Je commence par des soins aux animaux de compagnie, puis j’enchaîne les visites à l’extérieur. Mais rien n’est figé, car les imprévus et urgences sont nombreux dans notre métier." Carole est associée à deux autres vétérinaires dans un cabinet.

 
"Je dois travailler en partenariat avec les éleveurs..."Le poids des responsabilités

Dans son travail quotidien, un vétérinaire a beaucoup de responsabilités, notamment vis-à-vis des propriétaires d'animaux. "Je dois travailler en partenariat avec les éleveurs parce que leurs animaux sont aussi leur outil de travail. L'aspect économique est primordial. A moi de poser le bon diagnostic et de faire les choix les plus adaptés à la situation. C'est la même chose avec les animaux de compagnie, il faut gérer l'animal et la sensibilité du propriétaire. C'est pourquoi il est indispensable d'avoir un bon contact avec la clientèle pour pouvoir expliquer ses choix ou encore rassurer les propriétaires d'animaux. La relation avec les clients est différente en fonction du contexte, mais on peut vite devenir un confident." Le vétérinaire a également des devoirs et des responsabilités vis-à-vis de l'Etat. "En effet, l'Etat nous attribue un mandat sanitaire qui nous permet d'effectuer des opérations de prophylaxie, par exemple en ce moment, les vaccinations des ovins et des bovins contre la fièvre catarrhale."

 

Un travail très varié"Nous nous occupons aussi des animaux du zoo de la Bourbansais..."

La variété de son activité est liée aux nombreuses espèces soignées. Carole partage essentiellement ses journées entre animaux de compagnie et animaux de ferme. Mais pas seulement... "De plus en plus de NAC (nouveaux animaux de compagnie) comme des rongeurs ou des reptiles sont amenés à notre cabinet. Nous nous occupons aussi des animaux du zoo de la Bourbansais. C'est surtout mon associé qui s'occupe des animaux exotiques, mais il m'est arrivé récemment d'assister à la naissance d'un girafon, une grande première pour moi !" L'activité vétérinaire est également très variée par les actes effectués. "Au cours de la journée, j'enchaîne les consultations au cours desquelles je dois poser un diagnostic et prescrire un traitement. J'effectue également des opérations telles que des broches, des stérilisations, des détartrages. Je fais aussi des analyses de sang au cabinet, de la biochimie ou des numérations formules. On obtient ainsi les résultats dans l'heure !" A côté des opérations programmées, il y a aussi les interventions « pompiers » qui nécessitent d'être sur place rapidement, pour des hémorragies, des vêlages... Enfin, le vétérinaire a également un rôle de conseil en élevage : gestion de l'alimentation, mode d'élevage, type de bâtiment, "tout y passe !"
 

 
Une résistance d'enfer

Pour être vétérinaire, mieux vaut avoir une très bonne résistance physique car les conditions de travail peuvent parfois s’avérer éprouvantes. "Gérer les conditions climatiques, le gabarit des animaux,  c’est très difficile à supporter physiquement. Même pour une femme très motivée comme moi !" Le cabinet de Carole est ouvert de 8 heures 30 à 19 heures, avec un vétérinaire de garde pendant les heures de fermeture. Ce qui représente une charge de travail importante pour Carole. "Nous avons des tours de garde durant lesquels les clients peuvent nous appeler à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Pas le temps de traîner quand il faut gérer une urgence sur une exploitation ! Nous dépassons souvent les 55 heures de travail par semaine.  Cette charge de travail est l’une des choses les plus dures à gérer. Il est donc important d’avoir un entourage compréhensif pour se sentir bien dans ce que l’on fait." Contrairement à Carole, la majorité des femmes vétérinaires exercent dans des cabinets citadins. "C’est un choix personnel de venir exercer ici, car c’est vrai que la majorité des vétérinaires ruraux sont des hommes. Mais nous sommes quelques femmes vétérinaires dans le coin. Les choses changent…"

 

Pour exercer, un vétérinaire doit obtenir le diplôme d'État de docteur vétérinaire. Il se prépare en cinq ans dans l'une des quatre écoles nationales vétérinaires (Maisons-Alfort, Lyon, Nantes, Toulouse). Ces écoles recrutent leurs élèves à bac + 2, sur concours après deux années de classe préparatoire ou d’université. Carole a obtenu son diplôme à l’école de Nantes. Elle a d’abord exercé comme vétérinaire assistante puis comme vétérinaire salariée à partir de 2001. « J’ai préféré rester salariée plusieurs années afin de privilégier ma vie de famille. » Depuis janvier 2008, elle est associée aux autres vétérinaires de ce cabinet.


 

  



 

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