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Enseignante en CFA : Sandrine aime la gestion et le contact

Donner un cours, préparer une séance, effectuer une visite d’entreprise… Enseignante en CFA, Sandrine conjugue son intérêt pour le monde du travail et son goût du relationnel.

 

 
 
 Sandrine, enseignante en CFA
 

Sandrine connaît bien le milieu de l’entreprise. Chef de rayon pendant six mois, assistante de gestion pendant un an et demi, « et femme d’artisan » ajoute-t-elle, elle s’appuie quotidiennement sur son vécu. « Pour moi, c’est inconcevable de ne pas connaître le milieu de travail des jeunes que j’ai en face de moi », souligne-t-elle.
Sandrine travaille à la Faculté des Métiers de Bruz. Elle enseigne la gestion à des sections de bac pro, brevet professionnel, mention complémentaire et brevet technique des métiers. Spécificité pour la professionnelle : elle ne s’adresse pas à des élèves mais à des apprentis, sous contrat de travail en entreprise. Pour eux, les cours au CFA (centre de formation d’apprentis) alternent avec des périodes de formation en entreprise. « Certains sont une semaine sur trois dans l’établissement, d’autres passent quinze jours en entreprise et quinze jours en centre de formation. »
 

Privilégier le concret

« Souvent, les apprentis sont des jeunes avec un esprit extrêmement pratique et concret. L’entreprise est leur système de référence. Ca va déterminer notre façon d’enseigner. » Dans ses cours, Sandrine exploite des situations professionnelles réelles. « Si je fais un cours sur la gestion des stocks, par exemple, on va partir de leur expérience, voir comment ça se passe dans leur entreprise. Ils s’aperçoivent alors qu’ils ont déjà des connaissances. Ensuite, on en tire des enseignements théoriques. »
Pâtisserie, prothèse dentaire, coiffure, boulangerie, traiteur… L’enseignante adapte ses séances aux diverses spécialités des apprentis et doit ainsi connaître le contenu des différents métiers. « D’une section à l’autre, les notions étudiées peuvent être les mêmes, mais les supports de cours vont être différents. Ca suppose un investissement de ma part. Je ne connaissais pas le métier de prothésiste dentaire, par exemple. Il a fallu faire une investigation sur le métier, rencontrer des professionnels… » 
L’enseignante entretient également ses connaissances en se rendant régulièrement sur le terrain. « On visite les entreprises qui emploient les apprentis. En fin de première année, par exemple, on fixe avec le chef d’entreprise des objectifs de progression pour le jeune. C’est aussi l’occasion pour nous d’avoir des échanges avec les employeurs. On discute des méthodes de travail en entreprise, par exemple…» 

Savoir s'adapter

Pour l’enseignante, les semaines passent et ne se ressemblent pas. A côté des cours et des visites d’entreprise s’ajoutent en effet d’autres activités : la préparation des séances, la correction des examens, les réunions d’équipe, les conseils de classe… Sandrine peut parfois être amenée à jouer un rôle de médiatrice entre un jeune et son employeur. « Il y a aussi les projets que l’on met en place en équipe. C’est, par exemple, faire participer les jeunes en BTM pâtissier à des salons gastronomiques ou encore monter un projet de mobilité des apprentis en Italie… Ces projets pédagogiques leur permettent d’acquérir des compétences inscrites dans les référentiels de formation. »
Dès lors, il faut savoir s’adapter. « C’est une qualité fondamentale. On doit s’adapter aux jeunes, aux divers types d’entreprises, aux différentes spécialités. » Le sens du contact, l’écoute sont également importants dans le métier. « Il faut aussi se montrer psychologue, ajoute-t-elle. Parfois, les jeunes peuvent avoir connu des situations délicates. On doit toujours faire attention à ce qu’on dit pour ne pas faire d’impair. »
« J’aime ce contact avec eux, conclut la professionnelle, transmettre un savoir, les aider à grandir… Des jeunes maintenant installés reviennent pour nous donner des nouvelles. Certains sont devenus employeurs et ont embauché à leur tour des apprentis. Ca fait plaisir. On a l’impression que la boucle est bouclée. »

 

 
Parcours d'une enseignante en CFA

Après un bac économique, Sandrine prépare un DUT gestion des entreprises et des administrations option finance comptabilité puis une année de spécialisation en communication et gestion des ressources humaines. Elle travaille comme chef de rayon pendant 6 mois. « J’étais intéressée par les ressources humaines. J’ai compris que pour obtenir les postes que je visais, je devais poursuivre mes études. » La jeune femme prépare alors une licence AES (administration économique et sociale) spécialisation administration et gestion des entreprises suivie d’une maîtrise (maintenant Master 1).
La formation professionnelle l’intéresse, elle obtient un 1er poste d’enseignante en CFA à Cherbourg. Puis revient à Rennes pour raisons personnelles et devient assistante de gestion. « Mais le côté relationnel de l’enseignement me manquait », explique-t-elle. Elle envoie alors des candidatures spontanées, effectue des vacations dans plusieurs CFA, avant d’être embauchée à la Faculté des métiers.

 

 
 

Publié le 21/02/2012

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